mercredi 31 août 2011

Paroles de Fernando Pessoa


 
J’ai vécu, aimé - que dis-je ? j’ai eu la foi,
et aujourd’hui il n’est de mendiant que je n’envie
pour le seul fait qu’il n’est pas moi.
En chacun je regarde la guenille, les plaies et le mensonge
et je pense : « peut-être n’as-tu jamais vécu ni étudié, ni aimé, ni eu la foi »
(parce qu’il est possible d’agencer la réalité de tout cela sans en rien exécuter) ;
« peut-être as-tu à peine existé, comme un lézard auquel on a coupé la queue,
et la queue séparée du lézard frétille encore frénétiquement ».

J’ai fait de moi ce que je n’aurais su faire,
et ce que de moi je pouvais faire je ne l’ai pas fait.
Le domino que j’ai mis n’était pas le bon.
On me connut vite pour qui je n’étais pas,
et je n’ai pas démenti et j’ai perdu la face.
Quand j’ai voulu ôter le masque
je l’avais collé au visage.
Quand je l’ai ôté et me suis vu dans le miroir,
J’avais déjà vieilli.
J’étais ivre, je ne savais plus remettre le masque que je n’avais pas ôté.
Je jetai le masque et dormis au vestiaire
comme un chien toléré par la direction
parce qu’il est inoffensif
-et je vais écrire cette histoire afin de prouver que je suis sublime...




( Pessoa, en portugais, signifie personne
et vient de personna qui veut dire masque de théâtre)

100 ans de mode dans EAST LONDON

Les parures des femmes dans la peinture

Jan Frederik Pieter

William MacGregor Paxton
Le collier de perles


***
Frieseke Frederick
Le médaillon en or


Frederick Carl Frieseke


Accard Eugène
Le collier de perles


Rudolph Ernst
Le cadeau de mariage


Boilly Louis Léopold
Dame à sa toilette


Charlemont Eduard


Charles Chaplin
Avant le bal


Charles Haslewood Shannon
Le Parfum


Croegaert_Georges
La toilette


David Jacques Louis Jules



Devéria Achille Achille Jacques Jean Marie


Eva Gonzales
La Toilette


Gow Mary
La boîte à couture


Frederick Carl Frieseke


Stanley Cursiter
La Couturière


Georges Croegaert
La Toilette


Jan Frederik Pieter



Lilly Martin Spencer

Maria Anna Angelica Kauffmann
Portrait de femme


Maître de l'école de Fontainebleau
Diane au bain


***


Paul Emil Jakobs


Paulus Moreelse


Pauline Palmer
Le soleil du matin


Raphaël Collin


Sir William Russell Flint


Charles Joseph Frédéric Soulacroix
Vanitas


Stoskopff


S. Gribkov


Waldmüller Ferdinand Georg
Portrait de l'actrice Elise Hofer



Maître de l'école de Fontainebleau


***


Croegaert Georges
La toilette


Harvey Harold
Le collier favori


Robert McGinnis


La rentrée littéraire 2011 ...QUE JE NE SUIVRAI PAS!

comme d'oridinaire.....
Rien ne ressemble plus à une rentrée qu'une autre rentrée : les noms des acteurs changent mais les figures imposées restent les mêmes, du premier roman qui buzze à la casserole qui tue en passant par la vedette étrangère, la tendance thématique et le happy end des prix littéraires. Quel casting pour 2011 ? Revue de détail subjective en dix catégories.

1. Les vedettes. Ce sont les vedettes de la rentrée, têtes d'affiche et romanciers confirmés parmi lesquels, peut-être, se cachent les lauréats des prix. Ainsi, chez Gallimard, on parle beaucoup de David Foenkinos comme candidat potentiel pour le Goncourt : après le succès de 'La Délicatesse' (qu'il est en train d'adapter au cinéma avec son frère Stéphane), ses 'Souvenirs' évoquent la disparition de son grand-père dans un registre plus sobre qu'à l'accoutumée. Parmi les habitués de l'automne et des listes des meilleures ventes, citons évidemment Amélie Nothomb ('Tuer le père', Albin Michel), Véronique Bizot ('Un avenir', Actes Sud) et Véronique Ovaldé ('Des vies d'oiseaux', L'Olivier), Yasmina Khadra ('L'Equation africaine', Julliard), Eric-Emmanuel Schmitt ('La femme au miroir', Albin Michel) ou Michel Quint ('Les amants de Francfort ', Héloïse d'Ormesson). Chez les grands noms en lice possible pour les prix figurent aussi Eric Reinhardt (très attendu après 'Cendrillon' avec 'Le système Victoria', Stock), Laurence Cossé ('Les amandes amères', Gallimard), Patrick Grainville ('Le corps immense du président Mao', Seuil), Michel Schneider ('Comme une ombre', Grasset), Michel Rio ('Le Vazaha sans terre', Fayard) ou l'ex-patron du Monde, Eric Fottorino, qui recueille d'ores et déjà le prix du titre le plus estival pour 'Le dos crawlé' (Gallimard).



2. Le premier roman. Ce sera cette année le terrain de choix pour la bataille « Galligrasseuil ». À 19 ans (mais il a écrit son livre à 17…), Marien Defalvard est un peu le jeune premier « officiel » de la rentrée. Son roman, 'Du temps qu'on existait' (Grasset), est un ambitieux coup d'essai au style lyrique (certains diront ampoulé), et lui a déjà valu quelques comparaisons flatteuses avec un certain Radiguet. Mais il pourrait se voir voler la vedette par 'L'art français de la guerre' (Gallimard), le très ambitieux premier roman d'Alexis Jenni : une somme qui retrace un demi-siècle de roman national à travers les souvenirs d'un vétéran des guerres coloniales. Ou par 'Brut' de Dalibor Frioux (Seuil), anticipation du monde de la pénurie de pétrole. Quant aux outsiders, il faudra sûrement compter avec Caroline Lunoir ('La faute de goût', Actes Sud), Lilyane Beauquel ('Avant le silence des forêts', Gallimard) et Sébastien Marnier ('Mimi', Fayard).



3. Le blockbuster étranger. Chaque année, un grand nom domine la rentrée étrangère, la plupart du temps américain comme Bret Easton Ellis en 2010. Cette fois-ci, aucun doute n'est permis : auréolé de son titre de « great american novelist » décerné par Time, Jonathan Franzen débarque en force avec 'Freedom' (L'Olivier), fresque conjugale qui retrace l'histoire américaine des trente dernières années et qui fera pleuvoir couvertures, entretiens sur place et grands papiers superlatifs. Y aura-t-il des voix dissidentes ? On peut aussi compter sur le Japonais Haruki Murakami dont Belfond publie les deux premiers tomes de '1Q84', trilogie qui a battu tous les records dans l'archipel, mais aussi sur David Vann, l'auteur-phénomène de 'Sukkwan Island', qui revient avec 'Désolations' (Gallmeister). On devrait beaucoup parler aussi, dans un autre registre, des 'Dépossédés' du Suédois Steve Sem-Sandberg (Robert Laffont) et de 'Une femme fuyant l'annonce' de David Grossman (Seuil).



4. Le thème dominant. Inévitablement, le roman familial continue de tenir le haut du pavé dans la rentrée française, qu'il s'agisse de la chronique familiale (Caroline Lunoir), du rapport au père (Amélie Nothomb, Laurence Tardieu, Brigitte Giraud, Ali Magoudi, Stéphane Guibourgé…), à la mère (Véronique Ovaldé, Delphine de Vigan, l'acteur Charles Berling) ou au grand-père (David Foenkinos). Autre motif classique bien représenté : le roman inspiré d'un fait divers ou d'actualité, de l'affaire du « Gang des Barbares » ('Tout, tout de suite' de Morgan Sportès) à la tragédie du Tunnel du Mont-Blanc ('Mont-Blanc' de Fabio Viscogliosi, 'Dix' d'Eric Sommier), l'éruption de l'Eyjafjoll ('Tragédies en kit' de Bruno Gibert) ou les inondations de La Faute-sur-Mer ('La Mer était si calme' d'Yves Viollier). Sans oublier la mémoire de la Seconde guerre et de la Shoah (Mazarine Pingeot, Dominique Sigaud).



5. La nouvelle tendance. On l'avait déjà deviné lors des rentrées précédentes - qu'on se souvienne des romans d'Antoine Buéno, Pavel Hak ou Frédéric Junqua, les écrivains français renouent de plus en plus avec le roman d'anticipation et ses variantes (politique-fiction, dystopie, etc). Exemple cette année avec Xabi Molia, qui met en scène un futur proche où une épidémie transforme la population parisienne en zombies sanguinaires ('Avant de disparaître', Seuil). Ou, dans un registre moins fantastique, l'étonnant premier roman de Dalibor Frioux. Antoni Casas Ros, lui, tire sur le fil des mouvements contestataires contemporains (hackers, indignés, écolos radicaux, etc.) avec l'épopée d'un groupuscule anarchiste nommé Flying Freedom ('Chroniques de la dernière révolution', Gallimard).




6. Le personnage. Cette année, le meilleur personnage de roman n'est pas un personnage romanesque : c'est Edouard Limonov, l'ex-écrivain russe à scandale devenu opposant politique et cerveau des nasbols, le Parti « national-bolchevique ». Emmanuel Carrère raconte sa vie dans 'Limonov' (P.O.L), pavé inclassable à mi-chemin entre récit, réflexion historique et autobiographie en creux, sans doute l'un des livres plus captivants de la rentrée. Autre personnage réel : Jane Mansfield, ressuscitée par Simon Liberati dans 'Jane Mansfield, 1967' (Grasset). Dans un registre moins turbulent (et fictif !), citons aussi William Stoner, le paisible héros de 'Stoner' de John Williams (Le Dilettante), authentique chef-d'œuvre américain de 1965 ressuscité par Anna Gavalda, qui se colle à la traduction.



7. La confirmation. Ils sont trentenaires ou quadras, ont déjà quelques romans derrière eux, un nom qui commence à être connu et de bonnes chances de passer à la catégorie supérieure en cette rentrée. Exemple : Benjamin Berton, dont l'excellent sixième roman, 'La chambre à remonter le temps' (Gallimard), met en scène un couple de trentenaires (les… Berton, précisément) qui achète une maison au Mans et découvre les pouvoirs occultes d'une de leurs chambres – thème fantastique astucieusement tourné en radiographie des peurs et problèmes de la classe moyenne. Après le succès de 'Traversée du Mozambique par temps calme', Patrice Pluyette confirme lui aussi sa stature avec 'Un été sur le magnifique' (Seuil), de même que Céline Minard (qui fait forte impression avec 'So long, Luise', chez Denoël), Matthieu Jung (qui continue son tableau des mœurs modernes dans 'Vous êtes nés à la bonne époque', Stock) et Hélène Frappat ('Inverno', Actes Sud). L'heure de la consécration ? Quant à Carole Martinez, elle n'a pas à s'en faire : après l'immense succès de 'Cœur cousu', elle devrait retrouver ses lecteurs pour son deuxième roman, 'Du domaine des Murmures' (Gallimard).



8. Le poche. C'est un peu l'autre rentrée littéraire, l'équivalent d'un festival « off » : les éditeurs de livres de poche surfent sur les sorties grand format pour proposer leur rentrée bis, en mêlant les succès avérés de l'année précédente aux succès pressentis de l'année en cours. Cet automne, on retrouvera ainsi l'inévitable Jonathan Franzen avec 'Le cerveau de mon père', un recueil de textes extraits de son livre 'Pourquoi s'en faire' (Points), et la réédition des 'Corrections' (Points 2.0), ainsi que nombre de têtes d'affiche de la rentrée des grands formats : Mathieu Belezi ('Le petit roi'), Sacha Sperling ('Mes illusions donnent sur la cour'), Carlos Liscano ('L'écrivain et l'autre'), Jean Rolin ('Traverses'), Philippe Jaenada ('Le cosmonaute')…



9. Les attendus. Ceux-là se feront désirer jusqu'au mois d'octobre, pour la deuxième salve de sorties. Parmi eux, l'événement sera bien sûr Philip Roth avec 'Le Rabaissement' (Gallimard), qui abandonne cette fois-ci son Zuckerman pour se pencher sur le cas du comédien Simon Axler. Il faudra compter aussi sur Madison Smartt Bell, dont 'La couleur de la nuit' (Actes Sud) remet en selle la secte Manson et la connecte au 11-Septembre. Mais aussi sur le thriller psychologique du cubain José Carlos Somoza, 'L'Appât' (Actes Sud), sur un récit inédit d'Enrique Vila-Matas, 'Chet Baker pense à son art' (au Mercure de France), sur un polar d'Arnaldur Indridason ('Bettý', Métailié) et sur le nouveau récit de William T. Vollmann, 'Le Grand partout' (Actes Sud). Les admirateurs du Portugais Gonçalo M. Tavares devront quant à eux attendre le 10 novembre pour découvrir le nouveau tome de son fameux cycle du « Bairro », 'Monsieur Walser et la forêt' (Viviane Hamy).


10. Les casseroles. C'est la catégorie que tout le monde redoute, et pour laquelle les noms circulent parmi les journalistes tout au long de l'été. Désigner des lauréats potentiels serait évidemment déloyal : il faudra juger sur pièces le moment venu, et examiner les arguments des critiques. Mais sachez par exemple que tout le monde ou presque s'accorde à dire qu'une jeune romancière bien connue est en lice pour le prix du navet de l'année. Ou que certains trouvent un peu raté le nouveau roman de tel écrivain-éditeur. Ou que tel rejeton de célébrités ne serait sans doute pas publié sans son pedigree. Ou que tel premier roman frise franchement la correctionnelle, tandis que tel écrivain qui se croit drôle ne l'est au fond pas tant que ça. Etc. Des noms ? Patience… Et rendez-vous le 18 août pour le début des hostilités.
à suivre ici

Helena Nelson-Reed et les forces de la nature

Helena Nelson-Reed Les forces de la nature à l'aquarelle Helen Nelson-Reed.
Artiste américaine spécialisée dans les esquisses à l'aquarelle  et les portraits.


"J'ai toujours été intéressée par le mythe, l'histoire, la spiritualité, les cultures et traditions différentes. Ma peinture communique une interprétation personnelle de l'imagerie archétypale feminine et ma vision personnelle des forces de la nature "




Le Joyau




La Créatrice




Rêveuse lucide




Deux femmes avec Lotus




La toile d'Athena




Déesse Féminine Danse en rythme




Première femme dans son jardin




Esther




La Grande Mère




Priez pour la paix




MAMLO




Saluant le voyageur fatigué




Unci




Côté Ombre







Déesse une nuit sans lune




Dragon Lady




Ange du chakra du coeur




Artemis




Beltaine




Fille des eaux




La Déesse de la Lumière




La protection Féminine




Rhiannon




Hors de l'obscurité




Le dernier soupir de l'automne




Rhiannon







Le cadeau inattendu