mardi 9 août 2011

Il était une fois...Ed Khitry et la Polésie....

Kukushka


 (Merci à florizel pour ces magnifiques images)

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Un voyage présenté par  Poemas del Rio Wang :
Ed Khitry, photographe de mariage ukrainien, dans le tortillard surnommé "Kukushka" (coucou) qui traverse la Polésie, région de plaines, de forêts, d'étangs, de tourbières, de lacs et de collines qui s'étire de la Pologne à la Russie, entre Biélorussie et Ukraine.
buisson
jeu
mousse
sac
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Anton Tchekhov vu par Natalia Ershova

Natalia Ershova


Illustratrice contemporaine russe, née en 1970, vit à Moscou,
diplômée du Moscou Art College "Dans la mémoire de la révolution de 1905 "

J'aime énormément ce travail, je l'avoue bien sincèrement!
.











Illustration sur Anton Tchekhov




Illustration sur Tchekhov








Illustration de l'histoire «Madame» d'Anton Tchekhov





Illustration sur Anton Tchekhov





Illustration sur une histoire d'O. Henry





Illustration O. Henry





Anton Tchekhov





Illustration O. Henry histoire





Anton Tchekhov





Illustration O. Henry histoire




Illustration O. Henry histoire




Anton Tchekhov





Anton Tchekhov





Anton Tchekhov

















La photo du jour

Photo: A seagull at a marina

The Nahmad Collection


Henri Matisse, Portrait au manteau bleu, 1935 Nahmad Collection, Switzerland, © 2010 ProLitteris, Zürich
Le Kunsthaus Zürich présente en exclusivité et en première des chefs
d'œuvre de la collection privée de la famille Nahmad – The Nahmad Collection. On pourra y voir quelques 125 tableaux de Picasso, Matisse, Modigliani, Kandinsky, Monet et de bien d'autres encore. Une première mondiale. 

Du 21.10.2011 - 15.01.2012

La famille Nahmad, installée à Monaco avec des ramifications jusqu'à Londres et New York, collectionne le grand art pour la deuxième génération. Pendant des décennies, ces marchands d'art originaires de Syrie ont acheté, avec détermination et le regard du connaisseur, mais aussi vendu, des peintures et des sculptures, consolidant ainsi une collection de premier plan en marge d'un commerce d’art international florissant.

PREMIÈRE EXPOSITION AU MONDE DE CETTE COLLECTION PRIVÉE
Les chefs d'œuvre de cette collection unique n'ont encore jamais pu être vus dans leur ensemble. Les prêts généreux envoyés au Kunsthaus pour l'exposition Picasso, qui vient de se terminer et a reçu un franc succès, ont attiré l'attention d'un large public sur la qualité de ce trésor privé. Picasso en est l'un des principaux artistes avec quantité d'œuvres de toutes ses périodes de création; Matisse, Modigliani et Kandinsky sont représentés par des séries d'œuvres majeures brillantes, de même que Claude Monet en tant que père des modernes avec des tableaux aux couleurs chatoyantes, rapportés de ses voyages dans le sud.

LISTE D'ŒUVRES EN COURS D'ÉLABORATION: IMPRESSIONISME, SURRÉALISME, ABSTRACTION
La famille disposant de plusieurs milliers d'œuvres, une sélection cohérente est nécessaire. Helly Nahmad (Londres), chargée de la préparation du côté de la famille, et Christoph Becker (directeur du Kunsthaus Zürich) ont fait leurs premiers choix, plutôt surprenants. Des œuvres de grande valeur de Mark Rothko, Alberto Giacometti ou Salvador Dalí restent dans les réserves. La sélection suit d'autres critères. Elle obéit au canon de l'histoire de l'art, tout en présentant des traits très particuliers: l'éventail s'étend de l'impressionisme tardif, avec Renoir et Degas à la fin du 19ème siècle, au surréalisme, en passant par le cubisme et l'abstraction. Magritte, Léger et Max Ernst y côtoient le groupe exceptionnel de Joan Miró. Les «Canotiers à Argenteuil» (1874) de Monet, la «Étude pour improvisation 3» de Kandinsky ou la remarquable «Composition suprématique» (1916) de Kazimir Malevich ont été choisis pour Zürich. Avec le «Portrait au manteau bleu» de Matisse et le portrait du marchand d'art Paul Guillaume de Modigliani, ces œuvres offrent un parcours véritablement étonnant reliant les temps forts des modernes. Entre temps, le nombre d'œuvres initialement proposé pour l'exposition est passé de 100 à 125.



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Ce qu'écrivait le  Le Journal des Arts - n° 53 - 30 janvier 1998

 À Londres, le marchand ouvre une luxueuse galerie
Londres semble garder la confiance de ses antiquaires puisque qu’Helly Nahmad, de la célèbre famille de marchands, vient d’y ouvrir une galerie. Il y présentera une sélection des chefs-d’œuvre de la fabuleuse collection impressionniste et moderne rassemblée par son père et ses oncles.
À l’instar des Wildenstein, la famille de marchands Nahmad est célèbre pour les chefs-d’œuvre que la rumeur attribue à sa collection. Les Londoniens vont pouvoir en admirer quelques-uns dans la luxueuse galerie qu’Helly Nahmad vient d’ouvrir dans Cork Street. Son grand-père, un banquier syrien, s’était installé au Liban, puis, quand le Moyen-Orient devint trop dangereux, en Italie. Ses fils, Joseph, David et Ezra se sont fait une place sur le marché de l’art et posséderaient, toujours d’après la rumeur, des milliers de tableaux impressionnistes et modernes, dans les entrepôts du port franc de Genève. Pendant vingt ans, les Nahmad ont su utiliser avec talent le jeu des ventes aux enchères, achetant et vendant, utilisant au maximum les différences de prix d’un pays à l’autre, d’un continent à l’autre. Dans les années quatre-vingt, ils ont très bien exploité la frénésie d’achats des Japonais, sans pour autant éviter des pertes au moment de l’effondrement du marché. Le marchand new-yorkais Jeffrey Deitch a dit à leur propos qu’ils jouaient sur le très long terme. Ce qu’Helly, fils d’Ezra, exprime ainsi : “Ma famille n’est pas une famille de marchands. Quand on traite avec des œuvres de ce calibre, ce n’est pas le terme approprié. Notre activité relève de l’investissement à long terme – sur plusieurs décennies parfois – et associe les métiers d’investisseur, de marchand et de collectionneur.” Il souligne que la nouvelle galerie londonienne est une entreprise personnelle, même si sa famille le soutient. Parmi les tableaux de très grande qualité de l’exposition qui ouvre le 12 février, figure le portrait de Madame Fabre peint par Toulouse-Lautrec en 1891, acheté par l’un des oncles d’Helly Nahmad chez Sotheby’s à Londres en 1991. Il pense organiser trois expositions par an, la prochaine, en mai, étant consacrée à Picasso. Alors que depuis quelques années, la fin de Londres en tant que centre mondial du marché de l’art est annoncée, l’ouverture de cette galerie est un réel signe de confiance dans la capitale britannique. L’une des raisons du choix d’Helly Nahmad, à en croire le compliment adressé à ses nouveaux confrères : “Londres a les marchands les plus honnêtes du monde, surtout Lefevre et Marlborough.”

Sourire: "Méfions nous des livres "...


Merci à Castalie , une mine de petits trésors cachés.....

« A l'exception d'un petit nombre d'ouvrages religieux tels que la Bible et le Coran, les livres exercèrent toujours une faible action. S'il leur arrive accidentellement de posséder une certaine influence, c'est que les gouvernants aiment à trouver dans les écrits des philosophes une thèse capable de justifier leurs actes. On a souvent rappelé que Robespierre et les hommes de la Révolution s'inspiraient des oeuvres de Rôusseau. Il semble fort probable que cet écrivain leur fournit simplement, grâce à sa théorie erronée de l'égalité naturelle des hommes détruite par les iniquités sociales, une justification de tous les décrets révolutionnaires. »
(Gustave LE BON, Premières conséquences de la guerre, 1916)

« Serait-il vraiment très difficile de poser le principe que tout auteur, tout écrivain dont l'oeuvre se plaît à la description minutieuse des raffinements de luxure, dont les ouvrages avilissent la jeunesse, souillent le coeur, est un écrivain déshonoré, un homme disqualifié, à qui on ne serre plus la main, qu'on n'invite plus à sa table, un mauvais Français, actif collaborateur des convoitises germaniques? »
(Paul BUREAU, L'indiscipline des moeurs, 1922)

« Toute littérature vraiment digne de ce nom repose sur les deux principes qui conservent les Etats, c'est-à-dire sur la morale et la religion. »
(D. SAUCIÉ, Histoire de la littérature française, 1863)

« Les livres sont faits aujourd'hui, pour la plupart, par des gens qui sont la honte et l'opprobre de leur temps. »
(Marie-François LHOMME, La Comédie d'aujourd'hui, 1898)

« Je hais les livres; ils n'apprennent qu'à parler de ce qu'on ne sait pas. [...]
L'abus des livres tue la science. Croyant savoir ce qu'on a lu, on se croit dispensé de l'apprendre. Trop de lecture ne sert qu'à faire de présomptueux ignorants. De tous les siècles de littérature, il n'y en a point où l'on lût tant que dans celui-ci, et point où l'on fût moins savant. »

(Jean-Jacques ROUSSEAU, Émile, 1761)

« Ceux qui composent des livres gravement obscènes pèchent mortellement; car ils sont une occasion de ruine spirituelle pour un grand nombre de personnes, et ils ne peuvent invoquer aucun motif d'excuse légitime.
Il est également impossible de trouver une raison suffisante pour excuser ceux qui font profession de vendre de tels livres : pèchent donc mortellement les libraires qui les tiennent dans leur magasin, les y étalent et les vendent au public. »
(Mgr J.-B. BOUVIER, Dissertation sur le sixième commandement, 3, 3)

Bellor, un artiste hors du commun

Bellor artiste belge, décédé en 2000.
Bellor est le pseudonyme du peintre symboliste belge René Miessen (1911 - 2000).
 
Un site à visiter réalisé par son fils: http://www.bellor.be/






















L'insolite et l'inquiétant

Le peintre Bellor a fait une apparition relativement tardive sur la scène de l’art. Personnage secret, peu communicatif, il a surgi brusquement du néant pour venir nous surprendre et nous intriguer. Il travaille avec soin et lenteur, aussi le nombre de ses œuvres est-il très limité. Ce qui leur donne un caractère de rareté qui doit séduire les collectionneurs.

Pour les simples amateurs, que les prix atteints par les œuvres de l’artiste laissent muets, signalons seulement la qualité aristocratique d’un art qui sort totalement de l’ordinaire et qui fait songer au plus étrange, au plus ambigu des spectacles. S’il est un art qui se prête peu à descendre dans la rue, c’est bien celui de Bellor dont les personnages insolites et inquiétants appartiennent à cet « élitisme » de la pensée et du beau métier qui fait grincer des dents à ceux qui affectent de mépriser le caviar.

Bellor est né, si on en croit une rumeur peu précise (car il est lui-même très discret à son propos), quelque part dans le sud de notre province du Luxembourg, Arlon peut-être, aux environs de 1910. Il a vécu de nombreuses années à l’étranger, ne donnant son adresse à personne et paraît vivre dans une sorte de temps « faustien » qui défie la classification et la comparaison.

Etait-il architecte à Rome, à Paris, à Londres, à Florence, ou guérisseur comme Cagliostro ou mage venu de la République de Venise, ou personnage issu à l’avance d’un film encore à naître de Fellini ?

On est devant l’homme et l’œuvre, tenté d’affabuler et l’on songe au mystérieux chevalier de Saint-Germain.

Acceptons cette convention et occupons nous de l’œuvre présente de ce magicien passé à la peinture, qui veille jalousement sur ses secrets, qui peaufine ses tableaux et fait montre d’un perfectionnisme qui frise une exigence non exempte de cruauté. Dans son univers peuplé de mannequins, de poupées, d’automates, d’instruments de musique, de femmes portant coquillage de polyèdre de cristal en guise de tête, règnent une inquiétude, un malaise et une sorte de crainte dont le spectateur, malgré lui, ressent les effets. Se noue donc, entre celui-ci et le créateur d’illusions, une étrange connivence, un peu théâtrale, qui ne va pas sans alarme ni heureusement sans plaisir.

Ce qui donne toute son éloquence à cet art où l’on perçoit par instant une ironie glacée, c’est l’apparition, tout à fait originale, de ces grands personnages méphistophéliques, drapés de rouge, légers comme des flammes, élégants comme des danseuses, qui nous introduisent au mystère d’une autre dimension. De telles toiles appartiennent à la grande peinture de tous les temps et sont marquées d’un signe qui pourrait être la griffe du Malin. Car celui-ci se manifeste plus dans la discrétion que dans le tintamarre.

Il semble que Bellor, avec son allure innocente d’agent secret, sa politesse de diplomate, son œil bleu trop pur, son sourcil blanc interrogateur, doive avoir, en quelque matière, commencé avec lui…

A fréquenter donc avec circonspection.



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Bellor dessinateur, caricaturiste.  Sa biographie, ses talents de dessinateur, caricaturiste et affichiste
 
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René Miessen est né à Arlon le 30 juillet 1911 ou il vécu sa jeunesse et son adolescence. Vers 14/15 ans un copain l'entraîne aux cours du soir de dessin à l'académie où après quelques semaines son professeur lui déclare qu'il n'a plus rien à lui apprendre.
Les parents de ce surdoué l'inscrivent à St-Luc à Tournai en architecture. Ses professeurs en première année le place immédiatement, pour la section dessin, avec les élèves de 7ème année. Après 4 ans, sa famille ne sachant plus assumer les frais de ses études, il vient vivre à Bruxelles ou il pratique l'étalage, la décoration et le dessin publicitaire. Il se marie.
En 1944 il crée pour l'agence Rossel la fameuse affiche "Le fürher teutonicus" diffusée en 20m² sur tous les murs de Bruxelles (voir ci-contre).
Il prend ses distances au moment de l'offensive Von Rundstedt du fait de cette affiche.
Il crée ensuite la fameuse carte postale de McAuliffe : "NUTS" (22.12.1944, voir infra) qui fut vendue à Bastogne pendant de nombreuses années.
Ancien chasseur ardennais il est sollicité pour participer à la réalisation du Monument des Chasseurs Ardennais dont il dessine les bas reliefs et le projet du sanglier.
A la mobilisation,comme arlonnais, il intègre le corps des chasseurs ardennais. Nous avons retrouvé dans ses archives une série de planches et croquis de cette période. Ceux ci seront exposés du 15.12.2004 au 05.01.2005 à la MIESSENGALLERY rue Lebeau 18 à 1000 Bruxelles pour le 60ème anniversaire de la bataille des Ardennes.
Carte postale de Bellor vendue pendant des années à Bastogne.
Inscrit au verso :
“Surrounded in Bastogne by Marshall von Rundstedt’s forces and ordered to surrender, General Anthony Mac Auliffe, commander of the 101st. Airborne U.S. Army Divisions handed to the Nazi emissary a note containing symply the one word “NUTS” (22nd. Dec. 1944). His resistance decided the German defeat in the Ardennes. Mac Auliff’s word, like the one of Cambronne at Waterloo, now belongs to History.”
Après la guerre il continue à gagner exclusivement sa vie de son dessin, toutes les campagnes d'affiches de la malle Ostende-Douvres, les bas Du Parc, affiches de cinéma, en-tête de lettre, livres pour enfants, costumes pour le cabaret "Le Boeuf sur le Toit" etc.... Au début des années 50 il s'établi à Paris ou il vit de son dessin. Puis sur la côte d'Azur. Il voyage en Italie et partout en Europe en visitant les Musées et tous les centres artistiques. Il revient à Paris puis à Bruxelles ou il se consacre exclusivement à la peinture.
Dans les années 70 (à 60 ans) il se présente enfin sur le marché de l'Art ou il est d'emblée accueilli par les amateurs et les critiques comme un artiste exceptionnel, en dehors de toutes les normes à la mode tel la peinture pour les masses, la diffusion, les relations publiques pratiquées par les plus grands noms de l'art au détriment de la seule qualité dont il avait fait son crédo.
Bellor a peint jusqu'à 88 ans, moment de sa maladie. Il refusait d'exposer depuis 1983. Depuis son décès en 2000, certaines de ses oeuvres ont participé à d'importantes expositions ou il continue à étonner tous les amateurs et professionnels par une qualité unique, par la connaissance approfondie de la technique des glacis que plus aucun artiste n'a les qualités requises et pour lequel il a souvent été comparé aux grands peintres flamands du 15ième siècle. Le journal LeSoir/Victor titrait lors d’une exposition de ses œuvres en décembre 2001 : NON, BELLOR N'EST PAS MORT.
Liens utiles :
* La page de Bellor sur notre site.
* Le site de Bellor, par son fils.
* Le site sur la Bataille des Ardennes d'où cette page est tirée.

Neysa McMein

Neysa McMein


(1888 - 1949), artiste peintre, illustratrice américaine, née Marguerite Edna McMein.

Elle créa, de 1923 à 1937, les couvertures de McCall's.
Avec les artistes Howard Chandler Christy et Harrison Fisher, McMein constitua le Motion Picture Classic magazine's, le jury "Fame and Fortune" de 1921/1922, qui découvrit "the It-girl", Clara Bow.

neysa mcmein cover
1921 (via : american art archives)

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1932 (via : american art archives)

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(via : american art archives)