mardi 19 juillet 2011

La fatigue a des couleurs...

 

La fatigue a des couleurs
Comme les saisons. Elle a
Ses douceurs et ses éclats,
Ses silences. Mais surtout
Ce qu’elle permet de voir :
D’une chose à son image
Imperceptible, une sorte
De distance sans distance.
L’incertitude du monde.
Comme un vacillement bref.





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A lire sur Esprits Nomades

La poésie de l'envers de l'invisible


La poésie de Jacques Ancet semble s’inscrire dans un battement de mots, un clignotement des jours. Elle est tapissée de signes invisibles. Les êtres et les choses sont nommés et non possédés. L’attitude à avoir devant ces textes est simple: on se tait et on écoute. On la regarde luire belle et fragile. La poésie de Jacques Ancet ne dit pas, elle résonne. Elle va vers l’envers invisible.
Mais elle n’occulte pas le tragique qui est au centre des deux romans « Le silence des chiens » et « Le dénouement » :

Il aurait souhaité n’écrire que la beauté de vivre, la splendeur du monde, comme il l’a fait aussi. À chaque fois, pourtant, au cœur de la lumière, il y a ce noir : le corps seul, souffrant et qui gémit.

Face aux mots comment rendre le monde ?
il y a trop d'objets trop de mots
le plein du monde s'est refermé.
......

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