dimanche 27 novembre 2011

María Blanchard, l'art et la souffrance...

María Blanchard, née le 6 mars 1881 à Santander et morte à Paris le 5 avril 1932, est une artiste-peintre espagnole appartenant à l'École de Paris.

Fichier:Maria Blanchard dando clase.jpg

Née d'un père espagnol journaliste (Enrique Gutiérrez Cueto) et d'une mère franco-polonaise (Concepción Blanchard Santisteban), María Gutierrez Cueto y Blanchard est handicapée par une très lourde difformité physique, provoquée par une chute de sa mère enceinte, dont elle souffrira jusqu'à sa mort. Encouragée par sa famille, elle va à Madrid en 1902 pour des études de peinture et est l'élève des peintres Emilio Sala Francés (1850-1910), Fernando Alvarez de Sotomayor (1875-1960) et Manuel Benedito Vives (1875-1963). Après la mort de son père en 1904, sa mère et ses quatre frères la rejoignent à Madrid.
María Blanchard obtient en 1909 une bourse pour poursuivre sa formation à Paris. Elle travaille alors auprès du peintre espagnol Hermen Anglada-Camarasa (1871-1959) et de Kees van Dongen. Rentrée à Madrid en 1913, elle partage un moment un atelier avec Diego Rivera et fait en 1914 la connaissance de Jacques Lipchitz. Professeur de dessin durant quelques mois à Salamanque, elle peint en 1916 ses premières compositions cubistes.
En 1916, María Blanchard regagne définitivement Paris et développe l'esthétique cubiste de façon originale, en donnant à la figure humaine une place inhabituelle dans le cubisme classique. Elle se lie en 1918 avec Juan Gris et André Lhote, faisant un moment partie des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'effort moderne. Le mécène belge Frank Flaush qui lui assure un contrat mourant en 1925 et Juan Gris un an plus tard, elle traverse de longues périodes de problèmes économiques, aggravés par la charge de sa sœur et de ses enfants.
À partir de 1920, María Blanchard en revient à la figuration. Elle traverse en 1927 une crise religieuse qui l'engage dans un profond catholicisme, songe à entrer dans un couvent mais en est dissuadée par son confesseur. Paul Claudel lui dédie en 1931 l'un de ses poèmes.
Elle meurt en 1932 de tuberculose et est enterrée au cimetière de Bagneux.

"Jeune fille lisant"
"Enfant aux pâtisseries" 1924

"Fillette endormie" 1925
"Maternité"
"Repas"
"Still life with bananas" 1920
"Jeune Fille à la Fenêtre Ouverte" 1924
"L'Enfant au Bracelet" 1922-23

"L'Enfant à la glace" 1925
"Mujer sentada" 1928
"Le déjeuner"
"Le déjeuner" 1919
(detail)
"La convalescente"
"Jeune fille à la robe blanche"
"Mujer con abanico" 1916
"Mujer ante el espejo"
"La tasse de chocolat"
"L'Enfant au chapeau" 1925


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Maternité (1928), Maria Blanchard  L'Ecolière Ecrivant (1920), Maria Blanchard L'Espagnole (1910-13), Maria Blanchard

Maria Gutierrez Blanchard, dite Maria Blanchard
Peintre espagnol (Santander 1881 – Paris 1932).
De père espagnol et de mère franco-polonaise, elle naquit infirme. Bossue, d'une santé fragile, elle lutta avec un grand courage contre un destin presque toujours contraire. Après des études à Madrid, sous la direction de peintres académiques comme Sotomayor, elle part pour Paris en 1908 et travaille à l'Académie Vitti avec Van Dongen. Revenue en Espagne de 1913 à 1916, où elle ne réussit pas à s'imposer, elle repart pour la France et se lie avec Juan Gris et Metzinger, dont l'influence sera décisive sur son art. À partir de 1919, soutenue par la gal. Rosenberg, elle connaît un succès croissant, bien que toujours limité à une élite. Comme André Lhote, dont les critiques très lucides contribuèrent à sa renommée, et La Fresnaye, elle resta fortement marquée par le Cubisme ; mais celui-ci fut pour elle une discipline constructive, qui ne l'éloigna jamais de la peinture de la vie. Le souci de l'architecture et de l'équilibre des masses s'allie dans son œuvre à " une couleur austère et métallique ", à des lumières " excessives et miroitantes " (Lhote) et à un sentiment grave et mélancolique, qui donne un accent très personnel à ses thèmes préférés : intimité familiale (Brodeuse, Maternité), enfance (Fillette se peignant, Communauté, Enfant au ballon), natures mortes.
L'exposition espagnole de 1937, au Jeu de paume, où elle figura avec 12 toiles, constitua une sorte d'hommage posthume et la révéla au grand public. Maria Blanchard est représentée par plusieurs œuvres à Paris (M.N.A.M. et M.A.M. de la Ville) et au musée de Grenoble.

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