dimanche 28 août 2011

Michel Guillon ou la peinture de l'opéra

 

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L'artiste français Michel Guillon est né en 1947 en France, à Nantes.
Études aux Beaux Arts de Nantes Passionné par l'univers du théâtre et de l'opéra ou il crée de nombreux décors au service du vaste répertoire lyrique, dans les années 70-80 il réalise les scénographies de : Tosca Les Noces de Figaro La Flûte enchantée Don Giovanni Carmen Guillaume Tell Faust Norma ….... Il travaillera pour le festival Jean Marais, la compagnie Francis Huster, les Tréteaux de France et divers festivals. Opéra d'Angers et Maisons de la Culture. Ses Œuvres sont directement inspirées de l'atmosphère du spectacle, Son talent de décorateur transparait dans des peintures superbement brossées, ou se conjuguent une réelle poésie de couleur avec des glacis et des touches vigoureuses attestant d'un métier de peintre remarquable. Après avoir exposé à Nantes, sa ville d'origine, ses toiles sont présentées dans les galeries de Dallas, Denvers, Houston, Williamville, Boston et New York.                       

  

 
  
Les Vénitiennes

Rouge Cabaret

 
Sœurs vénitiennes

 
 
Traviata

 
Ballerina

 
Arlequin

 
 
Blue Jazz

 
 
De l'opéra "Carmen"

 

 

 

Femme dans le miroir

 

 

 
Danse Rose

 
Petite Carmen

 
 
Du ballet L'Oiseau de feu

 
 
Scène opéra vénitien

 
 
Gondoles -2003

 
Aida

 
 
Femme avec chien chat

 
Deux femmes

Paroles....

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"Je ne cherche que des pensées qui tremblent..."

P. Quignard
 

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Pascal Quignard

Né en 1948 à Verneuil-sur-Avre, Pascal Quignard a fait des études de philosophie avant d'enseigner à l’Université de Vincennes et à l’École Pratique des Hautes Études en Sciences Sociales. Il s'est ensuite joint au comité de lecture des éditions Gallimard, maison pour laquelle il a occupé divers postes reliés au service littéraire jusqu'en 1994, année où il a décidé de ne plus se consacrer qu'à l'écriture. Il a publié son premier livre, un essai sur Sacher Masoch, à l'âge de dix-huit ans, mais c'est surtout avec Le salon du Wurtemberg (1986), Les escaliers de Chambord (1989) et Tous les matins du monde (1991) qu'il se fait connaître. En 2000, il reçoit le grand prix de l'Académie française pour Terrasse à Rome alors qu'en 2002, son livre Les ombres errantes, premier tome du projet plus vaste Dernier royaume, est couronné du prix Goncourt.

Autoportrait de l'Indifférent....



Paru dans Libération le 13 décembre 1996

Par
Christophe Gallaz
Les temps sont modernes et je suis l'Européen moyen pétri d'images et de renseignements électroniques, simulacres azurés d'une planète que je méconnais dans sa substance et sa durée.
J'aimerais porter secours aux damnés qui cheminent ces jours-ci par centaines de millions dans la poussière du monde et périssent parmi les miasmes et les mouches, mais je ne suis moi-même que leur frère inversé, le sans-patrie de la modernité, le désespéré sous la prospérité, l'écrasé par la toute-puissance de ses moyens, l'égaré par ses possibilités de connaissance, le défait jusqu'à la fibre, le cloué dans une terreur secrète.

On m'appelle nomade du secteur tertiaire. Je suis le fondé de pouvoir habillé d'un costume gris ou la secrétaire en tailleur Chanel, ou quiconque retient ces figures-là comme une référence de ses propres ambitions. Je pianote sur mon ordinateur portable et je décoche partout d'incessantes communications téléphoniques sur mon combiné sans fil. Je n'ai pas de bureau fixe. Je suis en transit perpétuel entre une filiale et l'autre de l'entreprise qui m'emploie, ou j'en vais la représenter au-delà de tous les horizons connus, dans des marchés vierges à conquérir infiniment. Ma cote professionnelle est directement liée à ma compétence de mobilité. Plus je circule vite et loin sans perdre de mon efficacité ni de mes facultés de décision, plus ma position s'affirme et ma rémunération s'accroît selon les degrés de la progression hiérarchique.
La scène de mes jours est ordinaire au point d'être blanche et blanche au point de récuser tout visiteur étranger. Je suis sans âge et mon passé s'écrase en lui-même comme un paysage observé dans un téléobjectif. Je ne sais voyager que pour fortifier mon indifférence à l'endroit de mes congénères, que je vois mécaniquement théâtralisés dans le hall des gares ferroviaires et des aéroports. Je suis dépourvu de conscience idéologique et je n'admire les politiciens que lorsqu'ils nimbent de grâce esthétique le jeu pourri de leurs ambitions. J'aime mon corps en ce qu'il m'abrite du regard des autres et le mystifie. Et je suis fasciné par le téléphone qui m'épargne toute présence physique d'interlocuteurs, et m'offre la nuit de sa perfection technique pour la zébrer de conversations livides comme des cicatrices.

Je n'envisage la mort qu'irisée, pulvérisante et symétrique à la dépossession que mon existence aura constituée. J'aime l'avion parce qu'il me révèle l'ennui géologique du globe terrestre et l'indigo méprisant des espaces altiers. Je mange indépendamment de tout appétit biologique et de toute culture gourmande, parfois goulûment et parfois chichement, parfois lentement et parfois vite, pour arpenter à bouchées machinales le décor figé des arômes, des textures et des apprêts. Je contemple la mer comme la résultante ironique du vent, des vagues et des siècles. J'aime la prostitution des ordures sur les trottoirs citadins. Je n'ai pas d'amis capables de s'absoudre au vertige du partage. J'entends toute parole d'autrui comme la convulsion morbide du savoir et du rêve. Je salue le miroir de ma salle de bain comme le lieu le plus sociable de ma propre réalité, et la musique de mes disques comme la plus magnifique impossibilité de récuser les chagrins du monde.

Je participe à la mécanique des modes et des contre-modes à l'instar de la truite qui s'établit dans les courants du torrent pour s'y faire voir à l'oeil innombrable, terroriste et rond de ses congénères. Je regarde les glissières d'autoroutes comme des balises tranchantes et maternelles entre lesquelles je puis céder aux arrachements natifs de la vitesse. J'éprouve les déceptions qui m'adviennent comme les marques de mon progrès vers l'état d'une désolation personnelle, c'est-à-dire comme celles de mon accoutumance au pire, c'est-à-dire de ma résistance idéale à l'adversité que mon existence représente.

Il m'apparaît plus somptueux d'être objectivement seul que de l'être en présence de quiconque. J'aime la métaphysique des motels autoroutiers, leur similicuir unanime, leurs rideaux crevés, les criquets qui se frottent les élytres parmi les papiers gras alentour, ce précaire et ce minable bricolés au flanc des niagaras bitumineux où l'Europe des transitaires motorisés se pisse elle-même. J'aime le trafic des mots qui klaxonnent au carrefour citadin des discours majoritaires. Je pense aux mères comme à des cavernes où fermentent la fougère et le regret, et je savoure les scénarios cinématographiques comme les traces d'une illusion qui font danser celles de ma propre vie.

J'aime le marbre où chatoie le deuil et la danse des chats. J'aime le métal qui tranche les reflets et caresse les chairs. J'aime les nuages du soleil couchant qui vont et saignent le soir, et décorent le bal de l'indifférence cosmique où s'enfoncent mes douleurs. J'aime que la fin du siècle soit plus proche de moi que n'ont su demeurer mon enfance et celle du monde. J'aime que la violence des peuples tende à l'absolu sanguinaire, et se distingue aussi crûment des incantations que l'ordre politique ne cesse de fourguer aux peuples.

J'aime les damnés qui cheminent ces jours-ci par centaines de millions dans la poussière et périssent parmi les miasmes et les mouches, leur cortège qui me rappelle la fusion suprême des destinées humaines, leur silhouette qui m'enseigne la nécessité de l'élégance en face de la mort, leur manière de me représenter l'extase des corps avant leur effondrement dernier. Il me faut les regarder chaque soir en enclenchant mon téléviseur. J'aime apercevoir ces hommes, ces femmes et ces enfants chargés d'un maigre bagage qui contient tous leurs biens.
Ils vont à pied dans un paysage désolé mais pourtant imprévisible devant eux tant il est truffé de tribus adverses, de milices concurrentes et de faux amis. J'aime les voir épuisés et sans courage tant ils ont quitté leur parenté, viennent de loin, ignorent où ils vont, ne mangent guère, boivent à peine, sont malades et n'osent pourtant s'arrêter.

Ces autre nomades me sont nécessaires comme une représentation de moi-même. Ils me viennent du cul du monde pour me rendre courage. Ils sont la part dévastée de ma chair. Ils sont mes frères en creux, en vide, en absence, en soupir. Ils sont les tremblements de mes gestes.
Ils sont la défaite apaisante des réussites auxquelles je suis condamné pour exister dans ce monde.
Ils sont la fenêtre de mon bagne.
Ils me rappellent assez ma condition réelle pour que je me sente un peu moins solitaire, et me sont suffisamment dissemblables en apparence pour que je ne me sente pas anéanti comme eux le sont.
Je les aime...
J'aime tout...
Je n'aime rien...
 
Christophe Gallaz, de nationalité suisse est né à Veyres-sous-Rances. Il a suivi des études de droit à l'université de Lausanne avant de devenir journaliste et de se consacrer à l'édition.

Juste en passant.....


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Dorothea Lange
Migrant Mother, Nipomo, California1936, printed c2003
photogravure print
Gift of Sean Corcoran
Collection of George Eastman House, International Museum of Photography and Film

Une de mes photographes préférées, et cette photo qui m'inspire, encore et encore....

Personne n'a su qui j'étais ni même de quelle couleur était mon existence.
Mais j'étais quand même là...."
Née en 1895 dans une petite ville du New Jersey, Dorothea Lange (de son vrai nom Margaretha Lange) contracte, assez jeune, la poliomyélite, qui la fait boiter à vie. Son enfance est également fortement troublée par le divorce de ses parents ; son père quitte le foyer familial et sa mère s’installe avec elle près de Manhattan. Assez rapidement, elle se désintéresse de l’école et décide, à dix huit ans, de suivre des cours d’art visuels (elle y apprend notamment le travail en studio, les techniques de composition, de cadrage…). Deux ans après, elle commence sa carrière comme portraitiste indépendante et s'inscrit au club de photographie de San Francisco. Très vite, elle gagne une réputation de « photographe du peuple ».
Suite au krach boursier du 24 octobre 1929 et à une sécheresse dans les états du Sud, l’Amérique connaît une crise sans précédent (période de la Grande Dépression). Soucieuse du sort des sans-abri et des chômeurs, Dorothea Lange décide de sensibiliser les citoyens à la pauvreté qui les entoure. Elle descend dans la rue avec son appareil photo et se lance dans le documentaire social engagé.
En 1935, Dorothea Lange est engagée par la Resettlement Administration (l’Office de la réinstallation), un organisme lancé par le gouvernement de Franklin Delano Roosevelt dans le cadre du New Deal, la Nouvelle Donne. Dans un premier temps, elle assiste son mari, Paul Schuster Taylor, prend des notes avec les personnes en difficulté et réalise quelques photos.
Très vite, ses documentaires photographiques sur la dureté de la condition sociale – réalisés sans ménagement envers le pouvoir - sont remarqués et diffusés à large échelle. Ses clichés restent la propriété de l'État et sont publiés sans demande de paiement. Ce procédé leur assure une large propagation et en fait très rapidement des icônes de l'entre-deux-guerres.
Par la suite, Dorothea Lange est appelée par la Federal Emergency Relief Administration (Office de l'aide d'urgence fédéral) et travaille sous le contrôle de la Farm Security Administration (FSA). Cette administration – qui prône l'exploitation du médium photographique pour disposer du soutien des sphères politiques et économiques - dispose d’un faible budget, est contrôlé par des personnes peu compétentes en photographie mais embauche de talentueux photographes : Walker Evans, Russel Lee, Arthur Rothstein, Ben Shahn…
Sans relâche, Dorothea Lange photographie des individus entraînés dans les rouages d’une délicate situation économique. Non pas réalisés avec une seule vocation esthétique mais dévoilant son propre regard sur la pauvreté, ses clichés réussissent à donner un fantastique retentissement politique et social
Suite à de profonds désaccords avec le gouvernement américains (notamment sur le traitement des américains d'origine japonaise),Dorothea Lange décide, en 1943, de démissionner de ses fonctions. Dans les années 1950, elle entreprend plusieurs voyages avec son époux (en Amérique Latine, Égypte, Irlande, Viêt-Nam…) etpublie quelques reportages dans Life.
En 1966, le MoMA lui consacre une exposition rétrospective. Avant elle, seuls Paul Strand, Walker Evans, Edward Weston, Henri Cartier-Bresson et Edward Steichen avaient reçu cet honneur. Elle décède malheureusementd’un cancer de l'œsophage quelques mois avant la présentation au public…
Quelques œuvres majeures :
  • White Angel Bread Line, 1933. Gélatine d’argent. 40,6 x 50,8 cm
  • White Angel Breadline, San Francisco, 1933. Gélatine d’argent. 35,6 x 27,9 cm
  • Texas Tenant Farmer in California. Marysville Migrant Camp (R.A.), 1935
  • Real Estate Sign, Riverside County, CA March, 1937
  • Lettuce Cutting, Imperial, Valley, CA, 1937
  • Abandoned Farm, Cimmaron, OK, 1937
  • The Road West , 1938. Gélatine d’argent. 1938
  • Yazoo Delta, Mississippi, 1938
  • Migrant Camp Washing, 1938
  • Western Addition, San Francisco, CA , 1951. Gélatine d’argent. 19 x 15,2 cm


Bruno Monvoisin, l'artiste des fleurs...


Bruno Monvoisin est un artiste peintre français autodidacte. « Il ne peint ni le beau ni le vrai, mais l’étrange et la dérision. Transparence et finesse se fondent dans chaque fleur, chaque corolle qui laisse place à notre imagination. Aimable, généreux, humble, Bruno possède toutes ses qualités qu’il fait transparaître dans chacune de ses œuvres ».




































Délicatesse et voile de soie de Yoshio Markino

           

Yoshio Markino ( 1869 - 1956 )


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Markino est un artiste japonais et écrivain qui a passé la majeure partie de sa vie à Londres.

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Né en 1869 à Toyota, Japon. A 24 ans (1893),  attiré par la culture occidentale, il a embarqué sur un navire jusqu'à San Francisco, où il s'est inscrit à Art Institute Mark Hopkins . Dans cette école il a appris  la technique du «voile de soie" - une technique qui lui a permis de reproduire l'ambiance de brouillard et d'autres phénomènes atmosphériques dans ses peintures.
En raison de la montée du racisme, Markino quitte la Californie en 1897 et s'installe à New York.
Plus tard, il s'installe à Londres.
Dans la capitale britannique, où il a passé une grande partie de sa vie (1897-1942), il a été bien reçu parmi les écrivains britanniques et artistes, et ses illustrations de la ville ont été publiés avec succès en 1907 dans l'album "Couleur de Londres " et en 1912 "Le charme de Londres».
Ses talents littéraires ont également été reconnus et soutenus par des amis, il a publié plusieurs ouvrages autobiographiques, dont "Artiste japonais à Londres" (1910) Là, en 1913, il publie son autobiographie.
Après 40 ans passés à Londres, il est retourné au Japon alors que commençait la Deuxième Guerre mondiale. Mourut en la pauvreté à Kamakura en 1956.

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