dimanche 14 août 2011

Balade dominicale dans les jardins du Vatican

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Les Jardins
Les Jardins sont le lieu de repos et de méditation du Saint Père depuis 1279, année où le Pape Nicolas III (Giovanni Gaetano Orsini, 1277-1280) ramena la résidence papale du Latran au Vatican. A l’intérieur des nouvelles murailles, qu’il fit construire en guise de défense de sa résidence, le Pape fit planter un verger (pomerium), un pré (pratellum) et un jardin (viridarium), comme le témoigne aujourd’hui l’inscription lapidaire conservée dans la Salle des Capitaines du Palais des Conservateurs. Ce premier noyau se forma près de la colline de Sant’ Egidio, où se situe aujourd’hui le Palais du Belvedère et la cour des Musées du Vatican. La zone où commence aujourd’hui la visite des Jardins se trouve dans la partie plus récente de l’Etat, sur laquelle furent réalisés les nouveaux grands Jardins, qui, unis à ceux du noyau originel, couvrent environ la moitié des 44 hectares sur lesquels s’étend le Vatican.
En continuant la promenade sous les longues allées de chênes, immergés dans le parfum des majestueux camphriers (Cinnamomum glanduliferum Meissn.) du Jardin à la française, on arrive jusqu’à l’héliport voulu par le Pape Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978). C’est de là que les papes quittent habituellement le Vatican pour les nombreux voyages pastoraux, sous la protection de l’image en bronze de la Vierge Noire de Cz“stochowa.De ce lieu on peut admirer la grande “nef” du Jardin à la Française. Là, parmi les petites allées de rocaille rouge et les vases de terre cuite anciens décorés des blasons des papes et contenant de spectaculaires azalées en fleur (Rhododendron L.), se dressent quelques arbres importants, plantés autour de la grande citerne enterrée (qui recueille 8 millions de litres d’eau pour l’irrigation des Jardins et pour les fontaines, sans oublier les nécessités de sécurité anti-incendie) : un grand spécimen australien de chêne soyeux (Grevillea robusta A.Cunn.), deux imposants spécimens de metasequoias (Metasequoia glyptostroboides Hu & Cheng.), un olivier offert par l’Etat d’Israël à l’occasion de l’ouverture des relations diplomatiques avec le Saint-Siège, et différents autres arbres apportés dans les jardins par diverses délégations en visite au Saint Père.


   

Les jardins, au 16e siècle, jouxtaient la nouvelle basilique en construction et les nouveaux bâtiments du palais des papes. L'enceinte léonine de brique rouge, du 9e siècle, enserrait la totalité du site. Ils accueillaient à l'époque un éléphant que le roi du Portugal avait offert, en 1510, au pape Léon X di Medici.

Les Jardins du Vatican

Ils servaient alors principalement, en qualité de terres agricoles, à nourrir tous les habitants du palais. Il y avait des vignes, des arbres fruitiers, des plantes médicinales, une allée d'oliviers. Une bonne part des terres restait inculte. Elles étaient surveillées par une tour de guet.

De nombreux pins jalonnaient les chemins d'une forêt sous laquelle les vestiges du cirque de Néron se dissimulaient encore.

L'éléphant s'y promenait. Il fut même question d'installer un zoo, d'autant qu'un nouveau cadeau , un rhinocéros était arrivé des Indes en 1515.

On éleva des tribunes dans la plus grande cour, celle du Belvédère pour mieux suivre et apprécier ces animaux inconnus jusqu'alors. (Aujourd'hui, le portrait de l'éléphant est aux musées du Vatican, dans le passage qui sépare la Chambre d'Héliodore de la Chambre de la Signature).

Les cardinaux et les diplomates venaient méditer, appréciant la magnifique vue du panorama de la ville.

Les Jardins du Vatican
On ne peut oublier cependant que ces jardins ont été, durant des siècles, le théâtre de fêtes grandioses, de courses de taureaux, de joutes, de danses, par exemple lors du troisième mariage de la fille naturelle du pape Alexandre VI, Lucrèce Borgia, avec le duc d'Este.


Flâner est aussi une promenade à travers les siècles. Ces anciens jardins ont fait place à un vaste parc, dessiné et décoré, créant le vert à perte de vue, aux parterres de buis brodé, sous la coupole de Saint-Pierre, majestueuse dans le royaume du silence.

On pénètre dans les jardins du Vatican, à la recherche de l'ineffable impression de sérénité, de calme absolu, à quelques pas de la bourrasque touristique.

Il faut se féliciter qu'il aient toujours été préservés de la fièvre romaine des constructions, à quelques exceptions près.

La via dell' Osservatorio mène à une réplique de la Grotte de Lourdes, offerte par le pape Léon XIII, en 1902.

Les premiers locaux de la station Radio-Vatican datent de 1931. La deuxième station est au Palazzo della Radio, face à la Grotte.

Depuis 1937, sous Pie XI, la Pontifica Academia delle Scienze y a également son siège.

La Salle des audiences pontificalesPrès du Largo della Sagrestia se dresse la salle des audiences pontificales, en forme de coquillage, inaugurée en 1971, comportant 18.000 places assises et debout.

Autour de la piazza Marta se trouvent le Palais de Justice, l'atelier des mosaïques et sa salle d'exposition, ainsi que la gare du Vatican.

Sur la piazza del Formo, le Palazzo del Governatorato est le siège de l'administration civile.

Le point culminant de la visite est la Casina di Pio IV, dans le viale del Giardino Quadrato.
Ses deux bâtiments, les plus anciens du parc, le grand et le petit casino (petite maison) datent de 1556, construits par Pirro Ligorio Peruzzi et son père, sous le pape Paul IV.

Les somptueuses mosaïques, la loggia élégante de style dorique, les motifs ornementaux en stuc,les fresques de Barocci, donnent à l'ensemble une magnifique quintessence de l'art du 16e siècle et en font le joyau des jardins du Vatican.


Vue d'une fenêtre du palais

                                            

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