mercredi 10 août 2011

Eva Gonzalès, l'élève préférée de Manet....

Eva Gonzalès  - artiste peintre française, l'élève préférée d'Edouard Manet  ne lui survécut que six jours ...

Elle est décédée à l'âge de 34 ans, laissant derrière elle une créativité artistique assez surprenante.
Ses thèmes de peinture - scènes de genre, portraits, paysages et natures mortes.

Issue d'une famille bourgeoise monégasque et d'origine espagnole, Eva Gonzalès vécut à Paris une enfance heureuse. Son père était le romancier Emmanuel Gonzalès, feuilletoniste du Siècle, et sa mère une musicienne belge. Ils habitaient au troisième étage du 11 rue Bréda (aujourd'hui rue Henry-Monnier).

Elle fut l'élève de Charles Chaplin avant d'être celle de Gustave Brinon. Présentée par Alfred Stevens à Edouard Manet, elle entra sans son atelier en 1869 et y rencontra Berthe Morisot, qui fut jalouse de son amitié avec le maître.
Elle servit fréquemment de modèle pour les membres de l'école impressionniste. Elle reçut les éloges d'Émile Zola et Jules-Antoine Castagnary.
Retirée à Dieppe pendant la guerre franco-allemande de 1870, elle y peignit des tableaux assez sombres.
Elle épousa l'artiste peintre et graveur Henri Guérard en 1879. Le couple était très ami avec le peintre Norbert Gœneutte, qui fit plusieurs portrait d'elle, de son mari et de son fils.
Eva prit parfois Henri, et très souvent sa sœur cadette, Jeanne Constance Gonzalès, comme sujets pour plusieurs de ses tableaux, ainsi que sa mère, musicienne.
Elle avait son atelier 11 rue Bréda. Elle se refusa à participer aux salons impressionnistes. Le couple se rendait à la ferme Saint-Siméon à Honfleur, où il retrouvait leurs amis peintres Félix Bracquemond, Félix Buhot, Paul Cézanne, Adolphe-Félix Cals, Jules Chéret, Ernest Cabaner, Norbert Gœneutte. Ils habitent au 2 rue Bréda et 4 avenue Frochot.
Sa carrière prit brutalement fin lorsqu'elle mourut d'une embolie le 5 mai 1883, à l'âge de 34 ans, peu de temps après avoir accouché d'un fils, Jean Raymond Guérard, exactement six jours après le décès de son professeur, Manet, alors qu'elle était occupée à tresser une couronne pour sa tombe. Henri Guérard se remaria avec sa sœur, Jeanne Gonzalès.
Eva Gonzalès est inhumée au cimetière de Montmartre.

Eva Gonzales Auto



Une exposition posthume rétrospective de Eva Gonzalez 1885 photos


Edouard Manet Portrait de Eva Gonzales


Edouard Manet Portrait de Eva Gonzales dans le studio de l'artiste en 1870


Eva Gonzalez devant le miroir


Eva Gonzalez dame en robe blanche


Eva Gonzalez Portrait de Jeanne Gonzales (la soeur de l'artiste)


Eva Gonzalez Secret (portraits de la soeur de l'artiste)


Eva Gonzalez  1876


Eva Gonzalez l'infirmière et un garçon


Eva Gonzales Matin Rose


Eva Gonzalez dans l'opéra italien


Thé de l'après-midi


Eva Gonzales Paresse


Eva Gonzalez pour la toilette


Eva Gonzalez modiste


Eva Gonzalez Nu


Eva Gonzalez dans le parc


Eva Gonzalez bonne


Eva Gonzalez Toujours avec chaussons de ballet


Eva Gonzalez  Pivoines hanneton

"Tuer une voix, c'est tuer toute l'humanité"...

Le chanteur et poète argentin, Facundo Cabral
Le chanteur et poète argentin, Facundo Cabral

"Tuer une voix, c'est tuer toute l'humanité"

Le 9 juillet, le chanteur argentin Facundo Cabral mourait assassiné au Guatemala. Figure contestatrice et surtout poète de la chanson sud-américaine, sa mort a secoué toute l'Amérique latine. Voici une sorte de "déclaration d'amour" et de chagrin écrite par Galel Cardenas, écrivain hondurien.

"Il n'est pas nécessaire d'être cultivé pour comprendre que l'assassinat de Facundo Cabral [le 9 juillet dernier], auteur compositeur et interprête argentin adoré dans son pays, incarnation (aux côtés d'autres voix latino-américaines) de la poésie humaniste la plus extraordinaire du continent, est une barbarie absolue.

Facundo Cabral était un homme exceptionnel, sans égal par ses talents de compositeur de plaisirs musicaux et littéraires inestimables, porteur de valeurs de solidarité et d'amour illimités.
Né dans la lointaine ville argentine de La Plata le 22 mai 1937, lointaine pour nous, hommes, femmes et enfants d'Amérique centrale, berceau du calendrier astronomique le plus précis qui ait jamais existé [le calendrier Maya], Facundo Cabral a vu le jour au milieu de ce peuple pauvre et marginalisé que l'on trouve dans tous les recoins de l'Amérique de Rubén Darío, d'Octavio Paz, de Gabriel García Márquez, de Jorge Luis Borges, de Julio Cortázar, d'Alejo Carpentier, de Miguel Angel Asturias, de Roberto Sosa, de Roque Dalton.

Une vie émaillée de tragédies : Facundo aurait été muet jusqu'à 9 ans et analphabète jusqu'à 14 ans ; et il est devenu veuf à 40 ans et a perdu son père à 46 ans.
Enfant marginal, il se retrouve en prison tout jeune encore, et fait la connaissance derrière les barreaux d'un prêtre du nom de Simón qui lui apprend à lire et à écrire, et lui dévoile aussi les chemins infinis de la littérature : il suffit de trois ans au jeune Facundo pour rattraper son retard scolaire.
Facundo Cabral était l'auteur-compositeur-interprète de ceux pour qui le pain est une utopie de tous les jours, le toit un rêve inassouvi, la dignité humaine un cours d'eau asséché.
En 1954, le 24 février, précise Facundo Cabral, un vagabond lui récite le Sermon sur la montagne. C'est ainsi qu'apparaît l'artiste naissant, qui écrit alors une berceuse [mythique] intitulée “Vuele bajo”, inaugurant une vie d'une grande richesse, faite d'incessants voyages aux États-Unis et dans le monde.

Facundo Cabral fera plus tard la connaissance d'Atahualpa Yupanqui et de José Larralde, des musiciens qui lui montrent la voie du folklore et de la musique vivante, celle de l'homme de chair et de sang qui, en Amérique latine, doit arracher péniblement à la pauvreté quelques lambeaux de vie.
Vers 1970, Facundo Cabral écrit sa chanson phare, “No soy de aquí ni soy de allá”, et il rencontre cet autre géant de la musique qu'est Alberto Cortez, qui a fait frémir l'humanité avec une voix où l'humanisme coule tel un torrent cristallin.


Ses grands modèles, Jésus, Gandhi ou mère Teresa, sont présents dans toutes ses compositions.
Comme nombre d'artistes rebelles, la dictature argentine l'a poussé à l'exil de 1976 à 1983 [au Mexique].

Facundo Cabral a sillonné le monde, brandissant sa musique et ses mots pour nous interpeller sur le sort du genre humain, luttant contre l'injustice et l'ignominie, mais luttant surtout pour exprimer l'essence profonde de l'homme qui cherche par l'esprit à réaliser les grandes utopies sociales.
Et d'une scène à l'autre, il a offert sa musique comme il s'est offert lui-même dans tous les pays, devant toutes les foules, comme devant l'auditeur solitaire, donnant à entendre son vaste humanisme mélodique et esthétique à fleur de peau.

Et le 5 juillet dernier, en cette année mondialement marquée par le paradoxe, il est arrivé au Guatemala, la patrie de Miguel Angel Asturias, Prix Nobel de littérature 1967, celle aussi du poète surréaliste Luis Cardoza y Aragón, du fabuliste Augusto Monterroso, lauréat en 2000 du prix [espagnol] Príncipe de Asturias, et de l'extraordinaire dramaturge Carlos Solórzano, dans la patrie de l'éternel printemps qui, avec sa grande sensibilité artistique avant-gardiste, a offert au chanteur argentin son admiration et son immense amour. A la fin de son premier concert, dans la capitale guatémaltèque, il a déclaré : "Je vous ai déjà remerciés, je remercierai aussi les gens de Quezaltenango [date suivante de sa tournée dans le pays], et il adviendra ensuite ce que Dieu décidera, car Lui sait ce qu'il fait."

Le 9 juillet, alors qu'il fait route vers l'aéroport international La Aurora, il est abattu par des tueurs à gages. Le compositeur chéri de l'Amérique latine, l'inégalable Facundo Cabral meurt, dans la confusion et la violence, à l'âge de 74 ans, victime du crime organisé qui frappe n'importe où, n'importe quand.

L'Amérique insoumise pleure aujourd'hui son absence physique, mais qu'il soit le bienvenu au Parnasse des Américains illustres. Nous respectons, admirons et vénérons cette voix parmi les voix extraordinaires que notre continent a produites, parfois dans le sang et la violence, mais surtout dans cet amour de la vie qui se renforce jour après jour.
Un combat sourd et sombre contre l'injustice nous est imposé par un système capitaliste qui exploite les hommes, mais nous nous en affranchissons peu à peu, grâce à des voix comme celle de Facundo Cabral, chantre des épiphanies contemporaines de notre Amérique, qui viennent chaque jour apaiser notre douleur."

Paroles de Christian Bobin


«Je trouve mes lectures dans la lumière du ciel. C'est le livre le plus profond qui soit - et ce n'est même pas moi qui en tourne les pages.»



  Christian Bobin   - Tout le monde est occupé  

Rodchenko à Zürich

‘Alexander Rodchenko – Revolution in Photography’ au Fotomuseum Winterthur, Zurich   

 du  28.05 au 14.08.2011  Fotomuseum Winterthur website

Alexandre Mikhaïlovitch Rodtchenko  né le 23 novembre 1891 à Saint-Pétersbourg et mort le 3 décembre 1956 à Moscou, est un artiste russe à la fois peintre, sculpteur, photographe et designer.
Il est l'un des fondateurs du constructivisme russe et a beaucoup influencé le design russe et la photographie par ses travaux.


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Alexander Rodchenko
Pine trees, Pushkino
1927
Gelatin-silver print, Vintage print
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Alexander Rodchenko / Warwara Stepanowa
Young Gliders
Sketch of a double page for the magazine USSR under Construction
1933
Gelatin-silver print, Vintage print, Photomontage
41.2 x 60.5 cm
Moscow House of Photography Museum
© Rodchenko’s Archive /
2011, ProLitteris, Zurich
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Alexander Rodchenko
Morning exercises, Student Campus in Lefortovo
1932
Gelatin-silver print, Vintage print
22.8 x 29.5 cm
Private collection
© Rodchenko’s Archive /
2011, ProLitteris, Zurich
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Alexander Rodchenko
Shukhov Tower
1929
Gelatin-silver print, Vintage print
21.6 x 29.5 cm
Private collection
© Rodchenko’s Archive /
2011, ProLitteris, Zurich


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Alexander Rodchenko

Caricature Showing Osip Brik, variant of a cover for LEF Magazine
1924
Gelatin-silver print
24.2 x 17.9 cm
Private collection
© Rodchenko’s Archive /
2011, ProLitteris, Zurich
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Alexander Rodchenko
Portrait of Mother
1924
Gelatin-silver print, Vintage print
22.7 x 16.5 cm
Private collection
© Rodchenko’s Archive /
2011, ProLitteris, Zurich
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Alexander Rodchenko
Pioneer with a trumpet
1930
Gelatin-silver print, Vintage print
44.5 x 38.5 cm
Moscow House of Photography Museum
© Rodchenko’s Archive /
2011, ProLitteris, Zurich
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Alexander Rodchenko
Gears
1929
Gelatin-silver print, Vintage print
28.8 x 23 cm
Private collection
© Rodchenko’s Archive /
2011, ProLitteris, Zurich
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Alexander Rodchenko
Mosselprom Building
1926
Gelatin-silver print, Vintage print
29 x 23.3 cm
Private collection
© Rodchenko’s Archive /
2011, ProLitteris, Zurich
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Alexander Rodchenko
Girl with a Leica
1934
Gelatin-silver print, Vintage print
45 x 29.5 cm
Private collection
© Rodchenko’s Archive /
2011, ProLitteris, Zurich
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Fotomuseum Winterthur
Grüzenstrasse 44 + 45
CH-8400
Winterthur (Zürich)




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Ses photos les plus célèbres via:

groups.

Rodchenko and Stepanova
1920



Montage, c. 1923

Pro eto


Osip Brik. Unpublished illustration for
the cover of the magazine
Lef1924

Zhurnalist, no. 3
1930


Maquette for an illustration for About This (Pro eto),
a poem by Vladimir Mayakovsky
1923




Street
1929
Street



Gathering for a Demonstration
Gathering for a Demonstration
1928




Stairway
1930



Belomorkanal Work in the rhythm of orchestra
1933


Untitled photograph of a guard and prisoners during the building of the
White Sea-Baltic Sea Canal
1933



Ships in the Lock
1933



A Part of Moscow
1927



Varvara Stepanova



Varvara Stepanova
1925

Varvara Stepanova
1928



Varvara Stepanova
1936



Mayakovsky
1924



Mayakovsky

Mayakovsky
1924


Vladimir Mayakovsky
1924

Vladimir Mayakovsky
1924



Actress Julia Solntseva, Producer Alexander Dovzhenko, and Futurist-poet Alexei Kruchenykh
1930



Pioneer
1928



Pioneer with a Trumpet


Pioneer Girl (Pionerka)1930



Portrait of the artist's mother
1924


At the Telephone1928



Lily Brik
1924



The Writer Elsa Triolet (Sister of Lily Brik)
1924

Yevgenia Zhemchuzhnaya
1924




The Painter Alexander Shevchenko

Film-maker Esther Schub


An Oath1935



Professor Boris Schvetsov

Artist Liubov Popova




Writer Sergei Tretyakov
1928

Actor Vitaly Zhemchuzhny
1924




Girl with Leica
1934

Field Flowers
1937




Horse Race



Guard, Shukov Tower

Fire Escape




Pine Trees

Auto-Animals

Untitled

Untitled, 1933