lundi 2 mai 2011

El Modernismo de Sorolla à Picasso -1880-1918

el-modersimo.1295075966.jpg

Du 28 janvier au 29 mai 2011

La Fondation de l’Hermitage présente une importante exposition consacrée à l’art espagnol à l’aube du XXe siècle. Centrée autour des peintres de la «génération de 1898» issue des turbulences extrêmes traversées par l’Espagne tout au long du XIXe siècle, l’exposition montre l’évolution que connaissent ces artistes. Oscillant entre respect des traditions hispaniques et modernité, leurs oeuvres s’inscrivent dans l’élan d’ouverture que connaît alors l’avant-garde espagnole.
 
Extraordinairement riche et diverse, la production artistique en Espagne à l’aube du XXe siècle reste encore mal connue en dehors de son pays d’origine. Entre la mort de Goya et la période cubiste de Picasso s’étendent pourtant quelques décennies fascinantes, qui voient se former les prémices de l’art moderne espagnol. Grâce à cette exposition, la Fondation de l’Hermitage propose à ses visiteurs la découverte d’une partie des trésors cachés de l’Espagne, dont beaucoup sont présentés pour la première fois en Suisse.
L’exposition, qui compte une centaine de tableaux, réunit les artistes les plus significatifs de cette époque (Anglada, Beruete, Casas, Mir, Picasso, Pinazo, Regoyos, Rusiñol, Sorolla, Zuloaga). La grande majorité des oeuvres provient de musées publics espagnols (le Prado, le Musée Sorolla, le Musée Thyssen-Bornemisza, ou encore le Musée des beaux-arts de Valence et le Musée National d’Art de Catalogne de Barcelone), de même que de collections privées espagnoles. Quelques tableaux-phares du Musée d’Orsay et du Musée Rodin viennent compléter cette sélection rigoureuse et de haut niveau.
L’exposition est placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le roi d’Espagne Juan Carlos 1er et de Madame Micheline Calmy-Rey, Présidente de la Confédération suisse.

Une exposition consacrée à la peinture espagnole à l’aube du 20ème siècle avec les
artistes de la « génération de 1898 ».

On pourra donc voir Joaquin Sorolla y Bastida (1863-1923) et  Pablo Ruiz Picasso (1881-1973).
Mais il y a aussi de nombreux artistes souvent méconnus hors d’Espagne très intéressants comme Eliseo Meifrén y Roig (1858-1940) – Hermenegildo Anglada Camarasa (1871-1959) - Aureliano de Beruete y Moret (1845-1912)- Ramon Casas y Carbo (1866-1932) - Joaquim Mir i Trinxet (1873-1940) Ignacio Pinazo Camarlench (1849-1916) – Dario de Regoyos (1857-1913) - Santiago Rusiñol i Prats (1861-1931) -Zuloaga y Zabaleta (1870-1945) Pablo Uranga y Diaz de Arcaya (1861-1934)


sorolla-_-paseo-a-orillas-del-mar.1295076082.jpg
Joaquin Sorolla - Promenade le long de la mer
picasso-repas-de-laveugle-1904.1295076306.jpg
Pablo Picasso - Le repas de l’aveugle -1904
eliseo-meifren-y-roig-jardin-a-majorque.1295076426.jpg
Eliseo Meifren y Roig - Jardin à Majorque
hermenegildo-anglada-camarasa-feria-a-valence.1295076619.jpg
Hermenegildo Camarasa - Feria à Valence
mir.1295076808.jpg
Joaquin Mir - Jardin
ramon-casas-y-carbo-apres-le-bal.1295076896.jpg
Ramon Casas - Après le bal
pinazo-l-etang.1295076971.jpg
Ignacio Pinazo - L’étang
regoyos-arc-en-ciel-sur-la-plage.1295077098.jpg
Dario de Regoyos - Arc en ciel sur la plage
rusinol-_jardin-de-miramar.1295077223.jpg
Santiago Rusiñol- Jardin de Miramar
uranga-prueba-de-bueyesen-elgueta.1295077392.jpg
Pablo Uranga - Taureaux sur la place
zuloaga_y_zabaleta-rue-des-passions.1295077963.jpg
Zuloaga - La rue des passions

Femmes et violettes dans la peinture



" Violette, amour caché, clandestinité, secret, ambiguïté sexuelle, unisexualité, etc.
Impossible, avec la violette, de ne pas penser au bouquet introduit par Manet dans le corsage de sa belle-soeur Berthe Morisot, elle-même fleur noire et rose au regard vif de noirceur. Du même, le bouquet de violettes, près d’un éventail, petit roman érotique.
Ou bien cette provocation ; le 1er avril 1930, à Berlin, a lieu la première du film de Sternberg, L’ange bleu, avec Marlène Dietrich. Le soir même, elle part vers New-York où elle restera jusqu’en 1960. Elle s’avance sur scène dans un manteau de fourrure blanc, l’enlève et montre, épinglé sur sa robe, dans l’entrejambe, un bouquet de violettes. Rires, photos, rideau.
Tout cela semble loin, très loin, comme d’avant le Déluge. Ces signaux, ces récits de l’oisiveté sensible, nous racontent un monde où les femmes (du moins certaines) vivaient leur vie végétale en retrait, en serre, en marge centrale, en dissimulation, et comme en attente de fécondation. On envoie encore des fleurs, bien entendu, mais sans sous-entendus. Les lys ne filent toujours pas [3], mais les femmes, désormais, travaillent.
Violette, beau prénom féminin. Mot étrange : viol, viole, violon, violoncelle, voile, voilette. " Ô, l’Oméga, rayon violet de ses yeux ". Rimbaud, encore : " L’araignée de la haie ne mange que des violettes. "
Philippe Sollers, Fleurs, 2006 (p 55).





Carl Zewy "Little Girl in a Hat witha Bunch of Violets"





Henry Meynell Rheam "Violets" 1904





William Worchester Churchill "The Nosegay of Violets Portrait of a Woman" 1905





Dante Rossetti "May Morris"





Marianne Preindlsberger Stokes "Sweet Dreams"





Guillaume Van Strydonck "An Elegant Lady In Pink"





Cecilia Beaux "A Little Girl" (Fanny Travis Cochran) 1887





John William Godward "With Violets Wreathed and Robe of Saffron Hue"





Anthony Frederick Sandys "Love" 1867





Louis Picard "The Violet Seller"





Jules Joseph Lefebvre "Portrait Lady"





John Everett Millais "Sweetest eyes were ever seen"





Jean von de Brug





Stanislaw Wyspianski "Girl with Violets"





John Lavery "Portrait Of Miss Julia McGuire"





James Dromgole Linton "Violets"

Blue Velvet

 
Blue Velvet est un film culte américain réalisé par David Lynch, sorti en 1986
 
 
 
 
 
 


Blue Velvet, David Lynch, 1986
(

L’un des films les plus personnels de David Lynch, le cauchemar caché de Blue Velvet .

Après la débâcle de l’adaptation de Dune qu’il ira même jusqu’à renier, on aurai pu craindre pour la carrière de David Lynch. Heureusement, le réalisateur avait prévu le coup. Il avait accepté Dune à la condition de réaliser ensuite un film plus intimiste. Dino De Laurentiis a accepté le marché et malgré la controverse autour du scénario, a produit ce Blue Velvet.
Un scénario controversé oui, car Lynch y pose tout son univers sensuel, sensoriel et violent que certains qualifieront de quasi-pornographique. Mais le réalisateur ne cède jamais à la facilité ou au choc facile, au contraire. Ici, dans une banlieue américaine, le jeune Jeffrey Beaumont trouve une oreille humaine dans un champs. Menant l’enquête pour trouver à qui elle appartient, il va rencontrer une mystérieuse chanteuse de cabaret alors qu’il commence tout juste à sortir avec la fille de l’inspecteur.
Il est clair qu’après Dune, Blue Velvet a tout du film personnel. David Lynch aborde les thèmes qui reviennent régulièrement dans son œuvre et un univers qui lui est propre. Ainsi, il démonte la vision que nous avions de ces banlieue américaines puritaine des années 50-60 pour y montrer un envers du décor sale, poisseux, porté sur le sexe, la drogue et la perversion. Pas étonnant que le film ai fait débat mais David Lynch aborde toujours ces thèmes avec un grande classe et arrive à rendre envoutante cette atmosphère qui met mal à l’aise. Du coup, impossible de rester indifférent face à ces images qui portent le sexe et la violence aux nues mais jamais gratuitement, au contraire. Encore une fois, David Lynch fait preuve de toute sa maitrise de l’image et du son. Les cadres sont bien travaillés pour mettre mal à l’aise ou révéler toute la sensualité du film et la bande-sonore est envoutante à souhait (en particulier les Blue Star et Blue Velvet interprété par Isabella Rossellini).



On sait que les comédiens de Lynch lui sont fidèles, Blue Velvet en est la preuve. Après Dune et avant Twin Peaks, Kyle MacLachlan incarne le rôle principal de ce jeune qui découvre la sexualité et la perversion et atterri malgré lui dans un enfer auprès d’une Isabella Rossellini suave, perdue, désespérée (elle deviendra d’ailleurs pour un temps la compagne de Lynch)et dominée par un Dennis Hopper plus barjot que jamais en amant violent, drogué, sadique et porté sur des pratiques sexuelles assez douteuses. Face à ce monde, la muse du réalisateur (qu’il fera tourner ensuite dans Sailor et Lula et plus récemment dans Inland Empire), Laura Dern, incarne, en totale opposition avec Isabella Rossellini et l’univers sombre du film, la pureté et l’innocence adolescente et le seul point lumineux qu’il pourra rester dans la vie du héros.



Évidemment, il n’est pas facile pour le grand public de s’immiscer dans cet univers mais les fans du réalisateurs retrouvent là toutes les bases qu’il développera et perfectionnera ensuite dans Lost Highway ou Mulholland Drive. Artiste multi-disciplinaire à l’univers sombre et dérangé, il pose ici réellement son œuvre dans ce film qu’il a revendiqué alors comme le plus personnel.

hopper blue velvet












Ramon Casas y Carbó

Ramon Casas y Carbó (né à Barcelone le 4 janvier 1866 - décédé dans la même ville le 29 février 1932) est un peintre et affichiste Catalan, promoteur du modernisme catalan. Il est surtout connu pour ses portraits et caricatures de l’élite catalane, espagnole et française






autorretrato andaluz

1
2
Nua, 1894
la sargentain
madeleine

Ramon Casas i Pere Romeu en Tandem 

cafeconcert
entre dues llums
sensualitat
Sensualitat
retrato de pablo picasso
Portrait of Pablo Picasso
estudicartellroig
sketch





















Ramon Casas i Carbó (1866-1932) orange inspiration 
Для увеличения нажми на меня!
Ramon Casas i Carbó - Affiche pour le papier à cigarettes Job, 1906

 (605x700, 200Kb)
Ramon Casas Carbo i. Intérieur del Moulin de la Galette. 1890-91