dimanche 17 avril 2011

Festival de Cannes du 11 au 22 mai 2011

L'AFFICHE DU 64e FESTIVAL

Cette photo de Faye Dunaway a été prise par Jerry Schatzberg en 1970.

Modèle de sophistication et de grâce intemporelle, elle incarne un rêve de cinéma que le Festival de Cannes souhaite entretenir.

Le cinéaste new-yorkais, lauréat de la Palme d’or pour Scarecrow (l’Epouvantail, 1973), a commencé sa carrière comme photographe.
Son travail est rapidement remarqué, en particulier la série de photos de Bob Dylan, prises dans les années soixante : Schatzberg a signé en particulier le portrait du chanteur qui orne la couverture de son légendaire album Blonde on Blonde.

Au début des années 70, Schatzberg se tourne vers le cinéma. Son premier film : Puzzle of a Downfall Child (Portrait d’une enfant déchue, 1970) révèle un sens du cadrage et de la lumière exceptionnel chez un débutant.
Suivront rapidement Panique à Needle Park (1971), qui révèle Al Pacino, et Scarecrow, consacrés à Cannes.

Portrait d’une enfant déchue, dans lequel Faye Dunaway occupe le premier rôle, vient d'être restauré par le studio Universal. Longtemps absent des écrans, il sera présenté en copie restaurée lors du Festival de Cannes, en présence du réalisateur et de son actrice. En France, il sera distribué par Carlotta à l'automne 2011.

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ROBERT DE NIRO, PRESIDENT DU JURY DU 64e FESTIVAL DE CANNES



L’acteur américain Robert De Niro, également réalisateur et producteur, présidera le Jury du 64e Festival de Cannes, qui aura lieu du 11 au 22 mai 2011.


En acceptant l’invitation, Robert de Niro a déclaré : « Le Festival de Cannes représente pour moi une occasion rare, car c’est un des plus anciens et des meilleurs festivals au monde. »

En offrant la présidence du jury à Robert De Niro, les organisateurs du Festival de Cannes rendent également hommage au co-fondateur du Festival de Tribeca, qui fête son 10e anniversaire en 2011.

Robert De Niro, connu pour son amour de New York, a en effet co-fondé le Tribeca Film Center de Manhattan en 1989 puis le Tribeca Film Festival en 2002, qui a maintenant un prolongement à Doha.

« En tant que co-fondateur des festivals de Tribeca et de Doha, j’ai acquis une grande estime pour les jurys qui jouent un rôle décisif en distinguant des films de la plus haute qualité.

Les festivals favorisent les connections au sein de la communauté cinématographique internationale et ont un impact culturel pérenne. » a ajouté Robert De Niro: « Ayant été par deux fois président de jury dans les années 80, je sais que ce ne sera pas une tâche facile pour mes amis jurés et moi-même mais je suis honoré et heureux du rôle qui m’est confié par le Festival de Cannes. »

Souvent considéré comme le meilleur acteur de sa génération, Robert De Niro a construit sa notoriété sur son extraordinaire capacité à se fondre dans ses personnages.

Enfant d’artistes, il a été élevé à New York, au Greenwich Village et a étudié avec Stella Adler puis Lee Strasberg.

Révélé par Mean Streets de Martin Scorsese (1973), puis le Parrain II de F.F. Coppola (Oscar du meilleur second rôle, 1974) et Taxi Driver (Palme d’or, 1976), il enchaîne les chefs d’œuvre: 1900 de Bernardo Bertolucci (1976), le Dernier Nabab d’Elia Kazan (1976), Voyage au bout de l’enfer de Michael Cimino (1978), Il était une fois en Amérique de Sergio Leone (1984), Brazil de Terry Gilliam (1985), les Incorruptibles de Brian de Palma (1987), les Affranchis (1990) puis Casino (1995) de Martin Scorsese, Heat de Michael Mann (1995), et bien d’autres encore.

En 1980, il a reçu l’Oscar du meilleur acteur pour Raging Bull de Martin Scorsese.

Il a présenté huit films au Festival de Cannes, dont deux récompensés par la Palme d’Or : Taxi Driver, en 1976, suivi dix ans plus tard par Mission de Roland Joffé.


De Niro a dédié à son père, peintre surréaliste, le premier film qu’il réalise, Il était une fois le Bronx (1993). En 2006, il signe son deuxième film, Raisons d’Etat.


Ses récentes comédies, Mafia Blues (1999) et Mon beau-père et moi (2000) rencontrent un tel succès qu’elles donnent lieu à des suites : Mon beau-père et nous, sorti fin décembre, poursuit une belle carrière sur les écrans français.

De leur côté, Gilles Jacob et Thierry Frémaux, Président et Délégué général du Festival de Cannes, ont déclaré : « Robert De Niro est entré dans l’histoire du Festival de Cannes dès sa première apparition, avec Taxi Driver qui remporte la Palme d’Or.
Son nom restera associé à celui de Martin Scorsese, comme Mastroianni le fut à Fellini.

Doté d’une plasticité de caméléon, il compose ses personnages sans qu’on sache s’il prend la mesure du rôle ou si le rôle s’adapte à ses mesures.

Ses interprétations précises et nuancées, plus vraies que nature, invitent à l’identification : il est pour toujours le dernier nabab, Vito Corleone, Jack la Motta, Sam “Ace” Rothstein… »

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Film d' ouverture du 64e Festival de Cannes Midnight in Paris de Woody Allen





Photographer - Roger Arpajou © 2011 Mediapro, Versátil, & Gravier Productions


C’est Midnight in Paris, le nouveau film de Woody Allen qui fera l’ouverture du Festival de Cannes le 11 mai prochain dans la grande salle Lumière, en présence du Jury présidé par Robert De Niro.

Cette comédie romantique tournée l’été dernier dans la capitale française réunit une vaste distribution internationale, à laquelle participent Owen Wilson, Rachel McAdams, Marion Cotillard ainsi que Kathy Bates, Adrien Brody, Carla Bruni-Sarkozy, Gad Elmaleh et Léa Seydoux.

Après Londres (Match Point) et Barcelone (Vicky Cristina Barcelona), c’est Paris qui a les honneurs de la caméra du cinéaste new-yorkais le plus apprécié du public européen.

« Midnight in Paris est une merveilleuse lettre d’amour à Paris, déclare le délégué général Thierry Frémaux.

C’est une œuvre dans laquelle Woody Allen approfondit les questions posées dans ses derniers films : notre rapport à l’histoire, à l’art, au plaisir et à la vie. Pour son 41e long-métrage, Il fait à nouveau preuve d'une belle inspiration. »


Produit par Mediapro (Espagne) et par Gravier Productions (New York) et distribué par Mars Films en France, le film sortira en salles le jour de sa présentation à Cannes. Les spectateurs français pourront ainsi le découvrir dans 400 salles à travers le pays.

A cette occasion, le Festival de Cannes a souhaité, avec l’accord de son partenaire Canal+ et le soutien de la Fédération Nationale des Cinémas Français, mettre à disposition de toutes les salles qui le demanderont la cérémonie d’Ouverture, afin que les spectateurs puissent vivre en direct le programme complet de la soirée de lancement du Festival.

Le Festival de Cannes entend ainsi marquer le lien fort qui l’unit aux salles et à leurs publics et attirer l’attention sur les films en sélection.

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EMIR KUSTURICA, PRESIDENT DU CERTAIN REGARD


C’est le cinéaste serbe Emir Kusturica qui présidera le jury Un Certain Regard du 64e Festival de Cannes, du 11 au 22 mai 2011.

Le Certain Regard, cœur de la Sélection officielle avec la Compétition, présente chaque année une vingtaine de films venus de tous les pays et caractérisés par l’originalité de leur propos comme de leur esthétique.

Emir Kusturica a reçu la Palme d’Or en 1985 pour Papa est en voyage d’affaires, son deuxième film. Dix ans plus tard, celle qu’il obtient avec Underground lui fait rejoindre le club réservé des réalisateurs deux fois couronnés sur la Croisette.

Accompagné d’un jury composé d’artistes, de journalistes et de directeurs de festivals, Emir Kusturica décernera le Prix Un Certain Regard et l’ensemble du palmarès lors du week-end de clôture.

Le Prix Un Certain Regard avait récompensé en 2010 Ha Ha Ha de Hong Sang Soo, qui vient de sortir en France.

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Bong Joon-Ho, un président coréen au Jury de la Caméra d'Or


Réalisateur et scénariste, Bong Joon-ho fait des études de sociologie et de cinéma avant de passer à la réalisation.
Il attire l’attention de la critique dès son premier long métrage Barking Dog (Les chiens qui aboient ne mordent pas - 2000).

Le suivant, Memories of Murder (2004), immense succès public en Corée (et 1er prix du Festival de Cognac) le consacre meilleur réalisateur.

The Host, présenté en 2006 à la Quinzaine des réalisateurs va définitivement asseoir sa réputation à l’international comme auteur de film de genre qu’il élève au rang d’art.

Il est invité à Cannes en Sélection officielle avec Tokyo ! (2008), tryptique qui l’associe à Leos Carax et Michel Gondry. En 2009, il y présente Mother au Certain Regard, mélodrame intimiste et subtile analyse de la famille coréenne.

Bong Joon-ho succède à Bruno Dumont, Abbas Kiarostami, Pavel Lounguine ou Roschdy Zem et Gael Garcia Bernal.

La Caméra d’or est attribuée au meilleur premier film présenté en Sélection officielle, à la Semaine de la Critique ou à la Quinzaine des réalisateurs.


Le Prix sera remis par le président du jury lors de la cérémonie de clôture, le dimanche 22 mai.

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LE FESTIVAL DE CANNES FETE JEAN-PAUL BELMONDO





Le Festival de Cannes accueillera Jean-Paul Belmondo le mardi 17 mai pour une soirée spéciale en son honneur.

« Nous sommes heureux qu’il ait accepté d’assister à la soirée festive donnée pour saluer son talent et son itinéraire.

L’étendue de son registre, le charisme de sa personnalité, la précision de son jeu, la gouaille de ses propos, l’aisance de son allure en ont fait avec Jean Gabin et Michel Simon, l’un des plus grands comédiens français de tous les temps.

De nombreux films sont là pour en porter témoignage. Nul doute que la tribu des comédiens français, Jean Rochefort, Claude Rich, Pierre Vernier et Jean-Pierre Marielle, ses amis du Conservatoire, en tête, tiendra à monter les marches cannoises pour fêter “Bébel” sous l’ovation de son public de toujours. », déclarent Gilles Jacob et Thierry Frémaux.

Le moment est en effet venu de célébrer l’extraordinaire talent de l’acteur français.

Depuis la fin des années cinquante, Jean-Paul Belmondo incarne le meilleur du cinéma populaire (Philippe de Broca, Henri Verneuil, Gérard Oury, Georges Lautner, Jacques Deray) qu’il a su concilier avec le cinéma d’auteur triomphant des années soixante et soixante-dix (Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Melville, François Truffaut, Claude Lelouch ou encore Alain Resnais, sans oublier de Vittorio Sica et Alberto Lattuada).

L’Homme de Rio, A bout de souffle, Pierrot le Fou, Léon Morin Prêtre, La Sirène du Mississipi, Le Magnifique, Stavisky ou Borsalino sont autant d’illustrations parmi d’autres de son registre exceptionnel.

Connu dans le monde entier, inspirant des générations d’acteurs, populaire de Los Angeles à Tokyo, de Mexico à Moscou, Jean-Paul Belmondo est certainement l’une des personnalités du cinéma français les plus aimées du public.

Le Festival de Cannes souhaitait depuis longtemps le retrouver sur le tapis rouge.

Entouré de ses amis et de ses admirateurs, Jean-Paul Belmondo assistera le mardi 17 mai à la première du documentaire de Vincent Perrot et Jeff Domenech, « Belmondo, Itinéraire… » et à cette projection succèderont un dîner et une fête, clôturant ainsi cette journée-hommage.


http://www.festival-cannes.com/fr.html

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