dimanche 17 avril 2011

Judy Drew

Judy Drew, artiste peintre australienne née en 1951


The Red Floral Kimono
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Lilac Silk Gown
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Pink Satin Lapel
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Mother and Baby
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Blue
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The Gold Velvet Curtain
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Woman in Gold Satin Gown
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Last Drink
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Portrait with Patterned Background
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Expression
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The Embroidered Robe
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A Designing Woman
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The Red Velvet Gown
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The Black Rose
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The Tapestry Cushions
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Orange Striped Skirt
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A Modern Woman
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Woman in Purple Blouse
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Half Draped Nude in Black
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Golden Nude
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Young Woman in Yellow Blouse
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Wine and Roses
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Au début, on ne lit pas...





"Treasure Hunt" a beautiful image by Aimee Stewart (a.k.a. Foxfires)
 
 
 

Au début, on ne lit pas...
Via

"Au lever de la vie, à l’aurore des yeux. On avale la vie par la bouche, par les mains, mais on ne tache pas encore ses yeux avec de l’encre. Aux principes de la vie, aux sources premières, aux ruisselets de l’enfance, on ne lit pas, on n'a pas l’idée de lire, de claquer derrière soi la page d’un livre, la porte d’une phrase. Non, c’est plus simple au début. Plus fou peut-être. On est séparé de rien, par rien. On est un continent sans vraies limites – et ce continent, c’est vous, soi-même. Au début il y a les terres immenses du jeu, les grandes prairies de l’invention, les fleuves des premiers pas, et partout alentour, l’océan de la mère, les vagues battantes de la voix maternelle. Tout cela c’est vous, sans rupture, sans déchirure. Un espace infini, aisément mesurable. Pas de livres là-dedans. Pas de place pour une lecture, pour le deuil émerveillé de lire. D’ailleurs les enfants ne supportent pas de voir la mère en train de lire. Ils lui arrachent le livre des mains, réclament une présence entière, et non pas cette présence incertaine, corrompue par le songe.
La lecture entre bien plus tard dans l’enfance. Il faut d’abord apprendre, et c’est comme une souffrance, les premiers temps de l’exil. On apprend sa solitude lettre après lettre, le doigt sur le cœur, soulignant chaque voyelle du sang rouge. Les parents sont contents de vous voir lire, apprendre, souffrir. Ils ont toujours secrètement peur que leur enfant ne soit pas comme les autres, qu'il n'arrive pas à avaler l'alphabet, à le déglutir dans des phrases bien assises, bien droites, bien mâchées.
C'est un mystère, la lecture. Comment on y parvient, on ne sait pas. Les méthodes sont ce qu'elles sont, sans importance. Un jour on reconnaît le mot sur la page, on le dit à voix haute, et c'est un bout de dieu qui s'en va, une première fracture du paradis. On continue avec le mot suivant, et l'univers qui faisait un tout ne fait plus rien que des phrases, des terres perdues dans le blanc de la page. On est à l'école, on fait son métier d'enfant.
Il y a, c'est vrai, un grand bonheur de cette perte-là, de cette trouvaille première de la lecture, de sa capacité à déchiffrer une page, à contempler les ombres. C'est même plus fort que du bonheur, il faudrait pour être juste parler de joie. De joie et de frayeur. La joie va toujours avec la frayeur, les livres vont toujours avec le deuil.
Après, après cette première fin du monde, autre chose commence. Pour beaucoup, l'ennui. Avec la lecture tu achètes quelque chose qui pour toi n’a pas de valeur seulement un prix : une place sur le banc de la classe, un rôle dans les bureaux ou les usines. Alors tu laisses tomber. Tu lis juste ce qu’il faut, par obligation. Plus de joie là-dedans, pas non plus de plaisir : rien que de l’obéissance, ce qu’il faut d’obéissance pour aller jusqu’à la fin des études, aux portes du désert.
Après tu ne lis rien, même pas le journal, tu fais partie de ces gens qui n’ont pas un seul livre dans leur maison –ces gens-là, un vrai mystère pour les écrivains, ces maisons sous les sables, ces vies où rien ne peut entrer, ni le diable ni les livres. Parfois un dictionnaire, une encyclopédie vendue par un représentant plus malin que les autres, mais on ne les lira pas, c’est pour les enfants, pour le futur, pour les mauvais jours, c’est comme un meuble, un meuble un peu étrange, pas en chêne ou en pin, un petit meuble de vingt volumes papier, payé par traites, on n’y touchera pas.
Parfois aussi il se passe quelque chose, pour quelques-uns, moins nombreux, bien moins nombreux. Ceux-là sont les lecteurs. Ils commencent leur carrière à l’âge où les autres abandonnent la leur : vers huit, neuf ans. Ils se lancent dans la lecture et bientôt n’en finissent plus, découvrent avec joie que c’est sans fin. Avec joie et frayeur. Ils s’en tiennent au début, à la première expérience. Elle est indispensable. Ils liront jusqu’au soir de leur vie en s’en tenant toujours là, au bord de la première découverte, celle de la solitude, solitude des langues, solitude des âmes. Avec ravissement ils quittent le monde pour aller vers cette solitude. Et plus ils avancent, et plus elle se creuse. Et plus ils lisent, et moins ils savent. Ces gens-là sont ceux qui font vivre les écrivains, les libraires, les éditeurs, les imprimeurs. Les grands livres, les mauvais livres, les journaux, tout est bon à qui aime lire, tout est nourriture à l’affamé.
D’un côté ceux qui ne lisent jamais. De l’autre ceux qui ne font plus que lire. Il y a bien des frontières entre les gens. L’argent, par exemple. Cette frontière-là, entre les lecteurs et les autres, est plus fermée encore que celle de l’argent.
Celui qui est sans argent manque de tout.
Celui qui est sans lecture manque du manque.
La muraille entre les riches et les pauvres est visible. Elle peut se déplacer ou s’effondrer par endroits. La muraille entre les lecteurs et les autres est bien plus enfoncée dans la terre, sous les visages.
Il y a des riches qui ne touchent aucun livre. Il y a des pauvres qui sont mangés par la passion de lire. Où sont les pauvres, où sont les riches. Où sont les morts, où sont les vivants ? C’est impossible à dire.
Ceux qui ne lisent jamais forment un peuple taciturne. Les objets leur tiennent lieu de mots : les voitures avec sièges en cuir quand il y a de l’argent, les bibelots sur les napperons quand il n’y en a pas. Dans la lecture, on quitte sa vie, on l’échange contre l’esprit du songe, la flamme du vent. Une vie sans lecture est une vie que l’on ne quitte jamais, une vie entassée, étouffée de tout ce qu’elle retient comme dans ces histoires du journal, quand on force les portes d’une maison envahie jusqu’au plafond par les ordures.
Il y a la main blanche de ceux qui ont pour eux l’argent.
Il y a la main fine de ceux qui ont pour eux le songe.
Et il y a tous ceux qui n’ont pas de main –privés d’or, privés d’encre. C’est pour ça qu’on écrit. Ce ne peut être que pour ça, et quand c’est pour autre chose c’est sans intérêt : pour aller des uns vers les autres. Pour en finir avec le morcellement du monde, pour en finir avec le système des castes et enfin toucher aux intouchables. Pour offrir un livre à ceux qui ne le liront jamais. "

Christian Bobin  - Une petite robe de fête


Festival de Cannes du 11 au 22 mai 2011

L'AFFICHE DU 64e FESTIVAL

Cette photo de Faye Dunaway a été prise par Jerry Schatzberg en 1970.

Modèle de sophistication et de grâce intemporelle, elle incarne un rêve de cinéma que le Festival de Cannes souhaite entretenir.

Le cinéaste new-yorkais, lauréat de la Palme d’or pour Scarecrow (l’Epouvantail, 1973), a commencé sa carrière comme photographe.
Son travail est rapidement remarqué, en particulier la série de photos de Bob Dylan, prises dans les années soixante : Schatzberg a signé en particulier le portrait du chanteur qui orne la couverture de son légendaire album Blonde on Blonde.

Au début des années 70, Schatzberg se tourne vers le cinéma. Son premier film : Puzzle of a Downfall Child (Portrait d’une enfant déchue, 1970) révèle un sens du cadrage et de la lumière exceptionnel chez un débutant.
Suivront rapidement Panique à Needle Park (1971), qui révèle Al Pacino, et Scarecrow, consacrés à Cannes.

Portrait d’une enfant déchue, dans lequel Faye Dunaway occupe le premier rôle, vient d'être restauré par le studio Universal. Longtemps absent des écrans, il sera présenté en copie restaurée lors du Festival de Cannes, en présence du réalisateur et de son actrice. En France, il sera distribué par Carlotta à l'automne 2011.

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ROBERT DE NIRO, PRESIDENT DU JURY DU 64e FESTIVAL DE CANNES



L’acteur américain Robert De Niro, également réalisateur et producteur, présidera le Jury du 64e Festival de Cannes, qui aura lieu du 11 au 22 mai 2011.


En acceptant l’invitation, Robert de Niro a déclaré : « Le Festival de Cannes représente pour moi une occasion rare, car c’est un des plus anciens et des meilleurs festivals au monde. »

En offrant la présidence du jury à Robert De Niro, les organisateurs du Festival de Cannes rendent également hommage au co-fondateur du Festival de Tribeca, qui fête son 10e anniversaire en 2011.

Robert De Niro, connu pour son amour de New York, a en effet co-fondé le Tribeca Film Center de Manhattan en 1989 puis le Tribeca Film Festival en 2002, qui a maintenant un prolongement à Doha.

« En tant que co-fondateur des festivals de Tribeca et de Doha, j’ai acquis une grande estime pour les jurys qui jouent un rôle décisif en distinguant des films de la plus haute qualité.

Les festivals favorisent les connections au sein de la communauté cinématographique internationale et ont un impact culturel pérenne. » a ajouté Robert De Niro: « Ayant été par deux fois président de jury dans les années 80, je sais que ce ne sera pas une tâche facile pour mes amis jurés et moi-même mais je suis honoré et heureux du rôle qui m’est confié par le Festival de Cannes. »

Souvent considéré comme le meilleur acteur de sa génération, Robert De Niro a construit sa notoriété sur son extraordinaire capacité à se fondre dans ses personnages.

Enfant d’artistes, il a été élevé à New York, au Greenwich Village et a étudié avec Stella Adler puis Lee Strasberg.

Révélé par Mean Streets de Martin Scorsese (1973), puis le Parrain II de F.F. Coppola (Oscar du meilleur second rôle, 1974) et Taxi Driver (Palme d’or, 1976), il enchaîne les chefs d’œuvre: 1900 de Bernardo Bertolucci (1976), le Dernier Nabab d’Elia Kazan (1976), Voyage au bout de l’enfer de Michael Cimino (1978), Il était une fois en Amérique de Sergio Leone (1984), Brazil de Terry Gilliam (1985), les Incorruptibles de Brian de Palma (1987), les Affranchis (1990) puis Casino (1995) de Martin Scorsese, Heat de Michael Mann (1995), et bien d’autres encore.

En 1980, il a reçu l’Oscar du meilleur acteur pour Raging Bull de Martin Scorsese.

Il a présenté huit films au Festival de Cannes, dont deux récompensés par la Palme d’Or : Taxi Driver, en 1976, suivi dix ans plus tard par Mission de Roland Joffé.


De Niro a dédié à son père, peintre surréaliste, le premier film qu’il réalise, Il était une fois le Bronx (1993). En 2006, il signe son deuxième film, Raisons d’Etat.


Ses récentes comédies, Mafia Blues (1999) et Mon beau-père et moi (2000) rencontrent un tel succès qu’elles donnent lieu à des suites : Mon beau-père et nous, sorti fin décembre, poursuit une belle carrière sur les écrans français.

De leur côté, Gilles Jacob et Thierry Frémaux, Président et Délégué général du Festival de Cannes, ont déclaré : « Robert De Niro est entré dans l’histoire du Festival de Cannes dès sa première apparition, avec Taxi Driver qui remporte la Palme d’Or.
Son nom restera associé à celui de Martin Scorsese, comme Mastroianni le fut à Fellini.

Doté d’une plasticité de caméléon, il compose ses personnages sans qu’on sache s’il prend la mesure du rôle ou si le rôle s’adapte à ses mesures.

Ses interprétations précises et nuancées, plus vraies que nature, invitent à l’identification : il est pour toujours le dernier nabab, Vito Corleone, Jack la Motta, Sam “Ace” Rothstein… »

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Film d' ouverture du 64e Festival de Cannes Midnight in Paris de Woody Allen





Photographer - Roger Arpajou © 2011 Mediapro, Versátil, & Gravier Productions


C’est Midnight in Paris, le nouveau film de Woody Allen qui fera l’ouverture du Festival de Cannes le 11 mai prochain dans la grande salle Lumière, en présence du Jury présidé par Robert De Niro.

Cette comédie romantique tournée l’été dernier dans la capitale française réunit une vaste distribution internationale, à laquelle participent Owen Wilson, Rachel McAdams, Marion Cotillard ainsi que Kathy Bates, Adrien Brody, Carla Bruni-Sarkozy, Gad Elmaleh et Léa Seydoux.

Après Londres (Match Point) et Barcelone (Vicky Cristina Barcelona), c’est Paris qui a les honneurs de la caméra du cinéaste new-yorkais le plus apprécié du public européen.

« Midnight in Paris est une merveilleuse lettre d’amour à Paris, déclare le délégué général Thierry Frémaux.

C’est une œuvre dans laquelle Woody Allen approfondit les questions posées dans ses derniers films : notre rapport à l’histoire, à l’art, au plaisir et à la vie. Pour son 41e long-métrage, Il fait à nouveau preuve d'une belle inspiration. »


Produit par Mediapro (Espagne) et par Gravier Productions (New York) et distribué par Mars Films en France, le film sortira en salles le jour de sa présentation à Cannes. Les spectateurs français pourront ainsi le découvrir dans 400 salles à travers le pays.

A cette occasion, le Festival de Cannes a souhaité, avec l’accord de son partenaire Canal+ et le soutien de la Fédération Nationale des Cinémas Français, mettre à disposition de toutes les salles qui le demanderont la cérémonie d’Ouverture, afin que les spectateurs puissent vivre en direct le programme complet de la soirée de lancement du Festival.

Le Festival de Cannes entend ainsi marquer le lien fort qui l’unit aux salles et à leurs publics et attirer l’attention sur les films en sélection.

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EMIR KUSTURICA, PRESIDENT DU CERTAIN REGARD


C’est le cinéaste serbe Emir Kusturica qui présidera le jury Un Certain Regard du 64e Festival de Cannes, du 11 au 22 mai 2011.

Le Certain Regard, cœur de la Sélection officielle avec la Compétition, présente chaque année une vingtaine de films venus de tous les pays et caractérisés par l’originalité de leur propos comme de leur esthétique.

Emir Kusturica a reçu la Palme d’Or en 1985 pour Papa est en voyage d’affaires, son deuxième film. Dix ans plus tard, celle qu’il obtient avec Underground lui fait rejoindre le club réservé des réalisateurs deux fois couronnés sur la Croisette.

Accompagné d’un jury composé d’artistes, de journalistes et de directeurs de festivals, Emir Kusturica décernera le Prix Un Certain Regard et l’ensemble du palmarès lors du week-end de clôture.

Le Prix Un Certain Regard avait récompensé en 2010 Ha Ha Ha de Hong Sang Soo, qui vient de sortir en France.

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Bong Joon-Ho, un président coréen au Jury de la Caméra d'Or


Réalisateur et scénariste, Bong Joon-ho fait des études de sociologie et de cinéma avant de passer à la réalisation.
Il attire l’attention de la critique dès son premier long métrage Barking Dog (Les chiens qui aboient ne mordent pas - 2000).

Le suivant, Memories of Murder (2004), immense succès public en Corée (et 1er prix du Festival de Cognac) le consacre meilleur réalisateur.

The Host, présenté en 2006 à la Quinzaine des réalisateurs va définitivement asseoir sa réputation à l’international comme auteur de film de genre qu’il élève au rang d’art.

Il est invité à Cannes en Sélection officielle avec Tokyo ! (2008), tryptique qui l’associe à Leos Carax et Michel Gondry. En 2009, il y présente Mother au Certain Regard, mélodrame intimiste et subtile analyse de la famille coréenne.

Bong Joon-ho succède à Bruno Dumont, Abbas Kiarostami, Pavel Lounguine ou Roschdy Zem et Gael Garcia Bernal.

La Caméra d’or est attribuée au meilleur premier film présenté en Sélection officielle, à la Semaine de la Critique ou à la Quinzaine des réalisateurs.


Le Prix sera remis par le président du jury lors de la cérémonie de clôture, le dimanche 22 mai.

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LE FESTIVAL DE CANNES FETE JEAN-PAUL BELMONDO





Le Festival de Cannes accueillera Jean-Paul Belmondo le mardi 17 mai pour une soirée spéciale en son honneur.

« Nous sommes heureux qu’il ait accepté d’assister à la soirée festive donnée pour saluer son talent et son itinéraire.

L’étendue de son registre, le charisme de sa personnalité, la précision de son jeu, la gouaille de ses propos, l’aisance de son allure en ont fait avec Jean Gabin et Michel Simon, l’un des plus grands comédiens français de tous les temps.

De nombreux films sont là pour en porter témoignage. Nul doute que la tribu des comédiens français, Jean Rochefort, Claude Rich, Pierre Vernier et Jean-Pierre Marielle, ses amis du Conservatoire, en tête, tiendra à monter les marches cannoises pour fêter “Bébel” sous l’ovation de son public de toujours. », déclarent Gilles Jacob et Thierry Frémaux.

Le moment est en effet venu de célébrer l’extraordinaire talent de l’acteur français.

Depuis la fin des années cinquante, Jean-Paul Belmondo incarne le meilleur du cinéma populaire (Philippe de Broca, Henri Verneuil, Gérard Oury, Georges Lautner, Jacques Deray) qu’il a su concilier avec le cinéma d’auteur triomphant des années soixante et soixante-dix (Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Melville, François Truffaut, Claude Lelouch ou encore Alain Resnais, sans oublier de Vittorio Sica et Alberto Lattuada).

L’Homme de Rio, A bout de souffle, Pierrot le Fou, Léon Morin Prêtre, La Sirène du Mississipi, Le Magnifique, Stavisky ou Borsalino sont autant d’illustrations parmi d’autres de son registre exceptionnel.

Connu dans le monde entier, inspirant des générations d’acteurs, populaire de Los Angeles à Tokyo, de Mexico à Moscou, Jean-Paul Belmondo est certainement l’une des personnalités du cinéma français les plus aimées du public.

Le Festival de Cannes souhaitait depuis longtemps le retrouver sur le tapis rouge.

Entouré de ses amis et de ses admirateurs, Jean-Paul Belmondo assistera le mardi 17 mai à la première du documentaire de Vincent Perrot et Jeff Domenech, « Belmondo, Itinéraire… » et à cette projection succèderont un dîner et une fête, clôturant ainsi cette journée-hommage.


http://www.festival-cannes.com/fr.html

Les ailes de la danse, Pina Bausch

 

Pina Bausch, maître danseuse


En 2008, la chorégraphe allemande Pina Bausch reprend son spectacle Kontakthof avec une quarantaine d'ados jamais montés sur scène. Anne Linsel et Rainer Hoffmann en ont fait un documentaire, Les rêves dansants, disponible en DVD. Entretien avec Anne Linsel.

Les rêves dansants, un film sur la danse ou sur l'adolescence ?
Quand j'ai vu ces jeunes, j'ai compris très vite que ça serait un film sur l'adolescence. Sur la façon dont ils se comportent entre eux, leur rapport à la danse....

En quoi cette expérience les a-t-elle aidés à se construire ?
Pendant un an, ces adolescents ont consacré tous leurs samedis à une activité artistique. Ils sont devenus moins timides, ils ont pris confiance en eux. Ils ont aussi réalisé que leurs préjugés sur les autres n'étaient pas fondés. Ces jeunes, qui viennent de milieux sociaux et culturels complètement différents, ont finalement réussi à créer un groupe très soudé.

La plupart n'avaient jamais dansé, mais tous se sont beaucoup investis...
Ils avaient conscience de leur chance. Sans pouvoir l'expliquer précisément, ils ont senti qu'il se passait quelque chose d'extraordinaire. Je pense que ça tient beaucoup à la personnalité de Pina Bausch et de ses deux assistantes qui ont su les aborder avec tendresse et respect.

Qu'est-ce que Kontakthof a changé pour eux ?
 Joy, qui interprète le rôle principal de la pièce, va passer des auditions pour devenir comédienne. Deux autres jeunes, et notamment Safet, un Rom issu d'un milieu très défavorisé, viennent de réussir le concours de la Folkwang-Hochschule, la prestigieuse école de danse par laquelle est passée Pina Bausch. Tous le disent: ils n'oublieront jamais cette expérience.


Le principal enseignement du film ?
La pédagogie. C'est impressionnant de voir le potentiel des adolescents. De découvrir tout ce qu'on peut faire avec eux lorsqu'on les prend au sérieux, lorsqu'on les motive. Et Pina Bausch était très douée pour ça !

A VOIR
Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch Documentaire de Anne Linsel et Rainer Hoffmann, disponible en DVD (éd. Jour2fête).
Pina Film en 3D signé Wim Wenders, hommage à la chorégraphe allemande, à son regard iconoclaste sur le monde, à la force et la créativité de son travail, à son approche puissante et dépoussiérée de la danse. Actuellement en salle.








Actuellement en kiosque. www.respectmag.com 

Via 

 

Bateau-Baignoire à Berlin



A Berlin, le centre-ville est traversé de part en part par la Spree, fleuve aussi majestueux que pollué. Alors, pour permettre néanmoins aux Berlinois du quartier de Kreuzberg de faire trempette et de profiter des rives, les autorités ont installé sur l’eau le Badeschiff, concept que l’on pourrait traduire littéralement par Bateau-Baignoire
Piscine en plein air en été, couverte en hiver, sauna et espace polyvalent, le Badeschiff permet d’éviter la pollution à Berlin, mais un tel concept adapté en Suisse romande permettrait par exemple de se baigner sur l’Arve à Genève, là où souvent la profondeur n’est pas suffisante, où sur le Rhône où les courants sont dangereux. 
Le bateau-baignoire, c’est profiter de la nature, en évitant la pollution et les dangers, et ce tout au long de l’année.

Paroles...Andrée Chedid

Epreuve du visage


Ethiopian Danakil Woman
Public Anthropology's "Faces of the World" Series

Photo by Victor Englebert

 

Qui
Se tient
Derrière le pelage du monde ?

Quel visage au front nu
Se détourne des rôles

Ses yeux inversant les images
Sa bouche éconduisant les rumeurs ?

Quel visage
Veillant par-delà sa vue
Nous restitue
Visage ?

Quel visage
Surgi du fond des nôtres
Ancré dans l’argile
S’offre à l’horizon ?


Yuriy Petrenko

Yuriy Petrenko est un artiste peintre contemporain ukrainien
Yuriy Petrenko est né en 1962.

Il a étudié les principes fondamentaux de la peinture à l'école d'art de Crimée.
Il a été engagé dans la peinture professionnelle depuis plus de 20 ans.
Le peintre a participé à des expositions collectives en Ukraine, la Hongrie, la Slovénie et la France.
Ses œuvres se retrouvent dans des collections privées un peu partout dans le monde.
Yuriy Petrenko vit et travaille à Kiev.



Old city



Portrait



Nude



Still life with Fig



Harlequin



Small red shoes



Portrait



City



Evening city



Guay



Guay



Ship



The red ship



Louvre



Old city



Landscape



Boats



Evening quay



Evening



Italia



Old bridge



City beside sea



Morning coffee



Coffee on two