mercredi 29 juin 2011

Catherine Ringer, toujours aussi remuante!


CATHERINE RINGER "Vive L'amour"extrait de son nouvel album "ring n'roll" 

J'adoreeeeeeee!

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Début mai sortait le nouvel, ET, premier album de
Catherine Ringer, un peu plus de trois ans après
la disparition de son compagnon Fred Chichin avec
lequel elle a formé l’un des groupes phares de la
scène Française : les Rita Mitsouko. Le disque
était très attendu et il montre que Catherine
Ringer déploie une énergie de vivre très
impressionnante.
Ce disque est vivant. Il respire. Il cogne. Il
secoue. Il donne surtout une belle leçon de
vitalité. C’est un album plein. Jaillissant de
sève, d’énergie. Avec de la vie partout, qui
pousse et ouvre l’espace de chaque plage du disque
et qui surtout défie la mort qui plane au dessus
de la création de ce disque. Comme le manque,
l’absence et le chagrin. Mais tout commence dans
l’exaltation et la joie. Coloré et foutraque.
Comme du Rita Mitsouko. Mais sauf que cette fois
c’est du Catherine Ringer.
Extrait de « Vive l’amour »
L’album s’intitule « Ring and Roll » ce qui
signifie bien que Catherine Ringer n’avait pas
d’autre choix que celui de remonter sur le ring et
d’y tenir son rôle, diva incarnée par ce rock
iconoclaste qu’elle invente comme une arme de
séduction où sans cesse affleure la sensualité
qu’elle semble bizarrement mieux assumer
aujourd’hui en solo.
Extrait de « Prends moi »
Mais l’incroyable force du disque est qu’il sonne
comme les débuts d’une chanteuse qui a déjà
presque 30 ans de carrière. Claude Nougaro avait
déclaré après Nougayork « j’ai passé ma vie à
faire mes débuts ». Catherine Ringer peut aisément
reprendre à son compte ce constat tant son premier
disque en solo possède toute la puissance d’un
commencement avec cette fragilité d’une débutante
qui veut tout dire. Tout dire avec surtout cette
volonté de partager sans ménagement son deuil avec
le public. La voix est posée, calme et nous
touche. Et le moins que l’on puisse dire c’est que
c’est sidérant d’émotion
Extrait de « Malher »
Choisir la Symphonie N°5 de Mahler. Mort à Venise
devient cette tragédie viscontienne. Oui
effectivement : « c’est la mort qui l’a assassiné
Fred ». Ne croyez pas pour autant que l’on ne
fasse que pleurer dans ce disque. Bien au
contraire le disque s’achève comme il a commencé.
Dans la joie, étonnée d’être toujours amoureuse de
la vie. Catherine Ringer est en vie. Elle donne
envie. Et elle nous chante a sa façon « Oui c’est
beau la vie ».

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