mercredi 27 avril 2011

Djuna Barnes, une avant-gardiste...

 

 Djuna Barnes (12 juin 1892 -  mai 1982) était une romancière, dramaturge et artiste américaine. Elle a parfois utilisé les pseudonymes de Lydia Steptoe et Lady of fashion.

Née à Corwall-on-Hudson dans l'État de New York, Djuna Barnes est un auteur d'avant-garde affilié au courant moderniste. Elle s'est essayée à tous les genres : journalisme, roman, nouvelle, poésie, théâtre, et a illustré elle-même certains de ses ouvrages. Elle a produit une œuvre expérimentale et subversive, affranchie des codes sociaux et littéraires de son époque. Enfin, Djuna Barnes a partagé sa vie entre l'Amérique et l'Europe. Son écriture est le reflet de cette double culture. 
Djuna Barnes a été citée comme ayant eu une influence notable par des écrivains aussi divers que Truman Capote , William Goyen , Karen Blixen , John Hawkes , Bertha Harris , et Anaïs Nin . Bertha Harris décrit son travail comme "pratiquement la seule expression de la disposition la culture lesbienne, nous avons dans le monde occidental moderne» depuis Sapho



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Je trouve que malheureusement, elle demeure assez peu et mal traduite en français, ce qui est assez dommage.
Le Bois de la Nuit célébré par une cohorte d'écrivains tels que Faulkner ou TS Eliot,
raconte la vie parisienne de Robin (expatriée américaine), de Félix (Viennois et mari de
Robin) et de Nora (maîtresse de Robin).
L'écriture de Djuna Barnes est un pur travail d'orfèvre qui toutefois,
ne parvient pas à contrer le profond ennui que dégage cette histoire qui traîne en longueur
et se charge de mille et une lourdeurs métaphoriques épuisantes. Or ses autres oeuvres sont nettement plus intéressantes..

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Djuna Barnes (1892 - 1982)


Djuna Barnes , initialement chargé par Gatochy .





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 Mina Loy and Djuna Barnes
1927
Natalie Clifford Barney Papers


Djuna Barnes est née le 12 juin 1892 à Cornwall-on-Hudson (État de New-York). Son père, polygame, vivait avec son épouse et sa maîtresse et la fillette fut élevée hors de l’école par sa mère Elizabeth (« Zadel »),journaliste, et sa grand-mère. Sa mère divorce en 1912 et s’installe à New-York avec ses quatre enfants. Djuna commence dans les années 1910 une carrière de journaliste indépendante, travaillant pour plusieurs journaux et installée à Greenwich Village : ses entretiens avec des artistes comme le cinéaste D. W. Griffiths ne furent publiés qu’après sa mort.
Elle publie ses premiers poèmes, accompagnés de dessins à la manière de Beardsley, en 1915, et trois de ses pièces en un acte sont jouées en 1919-1920 à New-York où elle rencontre Eugene O’Neill, Marcel Duchamp, William Carlos Williams, le photographe Alfred Stieglitz ; son second recueil paraît en 1923. En 1920, elle part pour Paris, financée par Peggy Guggenheim (à qui elle dédia), et passera les vingt années suivantes souvent hors des États-Unis. Elle rencontre à Paris Gertrude Stein, Scott Fitzgerald, Ezra Pound, T. S. Eliot – et James Joyce : elle dira qu’après Ulysseil n’était plus intéressant d’écrire. Au début des années 20, elle devient alcoolique et est régulièrement hospitalisée à New-York. Elle vit avec la sculptrice Thelma Wood jusqu’en 1931, et L’Almanach des Dames (Ladies Almanack), publié sans nom d’auteur en 1928, part de cette expérience ; la sainte lesbienne de l’histoire, Dame Evangeline Musset, a pour modèle Natalie Barney, qui tenait un salon littéraire à Paris.
Après un roman quasi autobiographique (Ryder, 1928), elle écrit son chef d’œuvre, Le Bois de la nuit (Nightwood), préfacé par T. S. Eliot. Elle s’installe en Grande-Bretagne en 1931, reçue par Peggy Guggenheim et ne retourne aux États-Unis qu’au début de la Seconde Guerre mondiale. Elle meurt à New-York en 1982. Malgré l’intérêt que lui ont porté les féministes à partir des années 1970, elle reste peu connue aux États-Unis et à peu près ignorée en France.
Bibliographie :
• en anglais :
The Book of repulsive women : 8 Rhythms and 5 drawings, 1915.
Three from the Earth, 1919 [pièce]
Kurzy from the Sea, 1920 [pièce].
An Irish Triangle, 1921 [pièce].
She tells her daughter, 1923 [pièce].
A Book, 1923 [poèmes].
Ladies Almanack showing their Sings and their Tides […], written and illustrated by a lady of fashion, 1928.
Ryder, 1928.
Nightwood, 1936.
The Antiphon, 1958 [pièce].
Spillway, 1962.
Vagaries Malicieux, 1974.
Creatures in a Alphabet, 1982.
Smoke and Other Early Stories, 1982.
New-York, 1989.
Collected Stories of Djuna Barnes, 1996.
• en français :
La Passion, traduit par Monique Wittig, Flammarion, 1982, Le Livre de poche, 1989.
Almanach des Dames, traduit par Michèle Causse, Flammarion, 1982.
Aux Abysses, suivi de La Colombe, traduit par Michèle Causse, Ryôan-ji, 1984.
Divagations Malicieuses, traduit par Michèle Causse, Ryôan-ji, 1984.
Fumées, traduit par Claude Blanc, Flammarion, 1986.
Le Bois de la nuit, traduit par Pierre Leyris, Seuil, 1986.
Antiphon, traduit par Natacha Michel et Maya Gibault, L’Arche, 1987.
Journal d’une enfant dangereuse, traduit par Anne Bert et Carole Dany, L’Arche, 1988.
Interviews, traduit par Camille Bercot, Christian Bourgois, 1989.
Pièces en dix minutes, traduit par Nadine Alcan, L’Arche, 1993.

• Études :
Andrew Field, Djuna Barnes, traduit par Sophie Mayoux et Christian Guillois, Rivages, 1986.Anne Mounic, Psyché et le secret de Perséphone : Prose en métamorphose, mémoire et création (Katherine Mansfield, Catherine Pozzi, Anna Kavan, Djuna Barnes). Paris : L’Harmattan, 2004




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djuna 3 Djuna Barnes poems nightwood modernist James Joyce gertrude stein from fifth avenue up Djuna Barnes Books
From Fifth Avenue Up
SOMEDAY beneath some hard
Capricious star—
Spreading its light a little
Over far,
We’ll know you for the woman
That you are.

For though one took you, hurled you
Out of space,
With your legs half strangled
In your lace,
You’d lip the world to madness
On your face.

We’d see your body in the grass
With cool pale eyes.
We’d strain to touch those lang’rous
Length of thighs,
And hear your short sharp modern
Babylonic cries.

It wouldn’t go. We’d feel you
Coil in fear
Leaning across the fertile
Fields to leer
As you urged some bitter secret
Through the ear.

We see your arms grow humid
In the heat;
We see your damp chemise lie
Pulsing in the beat
Of the over-hearts left oozing
At your feet.

See you sagging down with bulging
Hair to sip,
The dappled damp from some vague
Under lip,
Your soft saliva, loosed
With orgy, drip.

Once we’d not have called this
Woman you—
When leaning above your mothers
Spleen you drew
Your mouth across her breast as
Trick musicians do.

Plunging grandly out to fall
Upon your face.
Naked—female—baby
In grimace,
With your belly bulging stately
Into space.

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1 commentaire:

  1. je viens de lire une très belle nouvelle biographique consacrée à Djuna Barnes dans le dernier livre de Lydie Salvayre "7 femmes" (2013).

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