mardi 28 juin 2011

Nicolas Joseph de Jacquin : Icones Plantarum Rariorum

Nicolas Joseph de Jacquin [Nikolaus Joseph von Jacquin] est un botaniste né à Leyde au Pays-Bas le 16 février 1727, il est mort à Vienne le 24 octobre 1817.
Il étudia à Anvers, à Leyde et à Paris, puis passa à Vienne sur l’instigation de Gerard van Swieten (1700-1772).
Il aussi fut le médecin personnel de l’impératrice Marie Thérèse d’Autriche en 1747.
Le goût qu’il montrait pour l’étude des plantes détermina l’empereur François Ier à l’envoyer sur le continent américain afin de recueillir des végétaux destinés à orner les jardins de Vienne mais également de Schoenbrunn, résidence d’été de la famille impériale.
Ainsi en 1754, il traversa l’océan atlantique et passa cinq années à découvrir les trésors botaniques des Antilles, de la Jamaïque, de Saint Domingue. De retour en Europe, Jacquin permit aux jardins autrichiens de devenir les plus resplendissants d’Europe.
En 1763, il fut nommé professeur de chimie et de minéralogie à l’académie de Chemnitz et peu après professeur de botanique et de chimie à l’université de Vienne. La botanique lui doit la découverte de cinquante nouveaux genres de plantes et un grand nombre de bons ouvrages.
En parallèle de ses études sur les plantes exotiques, le botaniste se consacra également à celles du vieux continent. C’est à ce titre qu’il publia entre 1781 et 1793, l’ouvrage intitulé Icones Plantarum Rariorum

« Icones Plantarum Rariorum » présente près de six cent cinquante gravures colorées à la main. Ces illustrations très esthétiques sont d’ une valeur scientifique indéniable, elles constituent une excellente synthèse des connaissances acquises à l’époque. L’exemple du Draccena umbraculifera témoigne de la précision apportée par le botaniste dans la représentation de végétaux, le dessinateur a pris soin de courber la feuille afin qu’elle soit entière et donc mieux identifiable pour l’amateur.
Les volumes se présentent sous la forme de folios. Textes et estampes sont séparés, les courtes introductions présentant les plantes que l’on doit à Jacquin, sont situées en début de volumes. Suivent ensuite dans une seconde partie les estampes, fruit du travail de Franz Von Scheidel (1731-1801).
On trouve sur les gravures des « cuvettes » qui témoignent de l’utilisation d’une plaque de cuivre. Il s’agit donc ici de gravures à l’acide et plus précisément à l’eau forte. Le graveur incise une plaque de cuivre préalablement enduite de vernis avec une pointe qui se tient comme un crayon. La planche gravée est ensuite trempée dans un bain d’acide ou d’eau forte. L’acide mord le cuivre qui est ensuite nettoyé puis encré. Enfin, les gravures ont été coloriées à la main, avec une peinture à l’huile.

« Icones Plantarum Rariorum » peut être vu en haute définition ici ou encore plus facilement ici : vol1, vol2, vol3


















Source: Merci à l'excellent site du  Jardin des délices

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