jeudi 8 septembre 2011

Cosmè Tura et la cour des Este à Ferrare

Cosmè Tura ou Cosimo Tura est un peintre italien du XVe siècle originaire de la ville de Ferrare. Certains historiens s'accordent à lui donner les dates de 1420-1430 comme années de naissance. Il est difficile en effet d'en trouver une date exacte puisque les seuls premiers documents parlant de Cosmè datent de ces années là.
Né à Ferrare, Cosmè Tura étudie auprès de Francesco Squarcione de Padoue où il fait un séjour entre 1453 et 1456.
Vasari le décrit comme disciple de Galasso Galassi, lui-même disciple de Piero della Francesca. Il semble également influencé par Andrea Mantegna.
Il est ensuite présent à la cour de Ferrare sous la protection de Borso d'Este et d'Hercule Ier d'Este. Parmi ses élèves on trouve Francesco del Cossa et Francesco Bianchi.
Tura meurt en 1495 à Ferrare.

Au final dans ses peintures...Une Renaissance très insolite....

Peut être certains points communs avec Jérôme Bosch..
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A lire....

L’école des maîtres de Ferrare

Les Bohémiens....

Lettre de Gustave Flaubert à George Sand (le 12 juin 1867)


Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen.
Voilà la troisième fois que j’en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir.
L’admirable, c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons.
Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols.

Et j’ai entendu de jolis mots à la Prudhomme.

Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe.

On la retrouve chez tous les gens d’ordre.
C’est la haine qu’on porte au Bédouin, à l’hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète.
Et il y a de la peur dans cette haine.
Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère.

Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton.


Gustave Flaubert, Lettre à George Sand,
Correspondance de Gustave Flaubert, Lettre à George Sand, 12 juin 1867, éd. de la Pléiade, tome 5, pp. 653-654.

Découverte d'un tableau de Jean-Léon Gérôme représentant Saint Jérôme

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Jean-Léon Gérôme (1824-1904)
Saint Jérôme, 1874
Huile sur toile - 69 x 93 cm
Francfort, Städel Museum
Photo : Städel Museum - Artothek



Lors d’un travail de récollement des collections du Städel Museum de Francfort en vue de la réouverture des salles consacrées à la peinture XIXe, les conservateurs ont découvert un tableau signé Jean-Léon Gérôme représentant Saint Jérôme.

Entrée dans les collections du musée en 1935 grâce à une donation des héritiers du banquier Otto Hauck, la toile n'avait pas été inventoriée, tout juste lui avait-on donné un numéro d'identification.

Etudié et restauré, le tableau, daté de 1874, sera intégré à l'exposition permanente des nouvelles salles d'art moderne, qui rouvriront au public le 17 novembre.

Jean-Léon Gérôme, né à Vesoul en Haute-Saône le 11 mai 1824 et mort à Paris le 10 janvier 1904, était un peintre et sculpteur français membre de l'Académie des beaux-arts (fauteuil 3).
Emblématique de la peinture académique du Second Empire, il composa des scènes orientalistes, mythologiques, historiques ou religieuses. Il a réintroduit la polychromie dans la sculpture.



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5/9/11 - Découverte - Francfort, Städel Museum - En novembre prochain, le Städel Museum de Francfort rouvrira sa section moderne (de 1800 à 1945) après des travaux qui aboutiront en mars 2012 à l’inauguration d’une nouvelle présentation de l’art ancien puis, en 2013, à celle d’une aile consacrée à la période contemporaine.
Dans le cadre de ce grand chantier, les collections ont fait l’objet de soins attentifs et de nouveaux examens. C’est ainsi que le Dr Felix Krämer, chef du département de l’art moderne, a identifié en réserves une toile de Jean-Léon Gérôme, un Saint Jérôme (ill.) que l’on pensait disparue.
Elle avait été offerte au musée en 1935, par les héritiers d’Otto Hauck, pendant la période nazie, et n’avait jamais été correctement inventoriée. Il s’agit pourtant d’un tableau important et tout à fait caractéristique de l’artiste où celui-ci a sans doute voulu jouer de l’homophonie entre son nom et celui du saint représenté, Jérôme.

Cette œuvre, qui avait notamment été montrée à Paris lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1878, n’était jusqu’à aujourd’hui connue que par une photogravure reproduite dans le catalogue raisonné de Gerald M. Ackerman [1].
Gérôme n’a peint qu’assez peu de sujets religieux et un seul décor d’église, à Paris, à Saint-Séverin, dans une chapelle d’ailleurs dédiée à saint Jérôme. Le thème est moins fréquent au XIXe siècle que dans l’art du XVIIe siècle, et l’artiste le traite d’une manière particulièrement originale. La scène se passe dans la grotte ; le saint, émacié et presque nu, est endormi lourdement, sa tête reposant sur le corps du lion, un animal qu’il avait souvent l’habitude de peindre, qu’il s’agisse de montrer les jeux du cirque ou de peindre l’animal pour lui même, comme dans le merveilleux Lion aux aguets du Cleveland Museum récemment exposé au Musée d’Orsay (voir l’
article). La composition, réalisée dans une gamme chromatique restreinte, ne comporte aucune trace du vêtement cardinalice, pas même le chapeau rouge qui en général, au XVIIe siècle, traine dans un coin. L’œuvre constitue une belle redécouverte, quelques jours à peine avant la fin de la rétrospective Gérôme (voir l’article).


Didier Rykner, lundi 5 septembre 2011

Les Journées européennes du patrimoine 2011

Les Journées européennes du patrimoine 2011
Journées Européennes du Patrimoine 2011, Affiche
Comme chaque année, le mois de septembre est l’occasion de célébrer le patrimoine.

Les 17 et 18 septembre, la France et l’Europe ouvrent ainsi les portes de leurs plus beaux ou plus insolites monuments sur le thème du voyage.

Un voyage dans le temps
Le thème choisi cette année par le ministre de la Culture et de la Communication est celui du voyage. Prenant comme point de départ les tribulations de Prosper Mérimée au XIXe siècle comme premier inspecteur des Monuments historiques, ces journées veulent promouvoir la rencontre physique du visiteur avec le patrimoine.


Informations pratiques : www.journeesdupatrimoine.culture.fr

et aussi: http://www.journeespatrimoine.com/


 
       
       



 

Un peu d'histoire de la Grande Bretagne

La monarchie britannique peut faire remonter sa lignée institutionnelle jusqu'aux rois des Angles et aux premiers rois écossais. Le processus d'unification des petits royaumes médiévaux de Bretagne s'est déroulé jusqu'en l'an 1000, partagés entre le royaume d'Angleterre et le royaume d'Écosse. Le dernier monarque anglo-saxon (Harold II) a été vaincu et tué lors de l'invasion normande de 1066 et la monarchie passa alors entre les mains des conquérants Normands. À partir de 1603, lorsque le roi écossais Jacques VI hérita du trône d'Angleterre sous le nom de Jacques Ier, les deux royaumes furent gouvernés par un seul monarque. De 1649 à 1660, la tradition monarchique fut brisée par les républicains du Commonwealth de l'Angleterre, à la suite des guerres des Trois Royaumes. En 1707, les royaumes d'Angleterre et d'Écosse fusionnèrent pour créer le Royaume de Grande-Bretagne et, en 1801, le royaume d'Irlande les rejoignit pour former le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande. Toutefois, une grande partie de l'Irlande finit par faire sécession en 1922 en tant qu'État libre d'Irlande, mais le monarque y conserva légalement la souveraineté jusqu'en 1949.





Pour en savoir plus: Monarchie anglaise

L'été avec Edward Killingworth Johnson

Edward Killingworth Johnson ( 1825-1896) était un peintre de genre, un illustrateur et un graveur britannique très connu et apprécié. Ses tableaux mettent principalement en scène des petites ou des jeunes filles, qu'il peint à l'aquarelle et/ou à la gouache. En qualité d'illustrateur et de graveur, il collabora au Graphic.

Edward Killingworth Johnson

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