jeudi 1 décembre 2011

L'univers d'Alfred Courmes

Alfred Courmes (1898 -1993) - http://www.courmes.org/

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Alfred Courmes est un peintre français né à Bormes-les-Mimosas en 1898 et mort à Paris en 1993.
Après ses études secondaires à Monaco, son père officier de marine l'encourage dans son envie d'être peintre.
Élève de Roger de La Fresnaye dont il sera le seul disciple, Courmes s'installe à Paris en 1925, et expose au Salon des indépendants et au Salon d'automne. Il réalise des toiles cubistes : Nature morte cubiste au pinceau, en 1921, peint des portraits comme celui de Peggy Guggenheim. Il s'installe à Ostende l'année suivante et fait la connaissance de Ensor, Constant Permeke, et Félix Labisse. Il s'imprègne en même temps de la peinture de Van Eyck, Hans Holbein, Dürer, Brueghel… en visitant les musées de Bruges, de Gand.
En 1929, il peint l'Homme blessé en hommage à Roger de La Fresnaye.
Cette confrontation entre le classicisme et cette vision surréaliste et expressionniste seront des références permanentes pour Courmes.
En 1930, il s'installe à Paris et reçoit en 1936 le prix Paul Guillaume (partagé avec Tal-Coat) pour Saint Sébastien qui brocarde l'iconographie chrétienne traditionnelle en représentant le Saint sous les traits d'un matelot et en utilisant des références à la publicité contemporaine. Ce succès lui permet d'obtenir une commande en 1937, Le Toucher pour le pavillon de la manufacture de Sèvres à l'Exposition internationale de Paris. En 1938, Albert Sarraut, Ministre de l'Éducation nationale lui propose la décoration murale de la salle à manger de l'ambassade de France à Ottawa au Canada et en compagnie d'autres artistes : cent vingt mètres carrés peints à la cire dont le thème sera la France heureuse,[1] qui lui demandera deux ans de travail et se terminera la veille de la Deuxième Guerre mondiale[2], elle est signée et datée du 21 juillet 1939, 3 heures du matin[3]. En 1946, il participe à l'Exposition surréaliste de Lille avec Magritte et son ami Clovis Trouille, à partir de 1957, il expose régulièrement au Salon de Mai et en 1971 lors de l'exposition Les Autres organisée par Yves Hamon à Bordeaux. Courmes est reconnu comme précurseur d'une génération de jeunes peintres qui exposent avec lui, à la Galerie nationale du Grand Palais en 1972 dans l'exposition 12 ans d'art contemporain, et reçoit le prix Panique. Il sera présent à l'exposition Mythologies Quotidiennes au musée d'art moderne de la Ville de Paris en 1976, ainsi qu'à l'exposition Les Réalismes entre révolution et réaction 1919-1939 au Centre Georges-Pompidou. Il est nommé Chevalier de la Légion d'honneur en 1991, il vit et peint jusqu'à sa mort le 8 janvier 1993.
Il est enterré à Chatillon-en-Diois.



L'Annonciation du peintre français Alfred Courmes peinte au début des années 60.
Ici, le Souffle Divin ( pneuma en grec ) est le pneu géant accompagnant l'Archange Gabriel matérialisé en Bibendum de Michelin. La Vierge Marie, Pin-up des années 50, attend, impassible... Derrière sa tête, les pages du Livre d'Isaïe sont... blanches, attendant d'être écrites, l'ensemble étant une publicité non pour Schweeps, mais pour Ave Maria, une autre boisson gazeuse.
Impossible de ne pas comprendre l'opinion de l'artiste qui considère l'histoire de la naissance miraculeuse du Christ comme « gonflante »......





Alfred Courmes, La Marchande de Fruits, 1927




Alfred Courmes Portrait de Mlle Courmes, 1921




Alfred Courmes, On the Balcony




Alfred Courmes, Portrait of Peggy Guggenheim, 1926




Alfred Courmes - Portrait de Nicole Wagner, 1926




Alfred Courmes, Ostende, Lendemain de Carnaval, 1929





Alfred Courmes, Bicycling Couple, 1925




Alfred Courmes, Le repas aux champs




Alfred Courmes, Le couple, 1926






Alfred Courmes 1937






Alfred Courmes 1940

Via

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