mardi 5 juillet 2011

Paroles

Femmes, c'est vous qui tenez entre vos mains le salut du monde....

Léon Tolstoï
Salvador Dali. Dorothy Spreckels Munn, 1942

(Pour connaître la saga de la famille Munn, absolument passionnante d'ailleurs, aller ici)

Jardin Solarium....

Visite dans un jardin suédois très vert....http://solrum2.blogspot.com/ , celui de mon amie Lottasofia près de Göteborg..

Il est absolument magnifique ces jours-ci



























oche dure.



Haris Alexiou chante la Grèce de la joie de vivre et de la solitude

Haris Alexiou chante la Grèce de la joie de vivre et de la solitude



La chanteuse grecque, Haris Alexiou, a entamé une tournée européenne au début du mois de juin.

Plus qu'une simple artiste, elle est un véritable mythe pour les Grecs du monde entier. Portrait d'une voix à la renommée internationale.

En Grèce, tout le monde l'appelle "Charoula" (petite grâce). Ce diminutif affectueux donné à la  plus connue des chanteuses-interprètes hellènes est la façon qu’ont les Grecs de dire qu’elle leur appartient, qu’elle chante pour eux, avec eux et par eux.
Haris Alexiou apparait dans le paysage de la chanson grecque en 1972, toute jeune fille mais déjà dotée d'une forte personnalité. C'est son disque en duo avec Giorgos Dalaras, autre interprète grec mythique, dans lequel ils chantent l’Asie Mineure, cette patrie perdue dont tout Grec se sait descendant, qui lance sa carrière.

Universelle


Elle a tout chanté, de la ballade populaire au rébétiko et de la mélopée orientale au rock. Et lorsqu’en mars dernier, le maire turc de Gazi-Emir (Ancienne Thèbes) a donné son nom à une avenue de la ville de ses ancêtres, Charoula a su, qu’au-delà de la Grèce, elle chantait les peines et les joies de tous, femmes, déracinés, et personnes blessées par l’amour ou par la guerre.

Les chanteurs sont nombreux en Grèce, tant la chanson est un art de vivre. C’est la forme la plus populaire d'expression de la littérature et les vers des plus grands poètes, d’Elytis à Rítsos en passant par Seféris, ont été mis en musique et ont accompagné tous les soubresauts de la vie grecque du 20ème siècle.

Un style inclassable et envoûtant

Qu’est ce qui fait que Haris Alexiou est toujours tête d’affiche 40 ans plus tard ? Sa façon si particulière d’être elle-même, inclassable. A la fois chanteuse de variété et intellectuelle, elfe et diva, gouailleuse et tragique, elle navigue sur les mélodies comme sur une mer, tantôt calme, tantôt tempête, et susurre ou crie les paroles, comme si elle prenait chaque mot dans ses bras. Sa voix, caressante sans être mielleuse, vous emprisonne dans un filet d’ondes dont on ne peut s’échapper, et sa présence, altière et tranquille, comme peut l’être une panthère à l’affût, sont ses atouts premiers.
Le reste, c’est une discipline de vie, qui malgré de rudes coups du sort, l’a menée sur tous les chemins de Grèce pour chanter dans les stades, les bords de mer et les théâtres antiques en plein air. Absorbant l’amour que lui envoient ses innombrables fans, elle le restitue au centuple, à chaque fois inchangée et pourtant toute neuve.

Des concerts toujours plus forts


Haris Alexiou a traversé les mers pour retrouver les Grecs de la diaspora sur les cinq continents où ils se sont établis et aussi rencontrer de nouveaux publics. Elle reste néanmoins très attachée à son pays. En 1999, elle s’est produite à Athènes et à Istanbul avec Sezen Aksu, son alter ego turque, pour les victimes des tremblements de terre qui ont touché les deux pays. Et en août 2004, elle a participé à l’ouverture des Jeux olympiques d’Athènes.
Après avoir chanté les grands classiques (Theodorakis, Loïzos, Hadjitakis, …), elle écrit désormais elle-même beaucoup de ses textes et les délivre sur un tempo rock et même rap. Une artiste complète, dont les chansons sonnent au diapason d’une Grèce désorientée, où la désespérance côtoie la de joie de vivre et où les solitudes se noient dans des foules successives.




Iris Van Herpen: la mode Geek made in Netherlands

Iris Van Herpen: la mode Geek made in Netherlands

DR
Elle se joue des matières comme les poètes se jouent des mots. Elle sculpte avec ses logiciels de dessin des objets que son imprimante 3D extrait du néant. Iris van Herpen, styliste néerlandaise, est la vedette d'une exposition qui s'est ouverte le 29 juin à Utrecht, aux Pays-Bas. Et, surprise, elle était aussi à Paris ce 4 juillet!
 
Le Centraal Museum d’Utrecht présente une exposition originale depuis ce 29 juin jusqu’au 29 octobre : "Le nouvel artisanat, Iris van Herpen et son inspiration"

Née à Wamel, aux Pays-Bas, en 1984, Iris van Herpen est loin de l’image de la blonde évaporée associée parfois un peu légèrement aux métiers de la mode. Sa collection "Escapism" avait été très remarquée à Paris en janvier 2011. Et pour démentir que nul n’est prophète en son pays, elle a remporté en 2010 la plus haute récompense néerlandaise pour une jeune styliste, le Dutch Fashion Award.

Entre architecture et mathématiques

Iris van Herpen s’est associée à l’architecte Daniel Widrig pour développer une nouvelle technique basée sur l’imagerie digitale et une imprimante laser 3D qui découpe d’une pièce, dans des matériaux révolutionnaires, les parties de vêtements qui sont ensuite assemblées à la main.
Cette méthode de conception et de création permet les formes les plus audacieuses et les plus excentriques, certaines rappelant d’ailleurs les images fractales, ces dessins magiques dérivés de formules mathématiques complexes.
Iris van Herpen associe également les matériaux les plus contrastés dans son travail : du métal brûlé tissé aux textiles à base de cheveux ou de poils d’animaux.

Une geek passionnée de tradition

Pourtant, son inspiration, Iris la trouve dans le corps humain : "je trouve ce travail sur le corps très important" déclare-t-elle dans la vidéo publiée sur le site du musée
J’aime associer les techniques du futur avec celles du passé, il y a une force et une beauté particulière dans cette rencontre. »
Iris trouve aussi l’inspiration dans l’œuvre d’autres artistes, et notamment celui de du sculpteur néerlandais Bart Hess, qui travaille également à partir du corps humain dont les formes se perdent dans des excroissances complexes de mousse, de morceaux de papier ou de boules de matériaux composites…
Le chapelier anglais Stephen Jones est un autre artiste qui trouve de nombreux échos dans le style d’Iris van Herpen. La jeune femme vit un rêve :
pour moi, c’est un rêve de travailler avec des artistes qui m’inspirent. Ensemble, à travers la recherche de nouveaux matériaux, de nouvelles formes et de techniques neuves, nous referons de la mode un produit de valeur, un produit qui a du sens. »

Une rétrospective à 27 ans

A 27 ans, Iris van Herpen connaît déjà la consécration avec cette première exposition dans un musée. "Le nouvel artisanat, Iris van Herpen et son inspiration" montre non seulement une rétrospective de ses créations, une nouvelle collection spécialement créée à cette occasion, mais aussi ses méthodes de travail et la fameuse imprimante 3D laser avec laquelle elle sculpte ces formes étranges dans les matériaux les plus improbables.
Des vêtements haute couture, bien entendu – 25 pièces – mais aussi de spectaculaires costumes de danse réalisés pour des représentations de ballet contemporain, exhibés avec des effets de lumières et une vidéo grandeur nature.

Vidéo de sa précédente collection


Le Musée a joué la carte des contrastes en présentant simultanément une robe avant-gardiste de métal sculpté au laser et une pièce d’orfèvrerie du 17e siècle signée Adam et Paulus van Vianen. D’autres pièces contemporaines voisinent avec de somptueux objets du passé, racontant l’histoire de l’artisanat d’art néerlandais.

Les deux complices d’Iris figurent également au menu de cet événement peu commun : des chapeaux de Stephen Jones et des sculptures de Bart Hess sont exposés dans des salles annexes afin de montrer les similitudes d’inspiration.
Et le 4 juillet, Iris van Herpen à Paris, pour présenter son travail au Haute-Couture Show. 
Voyez ce défilé parisien !.