dimanche 18 septembre 2011

"Ripailles et rogatons, manger au Moyen Âge en Pays de France"

Le musée Archéa qui a ouvert ses portes en septembre 2010 à Louvres (Val d’Oise) pour présenter les fouilles archéologiques du Pays de France organise sa première exposition thématique sur le thème des Ripailles au Moyen Âge. À quoi ressemblait la cuisine à cette époque en Pays de France ? Quels étaient les ustensiles utilisés ? De quels plats raffolait l’homme médiéval ? Comment conservait-il les aliments ? Les moines, les paysans et les seigneurs mangeaient-ils la même chose ? Quelles étaient les contraintes imposées par l’Église ? Autant de questions auxquelles l’exposition Ripailles et rogatons répond tout au long d’un parcours dynamique et sensoriel constitué d’objets, de deux reconstitutions de cuisine, d’illustrations et de recettes de cuisine, notamment issues du très fameux Ménagier de Paris (ca. 1393).

Guillaume Tirel dit Taillevent (1310-1395)     

Blog de lobabel :Languedoc Culture et Patrimoine, Guillaume Tirel dit Taillevent (1310-1395)

Guillaume Tirel, maître-queue connu sous le nom de Taillevent, est l'auteur de l'un des plus célèbres reccueils de recettes du Moyen-âge, appelé le "Viandier de Taillevent".

Ce traité de cuisine, commandé par Charles V (1364-1380), est une source importante de renseignements sur la gastronomie médiévale, les arts de la table et les usages en vigueur aux tables princières.

A cette période, le mot "viandier", du latin "vivenda", désigne "toute la nourriture nécessaire à la vie", et non pas seulement la nourriture carnée alors appelée "chair".

Le Viandier de Taillevent est considéré comme le plus ancien reccueil de recettes connu.

Blog de lobabel :Languedoc Culture et Patrimoine, Le Ménagier de Paris (vers 1393)

"Le Ménagier de Paris, un traité de morale et d'économie domestique".

Bien que l'on ne connaisse pas vraiment l'auteur de ce texte, l'introduction nous apprend qu'il s'agit d'un parisien d'âge mûr, appartenant à la bourgeoisie aisée et cultivée de son temps, et récemment marié à une jeune fille de 15 ans.

C'est à la demande de sa jeune épouse sans aucune expérience (mais pleine de bonne volonté ! ! !) que l'auteur va écrire son traité.

Cet ouvrage est une sorte de manuel de tout ce que doit savoir une bonne maîtresse de maison. On y trouve donc de nombreux conseils sur la préparation des aliments, la bonne manière de recevoir des convives...

Le Ménagier de Paris apporte également des informations intéressantes et très variées sur la vie quotidienne de la bourgeoisie parisienne du XIVème siècle.

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Le nouveau musée ARCHEA est avant tout un bâtiment fonctionnel, adapté aux missions de conservation (réserves et salles d’étude des collections), de diffusion (salles d’expositions, salle de projection et centre de documentation) et d’animation (espace pédagogique). Il est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite.
D’architecture contemporaine, il surplombe un parvis et dialogue par une grande baie vitrée avec la tour Saint-Rieul, qui a longtemps accueilli le premier musée de Louvres.
Bruno Pantz, associé lors du concours à Catherine Bapst, est à l'architecte de ce bâtiment.
Archéa remplace l’ancien musée intercommunal et met en valeur les sites archéologiques de son territoire. Outre les vestiges issus des fouilles du château d’Orville à Louvres et de la vallée de l’Ysieux à Fosses, les collections du musée sont constituées d’objets retrouvés sur les quelque 87 sites archéologiques répartis sur le territoire du Pays de France, ouverts lors de fouilles préventives à l’occasion d’aménagements routiers ou de nouvelles constructions (notamment Francilienne et aéroport de Roissy).
  
Le musée vous invite à découvrir le plaisir et les goûts de la cuisine médiévale : plaisir de se mettre à table, de savourer des mets, de partager un repas, nécessité de se nourrir, volonté de participer à une pratique sociale et culturelle.

Du 10 juin 2011 au 4 mars 2012.
À quoi ressemblait la cuisine du Moyen Âge en Pays de France ? Quels étaient les ustensiles utilisés ? De quels plats raffolait l’homme médiéval ? Comment conservait-il les aliments ? Quelles étaient les techniques de cuisson ? Les moines, les paysans, les notables et seigneurs mangeaient-ils la même chose et de la même manière ? Quelles étaient les contraintes au quotidien imposées par l’Église ? Autant de questions auxquelles l’exposition Ripailles et rogatons se propose de répondre avec l’appui des collections d’ARCHÉA et des nombreux prêts d’autres musées : musée départemental de l'Oise à Beauvais, musée d'art et d'archéologie de Senlis, musée national du Moyen Âge - musée de Cluny, unité archéologique de Saint-Denis.

Retour sur une époque !
     
Par une approche dynamique et sensorielle, cette exposition qui s’adresse à tous les publics vise à appréhender les plaisirs et les goûts de la cuisine médiévale. Organisée selon un parcours thématique, elle s’attache à définir d’une part comment et de quoi se nourrit l’homme du Moyen Âge et d’autre part dans quel cadre et de quelle manière il mange. Elle rappelle aussi le rôle dominant de l’Église sur l’alimentation et renseigne sur les différentes pratiques paysannes ou bourgeoises.
 
Une exposition organisée selon un parcours au sein duquel les cinq sens du visiteur seront éveillés : présentation du matériel archéologique, mise en scène des aliments et des saveurs médiévales appuyée par une scénographie interactive : bornes de senteurs aromatiques, odeurs de plats cuisinés, ambiance sonore… Au centre de l’exposition, deux reconstitutions aborderont la cuisine et la table en milieu paysan et en milieu bourgeois : deux univers et modèles alimentaires différents qui renseignent sur le rôle de certains aliments et certaines pratiques comme facteurs sociaux.
 

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