vendredi 8 avril 2011

Femmes fatales....

Source: flickr.com



Bernardino Luini
Portrait of a Lady, 1525
National Gallery of Art, Washington



Venus, c. 1530
National Gallery of Art, Washington, DC




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Salome, Bernardino Luini,gift of Mr. and Mrs.William H. Thompson



Salome (Herodias)1527-1531,Tempera on panel
Galleria degli Uffizi (Florence, Italy)




Salome with the Head of St John the Baptist
Museum of Fine Arts, Boston



Salome Receiving the Head of St John the Baptist
Musée du Louvre, Paris



Salome.Museo del Prado. Madrid.


 
 
 
 
Bernardino de Scapis dit Bernardino Luini 1481 - 1532, était un peintre de l'école lombarde du XVIe siècle.
Il passe pour avoir été l'élève de Léonard de Vinci avec Giovanni Antonio Boltraffio.
Il imita ce maître avec tant de succès que très souvent ses œuvres ont été attribuées à Léonard.
Dans ses œuvres, on retrouve l'influence de Melozzo da Forlì.
 
 

Peintre de la Renaissance italienne et certainement disciple de Léonard de Vinci, Bernardino Luini a réalisé quelques chefs-d’œuvre religieux sous forme de fresques ou de tableaux. Il fut également un grand peintre de la vie réelle et familière, offrant à la postérité quelques tableaux d’une rare intensité.

Bernardino Luini : style, formation et influences

Bernardino de Scapis, dit Bernardino Luini, est né à Luino vers 1480. Il s’installe à Milan avec son père vers 1500 et devient apprenti soit chez Stefano Scotto, soit chez Ambrogio Borgognone, selon les sources. Sa principale inspiration sera donc lombarde. Luini est resté assez hermétique aux diverses influences de son époque, s’inspirant toutefois de grands maîtres tels Léonard de Vinci, dont il fut sans doute l’élève. Son style conserve tout au long de sa vie une certaine uniformité, voire une monotonie : univers serein et couleurs froides. Luini dispose en outre d’un important don d’imitation, qui vaudra à certaines de ses œuvres d’être attribuées à Léonard de Vinci.

Luini, fresquiste expert en sujets religieux

Selon la légende Bernardino Luini aurait eu une jeunesse riche en aventures amoureuses et dramatiques, qui l’obligent à se réfugier souvent dans divers monastères, notamment à Saronno où il peindra les fresques de Santa Maria dei Miracoli (1525-1532). Luini acquiert une grande maîtrise du décor mural et réalise les fresques de la chapelle du Corpus Domini de l’église San Giorgio al Palazzo (1516), celles de la Villa Pelucca de Monza (1522-1525), du palais Rabbia à Milan, ainsi que son chef-d’œuvre, les fresques de la chapelle Besozzi à l’église San Maurizio sur lesquelles il travaillera jusqu’en 1530. Il sera ainsi considéré comme le dernier grand fresquiste lombard.

Luini, peintre de la religiosité

Bernardino Luini commence à se faire connaître à Milan dans les années 1510. Parallèlement aux fresques, il peint de nombreux tableaux de Vierges, ce qui lui vaudra d’être une source d’inspiration chez les Romantiques du XIXe siècle. L’on retrouve dans cette vaste série l’influence de Léonard de Vinci mais aussi celle de Solario. Marié et père de quatre enfants, dont le peintre Aurelio Luini, il continue à s’inspirer du thème de la religion pour peindre quelques chefs d’œuvre tels que L’Annonciation,  la Pietà (1516), le Polyptyque (1523). Il réalise également une série de Salomé, trois tableaux traitant du même sujet, dans lesquels il laisse apparaître un style personnel original.

Luini, peintre de la vie réelle

Bien que peintre de la religiosité, Bernardino Luini se distingue en abandonnant parfois les principes picturaux de son époque pour exprimer la réalité. Il peint des scènes de la vie réelle, des gestes familiers d’une étonnante simplicité qui dégagent pourtant une grâce mystérieuse. Il réalise notamment Jeunes filles au bain et Bain des Nymphes, traités d’une manière particulièrement vraie.
Il atteint une grande maturité stylistique et artistique dès 1520 et bénéficie d’une immense estime de son vivant. Resté célèbre et apprécié longtemps après sa mort en 1532, Bernardino Luini est aujourd’hui moins connu mais demeure un peintre éminent de la Renaissance italienne.

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