vendredi 6 mai 2011

Le violon de Regina Carter

Regina Carter 

Magnifique!!!!!

 







Regina Carter est une violoniste de jazz américaine née à Détroit, Michigan en 1966.
Regina Carter a une éducation de violoniste classique, mais s'est tournée peu à peu vers le jazz, pour devenir une des violonistes de jazz des plus réputée.



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Régina Carter est originaire de Detroit, aux Etats-Unis, où elle débute le piano à l'âge de deux ans pour ensuite lui préférer le violon à quatre ans.
Elle a accompagné Aretha Franklin, a joué avec Kenny Baron, Wynton marsalis...


Pourquoi avez choisi le violon comme instrument?
R.C.: "Ma mère l'a choisi pour moi quand j'avais quatre ans
J'ai d'abord commencé par le piano, à deux ans, mais j'avais du mal à suivre les leçons trop formelles du pinao, à la place, j'allais écrire mes propres compositions
Mon professeur à dit qu'il fallait que j'ai de la discipline et attende que je sois plus agée pour développer ma créativité
Ma mère m'a donc inscrit à des cours de violon à Detroit, et j'ai adoré ça
Un peu avant de commencer le collège, j'avais décidé que je voulais être musicienne professionnelle."


Quels sont les violonistes qui vous ont le plus influencée ?
R.C.: "Je pense que ma première influence a été Yehudi Menuhin, et j'ai fait quelques master classes avec lui
Ensuite, quand j'ai décidé de me mettre au jazz [la première fois que j'ai écouté du jazz c'était quand j'étais au collège], j'ai écouté Jean-Luc Ponty et Stephane Grappelli
Je suis allée voir jouer Stephane Grappelli et c'est ce qui m'a fait prendre la décision de jouer du jazz plutôt que du classique
Il ne m'a pas réellement influencée musicalement, bien que je pense que l'on est influencé par tout ce que l'on entend, mais je n'ai jamais essayé de copier son style
Quand je l'ai vu jouer, ce qui m'a le plus marquée, c'était sa liberté, il semblait tellement vivant..et c'est ça qui m'a fait décider de me mettre au jazz."




Avez-vous eu des difficultés à trouver votre propre style?
R.C.: "Non, car je n'ai pas écouté beaucoup de violonistes
On m'avait dit de ne pas le faire car c'est trop facile, quand il n'y a pas beaucoup de violonistes de jazz d'être influencé
Un de mes professeurs m'a conseillé d'étudier les cuivres, j'ai donc relevé beaucoup de Charlie Parker, beaucoup écouté Miles..
et aussi beaucoup de chanteurs, car les violonistes n'ont pas besoin de respirer pour jouer, mais c'est important de respirer pour affirmer
Je crois qu'en écoutant tous ces joueurs de cuivres, et aussi d'autres instrumentalistes, et quelques violonistes, je ne pouvais pas échapper à ces influences, de plus j'ai grandit à Motown à Detroit, et donc j'ai été influencée par George Clinton Parliament et Funkadelic, par la communauté latine, la communauté Grecque..
et avec toutes ces influences, ça a été facile pour moi de trouver mon propre style, bien que les gens puissent toujours dire "Oh, elle joue comme telle ou telle personne", mais il n'y a personne qui joue d'un instrument sans que l'on puisse entendre des influences."

Est-ce que la technique du classique vous a aidé pour le jazz?
R.C.: "Je crois que cela m'a aidé, mais beaucoup de musiciens qui passent du classique au jazz ont du mal car le feeling est complètement différent
Mais je crois que la technique est utile car le violon est un instrument très difficile à maitriser...Ca aide, mais je ne crois pas que cela soit une nécessité, je connais des musiciens qui sont de remarquables jazzmen et qui n'ont jamais étudié le classique ou même la musique..."

Regina Carter, invitée de Liz McComb, Jazz à Vienne, 27 juin 2010
Regina Carter, invitée de Liz McComb, Jazz à Vienne, 27 juin 2010
Akua Dixon, Liz McComb, Regina Carter, Jazz à Vienne, 27 juin 2010
Akua Dixon, Liz McComb, Regina Carter, Jazz à Vienne, 27 juin 2010


Vous avez été invitée par Winton Marsalis à participer à la tournée internationnale de "Blood on the Fields", spectacle musical sur l'esclavage aux Etats-Unis, pouvez-vous nous en parler?
R.C.: "Cela parle de l'esclavage et de ce qui s'est passé à cette époque, et à cause de l'esclavage, mais c'est aussi aussi sujet de l'esclavage mental, et comment certaines personnes se rendent eux-mêmes esclaves sans pouvoir se libérer car ils rejettent la faute sur les autres sans réaliser que cela vient d'eux-mêmes
C'est un spectacle de trois heures où je joue dix minutes à la fin..
je devais être très triste au début car j'étais esclave, puis je réalise que la liberté est dans notre esprit et donc je me réjouis de cette découverte et connaissance...
Ce spectacle est sur l'esclavage physique et mental..." 


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