samedi 27 août 2011

Les collages de Nancy Scheinman



Scheinman est l'une des artistes les plus douées ddans l'art du collage aux Etats-Unis aujourd'hui,; elle sait rassembler plusieurs images qui véhiculent un récit complexe. Son appréciation de la couleur et la façon dont elles peuvent être combinées est extrêmement sophistiqué.
 Dr Kenneth Wayne, Heckscher Museum of Art



Baltimore artist Nancy Scheinman creating mixed media copper collage landscape painting.



Rivière des voix claires

 (600x600, 244Kb)

  
Envie d'or des oiseaux sauvages

 (601x600, 263Kb)


Sérénade - Le Crépuscule des banderoles

 (600x594, 272Kb)


 (600x600, 314Kb)


Chuchotements

 (600x460, 335Kb)


Nuages ​​

 (600x449, 384Kb)


  Musique silencieuse des Immortels

 (600x600, 506Kb)


 (500x500, 253Kb)


Aussi sombre que la nuit entre les étoiles

 (362x504, 285Kb)


 

Art, culture et élégance et Willy Maywald

Art, culture et élégance
La Haute Couture sous l'objectif de Willy Maywald

Musée de l'Impression sur étoffes (Mulhouse)

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Exposition Art Culture et Elegance

Wilhelm, dit Willy Maywald, compte parmi les principaux photographes du 20e siècle. Né à Clèves en Allemagne en 1907, il fréquente l’Académie de l’Ouest à Berlin, et s’installe en 1932 à Paris. D’abord assistant de Harry Meerson, il rencontre dans son atelier de Montparnasse de nombreux artistes, tels Brassaï et Dora Maar. Il se met à son compte en 1933 et se fait connaître par des reportages sur les jardins de Renoir, Van Gogh et Monet. Il réalise de nombreux portraits d’amis artistes comme Arp, Braque, Chagall, Le Corbusier, Picasso, Matisse, Miró, Rouault ou encore Utrillo.

Interné au début de la guerre, il s’enfuit en Suisse. Revenu à Paris dès 1946, il devient l’un des photographes attitrés de Christian Dior et met en scène l’année suivante sa célèbre collection « New Look ». Il travaillera jusqu’en 1966 avec la Maison Dior. Il réalise des clichés de mode pour d’autres grands noms de la Haute Couture française, comme Robert Piguet, Elsa Schiaparelli, Pierre Balmain, Jacques Fath, Jeanne Paquin, Hubert de Givenchy, Pierre Cardin, Coco Chanel ou encore Nina Ricci. A partir de la fin des années 1940, W. Maywald devient ainsi le témoin de ce mouvement de reconstruction de l’élégance à la française.

Son style a fait date par sa subtilité dans le choix du cadrage, de la pose des mannequins, des effets de lumière. Il est l’un des premiers à faire sortir les mannequins dans la rue et à les faire poser dans des mises en scène inédites. Pour réaliser ses prises de vue, il affectionne les lieux romantiques, prestigieux ou discrets, les grandes places de Paris, les jardins du Luxembourg, les rives de Seine ou la devanture d’un bouquiniste anonyme. Dans ses clichés en noir et blanc, les lignes d’une voiture de luxe, la perspective d’un escalier d’honneur, les décors somptueux d’un palace engendrent une ambiance particulière d’une discrète élégance. Doué d’un sens aigu de la lumière, de la grâce et du raffinement, Maywald donne le premier rôle à son sujet dans un souci de rigueur liée à ses exigences esthétiques. Jouant avec les effets de drapés des grandes robes du soir, les ombres géométriques des colonnades, les regards mutins des mannequins, l’artiste magnifie les formes féminines. Il en va de même lorsqu’il photographie des accessoires, chapeaux ou parfums de Christian Dior dans ses mises en scène épurées.


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  • le communiqué de presse de l’exposition « Art, Culture et Élégance »

  •  livre de l’exposition



  • Willy Maywald (1907-1985), artiste d’origine allemande (Clèves) et parisien d’adoption.
    Willy Maywald                                                    
                      
    « Vivre ici, vivre ici et voir tout ça... Oui, c'est ici que je veux vivre ! En remontant les Champs Elysées, je ne marchais pas, je volais ! ». Ainsi se souvient avec émotion Willy Maywald de sa première venue à Paris, à l'âge de 24 ans, alors qu'il était étudiant allemand aux Beaux-Arts.
    Allemand d'origine, Willy Maywald adopte pourtant Paris où il décide de s'installer en 1931. Il entame sa carrière de photographe peu après. Précurseur à maints égards, il l'est surtout pour avoir fait descendre les mannequins dans la rue. Avec lui, la photographie de mode acquiert une dimension plus moderne. Il travaille dès 1946 avec Christian Dior.
    Bien connu pour ses collaborations avec de grands couturiers comme Jacques Fath, Schiaparelli ou Jacques Heim, on le connaît également pour ses photographies, inédites, du Paris d'avant-guerre, ses instantanés aux terrasses de café le Dôme, la Coupole, le Sélect, la Rotonde, etc.
    Plus tard, il rencontre des personnalités extravagantes comme l’affichiste Cassandre ou le coiffeur Antoine, et d’autres plus sérieuses tel le physicien Frédéric Joliot-Curie. ainsi que ses clichés de quelques amoureux ravis de prendre la pose.
    Il se balade dans le quartier Montparnasse où il habite, et laisse un témoignage très vivant de ce que furent les ateliers d'artistes au début du XXe siècle.
    C’est à ce moment là que se scelle son destin. Willy Maywald fournit les images de mode des célèbres magazines Harper’s Bazaar, Vogue, Vanity Fair, pour lesquels travaillent les grands photographes, respectivement le Baron de Meyer, Georges Hoyningen-Huene, Edward Steichen, et plus tard, Erwin Blumenfeld. Mais aywald reste surtout fidèle à l’héritage des oeuvres en noir et blanc chères à Brassaï.
    En 1938, Robert Piguet lui commande un reportage pour sa nouvelle maison du Rond-Point des Champs-Elysées.
    Un an plus tard, la galerie Berton, rue Bonaparte (sixième arrondissement parisien) expose ses portraits d’artistes et ses photographies de mode.
    Ses photographies possèdent une valeur historique sûre - en témoignent ses images de l'Exposition universelle de 1937. A cela, s'ajoute un humanisme non loin de celui que l'on associe souvent à Willy Ronis et un art de la composition parfaitement maîtrisé.
    Ses portraits du Corbusier, de Tamara de Lempicka ou Fernand Léger sont célèbres et nourrissent encore l'imaginaire collectif.
    En 2007, le musée Carnavalet a proposé une rétrospective de l'intégralité de l'oeuvre, puissante et abondante - plus de 250 photographies  - de l'artiste.
    Willy Maywald offre une démarche originale et poétique que beaucoup comparent à un pari  de la création.

    Beauté, morale et volupté dans l'Angleterre d'Oscar Wilde

    Beauté, morale et volupté dans l'Angleterre d'Oscar Wilde

    13 septembre 2011 - 15 janvier 2012

    Beauté, morale et volupté | expositions | Scoop.it
    "La beauté a autant de significations que l'homme a d'humeurs. La beauté est le symbole des symboles. Elle révèle tout, parce qu'elle n'exprime rien. Quand elle paraît, elle nous montre le monde entier éclatant de couleurs."
    Oscar Wilde, 1890


    De la confusion des styles et des théories qui agitèrent l'art, la poésie, l'architecture et les arts décoratifs dans l'Angleterre du milieu du XIXe siècle se dégage une même volonté révolutionnaire : échapper à la laideur et au matérialisme de l'époque en créant un nouvel idéal de beauté. Pour Oscar Wilde, Beardsley, Rossetti, Burne-Jones, Morris, Whistler, la beauté devient le mot d’ordre et dicte les codes d'une vie nouvelle où le superflu devient le nécessaire. A travers les plus beaux tableaux de ce mouvement ainsi que ses étonnantes créations dans le domaine de l'ameublement, de la décoration et de la mode, cet ouvrage retrace l'effervescence de l'époque où les artistes, les poètes et leurs muses, les concepteurs d'objets, sans oublier les esthètes et collectionneurs consacrèrent leur vie à la recherche de la beauté.
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    13 septembre 2011 – 15 janvier 2012
    Cette exposition explore l’”aesthetic movement” qui, dans l’Angleterre de la seconde moitié du XIXe siècle, se donne pour vocation d’échapper à la laideur et au matérialisme de l’époque, par une nouvelle idéalisation de l’art et de la beauté. Peintres, poètes, décorateurs et créateurs définissent un art libéré des principes d’ordre et de la moralité victorienne, et non dénué de sensualité.
    Des années 1860 à la dernière décennie décadente du règne de la reine Victoria, qui s’éteint en 1901, ce courant est étudié à partir des oeuvres emblématiques de Dante Gabriel Rossetti, Edward Burne-Jones et William Morris, James McNeill Whistler, Oscar Wilde et Aubrey Beardsley. Tous sont réunis dans une même quête associant la création artistique à l’art de vivre et qui trouve des terrains d’expression féconds dans les domaines de la photographie, des arts décoratifs, du vêtement et de la littérature.

    Angelo-Monticelli


    Oscar Wilde à New York – 1882




    George-Frederic-Watts





    Sir Lawrence Alma-Tadema



    Frederic-Leighton

    De la valeur....





    J'attache de la valeur à toute forme de vie, à la neige, la fraise, la mouche.
    J'attache de la valeur au règne animal et à la république des étoiles.
    J'attache de la valeur au vin tant que dure le repas, au rire involontaire, à la fatigue de celui qui ne s'est pas épargné, à deux vieux qui s'aiment.
    J'attache de la valeur à ce qui demain ne vaudra plus rien et à ce qui aujourd'hui vaut encore peu de chose.
    J'attache de la valeur à toutes les blessures.
    J'attache de la valeur à économiser l'eau, à réparer une paire de souliers, à se taire à temps, à accourir à un cri, à demander la permission avant de s'asseoir, à éprouver de la gratitude sans se souvenir de quoi.
    J'attache de la valeur à savoir où se trouve le nord dans une pièce, quel est le nom du vent en train de sécher la lessive.
    J'attache de la valeur au voyage du vagabond, à la clôture de la moniale, à la patience du condamné quelle que soit sa faute.
    J'attache de la valeur à l'usage du verbe aimer et à l'hypothèse qu'il existe un créateur.
    Bien de ces valeurs, je ne les ai pas connues.



    Erri De Luca

    Oeuvre sur l'eau

    Albert Joseph Moore ou l'art de l'esthétisme minutieux



    Albert Joseph Moore ( 1841 - 1893) Peintre préraphaélite anglais est né à York, un membre d'une vieille famille du Yorkshire. Son père était un artiste, et son frère aîné Henry Moore 1831-1895, a été un peintre de marines célèbre.
    La famille s'installe à Londres dans les années 1850, Albert Moore a été formé initialement à l'Ecole d'Art de Kensington, et ensuite à la Royal Academy. Dans les années 1860 Moore s'est rendu à Paris et à Rome. Il a graduellement développé un style de peinture esthétique, avec des couleurs très subtiles.
    Moore a été parmi les plus minutieux des peintres victoriens en commençant par des études de nus, et les études de draperies, dont beaucoup ont été ensuite travaillées jusqu'à ce que les tableaux soient terminés. Comme d'autres peintres victoriens, beaucoup de ses tableaux représentent la Grèce antique ou à Rome.
    Moore a été pendant de nombreuses années un ami de Whistler.
    Dans les dernières années de sa vie il a travaillé à la détrempe ainsi que les huiles.
    Moore était un excentrique, partageant sa vie avec son chien teckel, et une armée de chats dans sa maison. Non seulement il était indifférent au confort personnel, mais il a aussi complètement négligé sa sante.
    Depuis le début des années 1880 sa santé commença à décliner, et dans le début des années 1890, il a développé une tumeur cancéreuse sur la cuisse qui l'a tué. Moore a passé ses derniers mois dans une course sombre avec la mort, a eu du mal à terminer son grand tableau "Les amours des vents et des saisons." Moore a choisi de consacrer le peu de temps qui lui restait à travailler sur ce tableau, et à cette fin a exclus de sa vie ses plus vieux amis.
    Une vision contemporaine de l'œuvre de Moore

    Cet article est paru dans le Journal d'Art 1893, d'abord publié à Londres, par JS Virtue et Co Limited. Il concerne l'absence de toute reconnaissance officielle de l'artiste récemment décédé, Joseph Albert Moore, un des plus grands artistes de l'esthétique de son temps. Source: Victorian Art en Grande-Bretagne .
    Paul Ripley part d'autres réflexions sur l'artiste:
    «Moore était un réel outsider réel, mais son sens esthétique dans ses images décoratives est incroyablement bien pein et beau.
    A la Blackburn Art Gallery se trouve l'amour des vents et des saisons . Moore lutté pour peindre ce vaste tableau, alors qu'il il se mourait du cancer. Il achevée environ 10 jours avant sa mort. Il s'isole de ses amis et sa famille dans un dernier effort héroïque pour compléter son tableau, et il l'a fait.
    Cette oeuvre donne peut-être une certaine idée de la direction que son art aurait pris si la mort ne l'avait pas emporté. .... "