samedi 2 avril 2011

Karen Blixen

 

Isak Dinesen

I had
a farm
in Africa,
at the foot
of the
Ngong Hills....

 

Karen Blixen (1885-1962)

Karen Blixen en 1918

« J'avais une ferme en Afrique, au pied de la montagne du Ngong. » 
Karen Blixen, Une Ferme africaine


Elle naquit Dinensen le 17 avril 1885 et fut baptisée Karen Christentze. Sa famille l’appelait " Tanne ".
A la fin de 1904 (Karen a 19 ans), elle commence à travailler sur une série de contes sous le titre Histoires Vraisemblables, de style gothique, pleines de spectres, de visions et de cas de possession. Il furent publiés en 1908 sous le nom d’Osceola. Tanne allait publier deux autres contes sous ce pseudonyme.
Une fois que Tanne eut quitté l’Académie royale, elle devint une familière du " beau monde " aristocratique où elle connut les jumeaux Hans et Bror Blixen-Finecke. Tanne tomba follement amoureuse de Hans. Il ne répondit pas à sa passion. Tanne continua d’aimer Hans Blixen malgré son indifférence, du moins jusqu’à ce qu’elle épouse son frère. Bror Blixen était un épicurien zélé et courtois qui n’avait pas de plus noble but dans l’existence que se distraire.
Lorsque l’oncle de Bror, le conte Mogens Frijs, revint au Danemark d’un safari en Afrique-Orientale anglaise il leur parla de la beauté du pays et de ses fantastiques possibilités économiques. Dans cette aventure – leur mariage et leur départ pour l’inconnu – Bror et Karen devinrent des associés Un lien de dépendance et de prévenance s’établit. Il y eut certainement un autre échange important : le titre de Bror et ses relations avec la plus haute noblesse, y compris la famille royale de Suède, et la possibilité qu’avait Tanne d’accéder à la fortune de sa propre famille qui allait garantir leur ferme.
L’attirance de Karen Blixen pour les Africains avait été immédiate et sensuelle. " Ils entrèrent dans mon existence, écrivait-elle à la fin de sa vie, comme une sorte de réponse à quelque appel de ma nature profonde, peut-être à mes rêves d’enfance, où à la poésie que j’avais lue et adorée longtemps auparavant, ou aux émotions et aux instincts qui gisaient au plus profond de moi ". Elle sentait qu’elle partageait avec eux une sorte de " pacte ".
Lorsque Tanne tomba malade, le médecin lui déclara qu'elle était atteinte d'une syphilis " aussi grave que celle d’un soldat ", et lui prescrivit le seul remède qu’il avait sous la main : des pilules de mercure.
La syphilis, à l’état presque endémique chez les Masaïs, était la cause de la stérilité presque généralisée des femmes masaïs. Un compagnon de guerre du baron Blixen se souvient que " c’était un scandale pour tout le monde que Blixen ne cachât pas qu’il avait des relations avec une Noire ". Il semble possible que ces relations aient été la source de l’infection de Karen.
Karen Blixen semblait considérer sa maladie comme une occasion parfaite d’élévation spirituelle. Plus tard dans sa vie, elle la considéra rétrospectivement comme le prix qu’elle a dû payer pour acquérir non seulement son titre de baronne, mais aussi son art. Elle devait en fait prétendre qu’elle avait promis son âme au Diable, afin que toute son expérience vécue pût être utilisée dans ses contes.
Même après le diagnostic elle voulut rester mariée à Bror. Des années après ils donnaient encore l’impression d’un couple que lie une profonde et solide affection. Tanne acceptait les liaisons de Bror, et en échange, celui-ci considérait avec le sourire ses amitiés avec Erik Otter et Denys Finch Hatton. En fin de compte, c’est lui qui fut à l’origine de leur divorce.
Au début des années vingt, Denys abandonna ses autres logements et transporta ses affaires à la maison de Karen Blixen à Ngong. C’est là qu’il devait séjourner entre les safaris, durant une semaine ou deux entre des absences qui duraient plusieurs mois
Un jour Denys partit sur son avion, et devait revenir par Voï pour voir s’il y trouverait des éléphants pour l’organisation de ses safaris. Le lendemain on annonça à Tanne qu’un accident était arrivé à Voï, que Denys était tombé avec son avion et s’était tué.
Bientôt les récoltes ne couvrirent plus les frais et elle fut obligée de vendre la ferme. Avec la mort tragique de Denys tout espoir de bonheur l’avait quittée. La ruine de Karen Blixen était en fait totale. Elle avait toujours la syphilis. Désormais le mal était impossible à traiter ou à arrêter, même avec les remèdes les plus modernes. Vers la fin du mois de juillet elle embarqua pour le Danemark. Elle ne reverrait jamais plus l’Afrique.
Le récit de ses souvenirs en Afrique devint " La ferme africaine ", célèbre roman qui a été adapté au cinéma par Sydney Pollack sous le titre de " Out of Africa ".
Lorsque le prix de littérature fut décerné à Ernest Hemingway, celui-ci accepta cette distinction mais il déclara que cet honneur aurait dû revenir à trois autres écrivains. L’un d’eux était la " merveilleuse Isak Dinesen ".
Karen Blixen a également écrit : " Contes d’hiver ", " Le festin de Babette ", " Les fils du roi ", " Nouveaux contes d’hiver ".



Camera obscura....Indian Aristo Beauties

Maharajkumari Sita Devi of Kapurthala, Singh's maternal grandmother, in a silken gown and masses of diamonds, in the 1930s. Image courtesy of Hanut Singh.

Another portrait of Singh's paternal grandmother, Sita Devi (1915—2002), who was a daughter of the Raja of Kahipur. She married Maharajkumar Karimjit Singh of Kapurthala in 1928, when she was 13. The couple had two sons, one born in 1944, the other in 1947. Image courtesy of Hanut Singh.

 Via

 


Maharani Sita Devi

Princess Pretiva of Cooch Behar
Jind Kaur, last queen of the Punjab
Maharani Sita Devi

Maharani Brinda Devi
Maharani Bamba
Princess Nilofuer (she was turkish)
Maharajkumari Ourmilla Devi of Kapurthala wife of Lt. Col. Rajkumar Birendra Singh
Maharani Catherine, Bamba & Sophia Duleep Singh 

Via

 

Andrea Michaelsson

Andrea Michealsson’s art in  Barcelona


Andrea Michealsson’s art in Barcelona








Photos des pochoirs sur affiche collées par Andrea Michaelsson lors de son passage à Paris fin 2009.




 
Andrea Michaelsson travaille principalement le pochoir.







Via

Quote of the day

Most of the shadows of life are caused by standing 
in our own sunshine
A woman painting a kolam in Tamil Nadu, India. A kolam is a form of sandpainting that is drawn using rice powder by female members of the family in front of their home.
A woman painting a kolam in Tamil Nadu, India. A kolam is a form of sandpainting that is drawn using rice powder by female members of the family in front of their home
Une femme peignant un kolam dans le Tamil Nadu, en Inde. Un kolam est une forme de peinture de sable qui est réalisée avec de la poudre de riz colorée par les femmes devant l'entrée de leur maison

by illuminatetheworld:

Solomon Burke - None Of Us Are Free






Solomon Burke n'est pas mort sur scène mais pas loin. Il venait d'atterrir à l'aéroport d'Amsterdam, où il se rendait pour donner un concert au Paradiso, le bien nommé, mardi soir en compagnie d'un groupe local. Le monumental (158 kilos) créateur d'Everybody needs somebody to love s'était remis à arpenter les théâtres du monde entier depuis qu'une poignée d'admirateurs, Joe Henry, Elvis Costello et Tom Waits en tête, avaient orchestré son retour de flamme en 2002 sur le magnifique album Don't give up on me, et rien ne semblait devoir l'arrêter. Entrepreneur dans les pompes funèbres, « vendeur épique » selon un de ses anciens producteurs, père de 21 enfants (89 petits enfants au dernier recensement), évêque de sa propre église dans les quartiers Sud de Los Angeles, Solomon Burke aura de tout temps rivalisé avec James Brown pour le titre du « Hardest Working Man in show business » [le plus gros bosseur du showbiz]. Ça n'est pas la seule couronne qu'il lui disputait. Alors que James Brown portait fièrement le blason de « Godfather of soul », Solomon Burke s'arrangeait très bien de celui de « Roi du rock et de la soul » que lui avait décerné un DJ au début des années 60. Il montait rarement sur scène sans sa couronne, son sceptre et sa cape doublée d'hermine. L'âge venant, son poids augmentant dans d'inquiétantes proportions, il s'était même fait installer un trône et donnait, assis, des prestations aussi renversantes que ses électriques apparitions des années 60. Modeste, Solomon Burke, qui se faisait appeler « le roi Solomon » disait : « Nous sommes tous des rois ».


Pour fêter leurs récentes retrouvailles, les membres de Led Zeppelin s'étaient offert le plus beau des cadeaux en l'invitant à donner un concert privé à leur descente de scène. De Jagger à Dylan, le chanteur de Cry to me était une idole pour tous les musiciens qui ont grandi dans l'adoration du rhythm and blues et de la soul des années 50 et 60. Et sa légende, il n'a laissé à personne le soin de l'écrire pour lui. Solomon Burke était un conteur d'exception, un prêcheur né, un bonimenteur sans rival, et rien ne l'excitait autant que de réarranger pour son auditoire les motifs d'une biographie hors norme. « C'est le plus merveilleux des fabulateurs, a dit un jour son producteur Jerry Wexler. Il a raconté tellement de versions différentes des mêmes histoires qu'elles en deviennent surnaturelles. » Si l'on s'en tient à ses récits, qui avaient souvent l'ampleur d'une épopée biblique, Solomon Burke n'était pas loin d'être aussi attendu que le Christ quand il a vu le jour dans les quartiers noirs de Philadelphie en 1940. Sa grand-mère avait déjà fondé l'église qu'il a dirigé jusqu'à sa mort : le Temple de Solomon, « la maison de Dieu pour tous ». Il n'était pas encore à l'école primaire qu'il en était déjà le pilier. A 7 ans, il prononçait son premier sermon. A 9 ans, son éloquence, son charme, sa capacité à retourner une salle lui valaient le surnom de Wonder Boy Preacher [« le prodigieux prédicateur »], et, à 12 ans, il prenait la route, sillonnant les états du Sud, avec sa tente, pour recruter de nouveaux fidèles.

Comme la majorité des chanteurs noirs, de Ray Charles à Aretha Franklin, qui allaient bouleverser le paysage de la musique populaire américaine, Solomon Burke a découvert le philtre de sa voix de miel sur les bancs de l'église. Il a très vite appris à mêler les douces harmonies des chants sacrés à la puissance de feu et au charisme des prédicateurs survoltés, Father Divine ou Sweet Daddy Grace, dont il était un fervent admirateur. A l'image de Sam Cooke, dont les « chaleureuses » prestations mettaient sens dessus-dessous le bon public de la messe (les femmes en particulier), Solomon Burke s'est forgé, à la fin des années 50, une réputation de « performer » en maniant avec doigté un répertoire sacré qu'il truffait de sous-entendus très « profanes ». Solomon Burke était un émissaire du ciel que les commerces terrestres ne rebutaient pas. L'Apollo de Harlem, où il fit ses premières armes de chanteur de charme, se souvient encore qu'il fut le premier artiste (et sans doute le dernier) à fabriquer lui-même son propre pop corn et à le vendre à l'entrée de la salle avec ses côtelettes grillées et son soda maison, histoire d'arrondir le cachet.

Très engagé sur tous les fronts, de la foi, de la musique, du sexe et du commerce, Solomon Burke était un chanteur d'une immense versatilité. Sa voix, d'une ampleur et d'une souplesse infinies, abordait sur un même pied tous les registres, au point qu'il se retrouva un jour l'invité surprise d'une réunion du Ku Klux Klan, qui l'avait pris pour un chanteur blanc de country & western (il en chanta d'ailleurs avec bonheur). Pendant longtemps, il ne lui a manqué qu'un producteur à la hauteur. Sa carrière ne décollant pas, il raconte avoir terminé les années 50 dans le ruisseau, clochard zonant dans les bas quartiers de Philadelphie. Par bonheur, les Disques Atlantic, qui avaient lancé la carrière de Ray Charles, ne l'ont pas manqué et ont très vite mis en scène son talent pour les variations de ton en lui faisant enregistrer Cry to me, écrite par Bert Berns, à qui l'on doit Twist & Shout ou Piece of my heart. Sublime complainte qui passe de la caresse aux larmes, Cry to me a mené Solomon Burke vers des sommets dont il n'est pas redescendu pendant quelques années. De 1961 à 1964, rien ne lui résistait, et ses disques d'or permirent à Atlantic de prospérer. C'était l'âge d'or de la soul, et Solomon Burke en fut un roi incontesté, même s'il n'eut jamais le succès de certains de ses rivaux, comme Otis Redding ou James Brown. Le reflux venu, on aurait pu le perdre à jamais, mais Hollywood organisa un premier revival en donnant de grands rôles à ses chansons, Everybody needs somebody to love dans les Blues Brothers, Cry to me dans Dirty Dancing. Des musiciens de goût firent le reste en lui offrant la fin qu'il méritait. Pas au sommet, mais pas loin.
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Source :Laurent Rigoulet

Jorge Luis Borges – Le rêve




La nuit nous impose sa tâche magique.
Détisser l’univers, les ramifications
infinies d’effets et de cause, qui se perdent
dans ce vertige sans fin, le temps.
La nuit veut que cette nuit tu oublies ton nom,
tes ancêtres et leur sang,
tous les mots humains et les larmes,
ce qu’a pu t’enseigner la veille,
le point illusoire du géomètre,
la sphère, la ligne, le plan, le cube,
le cylindre, la sphère, la pyramide,
la mer, les vagues, ta joue sur l’oreiller,
la fraîcheur du drap changé, les jardins, les empires,
les César et Shakespeare et ce qui est plus difficile,
ce que tu aimes. Curieusement, une pilule
peut gommer le cosmos et ériger le Chaos.


***

Jorge Luis Borges (1899-1986) – Le Chiffre (La Cifra, 1981)

Camera obscura... Nickolas Muray





Doris Kenyon, c.1924


Marmein Dancers, 1920s


Frida & Diego


Anna May Wong, 1931


Clara Bow, 1921
(first professional photo)


belly dancer poses & accessories


Greta Garbo, 1929

Martha Graham, c.1924


Clara Tice with her Dogs, 1924


Ruth St. Denis, c.1923

Nickolas Muray est l'un des photographes portraitistes les plus connus du monde. Parmi ses plus célèbres portraits figurent ceux du 34ème Président des Etats Unis, Dwight David “Ike” Eisenhower, l'actrice et chanteuse américaine Norma Jeane Mortenson, plus connue sous le nom de Marilyn Monroe, et l'artiste peintre mexicaine Frida Kahlo.
Né le 15 février 1892 à Szeged en Hongrie, Nickolas étudie la lithographie, la photogravure, et la photographie à l'école d'Art Graphique de Budapest, où il obtient un certificat de graveur international. Il prend ensuite des cours de photogravure couleur à Berlin et travaille pour une maison d'édition.L'année 1913 et les menaces d'une guerre imminente le font quitter son pays et émigrer à New York, où il exerce chez un imprimeur couleur avant d'intégrer en tant que photograveur Condé Nast, célèbre groupe de presse américain.
Il crée son premier studio photo en 1920, dans sa maison de Greenwitch Village. Grâce au contrat signé avec le magazine Vanity Fair en 1930, il part pour l'Allemagne acheter un équipement de pointe, lui permettant ainsi d'être le tout premier à posséder un laboratoire couleur aux Etats Unis.
En 1921, Harper's Bazaar le sollicite pour réaliser le portrait de Florence Reed, actrice à Broadway. Content du résultat, le magazine de mode féminine en fait l'un de ses photographes attitré et lui accorde des parutions mensuels.
A partir de 1926 il devient l'un des photographes les plus incontournables de la mode et part pour Vanity Fair à Londres, Paris et Berlin shooter les célébrités. Il ciblera par la suite les acteurs hollywoodiens dont les photographies seront aussi publiées dans Vogue, Ladie's Home Journal, et le New York Times.
Entre 1920 et 1940, c'est plus de 10 000 portraits que réalise Muray. La plus célèbre d'entre elle fut celle de l'artiste peintre mexicaine Frida Kahlo prise en 1938 à New York. Frida Kahlo et Nickolas Muray étaient amants depuis 1931 et Nickolas souhaitait réellement en faire sa femme. Devant le refus de la peintre de l'épouser, Nickolas se marie avec une autre mais restera à jamais l'ami de cette femme qu'il a tant aimé.
Après le crash boursier de 1929, il se détourne des célébrités et se spécialise dans la publicité en couleur. Il se consacre également à sa passion du sabre, dont il fut le champion national en 1928 et qui lui permet d'intégrer l'équipe nationale Olympique pour les jeux de 1932.
Lieutenant de la Patrouille Aérienne Civile durant la seconde guerre mondiale, il continue son oeuvre après le conflit. Il s'éteint le 2 novembre 1965 à l'âge de 77 ans.

Aimée Stewart

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Aimee Stewart

http://aimeestewart.com/gallery.cfm

Children Series

Focus sur la série “Children” commencée depuis près de 20 ans par le photographe et journaliste Steve McCurry. Ayant travaillé et voyagé à travers le monde, cet artiste reconnu a pu capter dans les quatre coins du globe des regards d’enfants et les immortaliser.




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