mardi 18 octobre 2011

Henry Clarke, la mode française des années 50


Henry Clarke, qui est parfois surnommé le plus parisien des photographes américains, a travaillé pendant plus de 20 ans pour le magazine Vogue. Les plus belles femmes du mode ont posé devant l’objectif de ce photographe épris d’élégance et de glamour.
Le Photographe américain Henry Clarke (1918-1996) a découvert sa vocation pour la photographie de mode alors qu’il travaillait comme accessoiriste au studio de Vogue à New York, au contact de Horst, de Cecil beaton et de Irving Penn.

Il choisit de faire carrière à Paris et arrive dans la capitale de la haute couture en 1949.
En 1951, il signe un contrat d’exclusivité avec le groupe des éditions Condé-Nast. Pendant plus de 20 ans, il travaillera pour les éditions française, américaine et anglaise du magazine Vogue.

Henry Clarke a contribué au renom de Vogue en France, en Angleterre et aux Etats Unis.
Dans les années 1950, il était le photographe vedette du Vogue français et a réalisé les principaux sujets de mode du magazine ainsi que des portraits de personnalités (comme Sophia Loren, Anouk Aimée, Catherine Deneuve…) pour les pages "people".

Son talent avait convaincu les plus grands couturiers, de Balanciaga à Dior, en passant par Lanvin, Chanel et Cardin.

De 1964 à 1969, il a collaboré avec Diana Vreeland, alors rédactrice en chef du Vogue américain : deux fois par an, Clarke se rendait dans des pays lointains pour photographier la mode estivale et rapporter des images "exotiques".

Après les années Vogue, il a travaillé pour différents magazines féminins et a poursuivi son activité jusqu’en 1991.

Les photographies d’Henry Clarke témoignent de sa passion pour l'élégance, le raffinement et le glamour.
Ce photographe, pour lequel quelques-unes des plus belles femmes du monde ont posé, n’a eu de cesse de magnifier la femme et d’exprimer l'élégance dans sa quintessence.

Tout au long de sa carrière, il a fait de certains mannequins comme Bettina, Gigi, Madeleine de Rauch et Anne Saint Marie l’incarnation même de l'élégance.

Clarke photographiait ses modèles dans des décors très épurés, sur de grands fonds blancs où la ligne des femmes se découpe tout en finesse.
Il utilisait aussi le noir et blanc pour théâtraliser ses sujets, dans des compositions sobres ou complexes.

Non seulement son œuvre représente un panorama de la mode en France dans les années 1950-1960, mais elle témoigne aussi d'une grande modernité.

Henry Clarke avait choisi le Musée Galliera ou Musée de la Mode de la Ville de Paris comme légataire de son œuvre photographique.
Le fonds Clarke compte environ 20.000 négatifs et ektachromes ainsi que de 5000 tirages et planches contact.

Une exposition a été consacrée à ce Photographe en 2003 par le musée Galliera dans le cadre du Mois de la Photo à Paris. (Source)

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Merci à SoVeNA et son blog pour les ressources suivantes

 


Né en 1918 à Los Angeles, Henry Reynolds Clarke, photographe de mode renommé, découvre l’univers de la mode en 1945 alors qu’il travaille comme accessoiriste chez Condé Nast à New York, auprès de Cécil Beaton. Très vite, il emprunte un rolleiflex et s’essaye aux rouages de la photographie après ses journées de travail.

Il s’installe à paris en 1949 où il est reçu par son ami d’enfance Robert Randall, devenu photographe de mode. Introduit dans le cercle des couturiers, il y rencontre Jacques Fath et travaille bientôt pour la presse féminine telle que Femina, L’album du Figaro, Harper’s Bazaar).
L’année suivante il obtient un contrat d’exclusivité pour les éditions française, anglaise et américaine de Vogue avec qui il collaborera plus de trente ans. Il travaille avec les plus grands mannequins du moment : Bettina, Dovima, Gigi, Anne Saint-Marie, Susan Abrahams et devient portraitiste de personnalités telles que la duchesse de Windsor, Pamela Churchill, Sophia Loren et Coco Chanel.

En 1963, Diana Vreeland, rédactrice en chef du Vogue américain, l’envoie faire des reportages pour illustrer les nouvelles tendances de mode. Il voyagera ainsi pour le Japon, la Laponie, la Jordanie, l’Egypte et l’Iran.

En 1973, consacrant de plus en plus ses reportages aux demeures exceptionnelles, il est publié dans Madame Figaro, Maison&Jardin, House&Garden, Connaissance des Arts et le Vogue français.
En 1993, la Ville de Paris lui remet la médaille de vermeil.
A sa mort, le 26 avril 1996, Henry Clarke fait don de son fond photographique au musée Galliera de Paris.
Livre : L’élégance des années 1950 photographiées par Henry Clarke aux éditions Herscher.

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