dimanche 19 juin 2011

Le fils du vent (Henning Mankell)


 

Présentation de l'éditeur


Vers 1875, Hans Bengler, jeune entomologiste amateur quitte la Scanie pour l'Afrique australe et le désert du Kalahari, en quête de quelque insecte inconnu. Mais sa principale découverte dans un comptoir de Namibie est un jeune boschiman orphelin. Bengler décide de l'adopter, de lui donner un nom, Daniel, et de le ramener en Suède, d'une part pour en faire "un homme véritable", d'autre part pour prouver à ses compatriotes ignares qu'il existe bien des êtres à la peau noire.
Pendant la traversée commence l'apprentissage de la civilisation, du suédois, du christianisme. Bengler exige de l'enfant qu'il oublie tout de son passé, alors que Daniel n'a qu'un rêve :
apprendre à marcher sur l'eau pour retourner achever l'antilope gravée par son père, et entrer en communication avec ses parents morts à travers des rêves et des signes.
Le retour en Suède est difficile. Bengler gagne sa vie, un temps en exhibant Daniel comme une bête de foire, puis l'abandonne en Scanie chez un couple de paysans compatissants. L'enfant se lie d'amitié avec Sanna, une attardée mentale et tente de fuir vers la mer. Lors de la deuxième tentative, il emmène avec lui Sanna, qui, lorsqu'ils sont rattrapés, l'empêche de se noyer, et de rejoindre ainsi ses ancêtres. Par vengeance ou sous l'empire de la fièvre, car il est déjà atteint (probablement) de tuberculose, il égorge la fillette. Il meurt peu de temps après.
Dans la veine de Comédia Infantil (Seuil, 2003), voici un très beau conte philosophique "africain" sur le thème de l'enfant sauvage, voire sur le sujet : qu'est-ce qu'un être humain ?
Mankell y fait appel à l'onirisme : Daniel est en contact avec les esprits de ses parents et de ses ancêtres, qui le motivent dans ses actes et ses efforts obstinés pour rentrer en Afrique. Mankell l'Occidental sceptique fait passer un souffle "animiste" sur ce livre, en accord avec le sujet. Il nous montre à quel point il s'est adapté à son milieu africain d'adoption et qu'il n'est pas uniquement un auteur de romans policiers à succès. --

L'auteur vu par l'éditeur


Né en 1948 dans le Härjedalen, marié à Eva Bergman, la fille du grand Ingmar, Henning Mankell est déjà célèbre dans le monde entier grâce à ses romans policiers. On ne compte plus les prix - Grand Prix de l'Académie suédoise pour la littérature policière, Deutsche Krimi-Preis, CWA Gold Dagger anglais, Prix Mystère de la critique, Prix Qualibre 38 et Trophée 813 en France - venus récompenser la série d'enquêtes menées par l'inspecteur Wallander et son équipe du commissariat d'Ystad.
Depuis 1988 Henning Mankell partage son temps entre la Suède et le Mozambique où il dirige, à Maputo, la troupe du Teatro Avenida. "L'Afrique a fait de moi un meilleur Européen. J'ai besoin de vivre en Afrique pour comprendre l'Europe, et réciproquement. Chacune est la tour d'où je vois l'autre."
Nombre de ses ouvrages pour la jeunesse, contes philosophiques, récits stigmatisent les maux de l'Afrique : les ravages causés par la guerre civile qui frappent de plein fouet les enfants, la misère, la famine, le sida.
Après Comédia Infantil (Seuil 2003), finaliste du Grand Prix nordique (1996), couronné par plusieurs prix et adapté au cinéma en 1998 par Solveig Nordlund (Prix Spécial, Cannes junior 1999), Le Fils du vent est le 2ème ouvrage ayant trait à l'Afrique à paraître en France.



 
 
extrait :

"Ce ne sera pas compliqué, reprit-il. Je monterai sur une petite estrade et j'exposerai les insectes en indiquant sur une carte leurs différentes provenances. Toi, tu seras assis à côté de moi. Quand je prononcerai ton nom, tu te lèveras, tu t'inclineras et tu diras : "Je m'appelle Daniel. Je crois en Dieu". Rien d'autre. Quand je te demanderai d'ouvrir la bouche, tu le feras. Quand je te dirai de rire, tu riras, mais pas trop longtemps, ni trop fort. Quand je te demanderai de gonfler tes joues comme un animal, tu le feras aussi. Puis tu sauteras à la corde pour montrer ton agilité. C'est tout. Si jamais quelqu'un dans l'assistance veut te toucher, tu accepteras en te disant qu'il ne te veux pas de mal. Mais tu dois surtout te dire que çà nous permettra de nous payer une meilleure chambre. As-tu bien compris ?
Daniel fit oui de la tête. En réalité, il n'avait pas compris un seul mot, mais Père lui avait parlé gentiment. Un peu comme Be quand elle voulait faire la paix avec Kiko après une dispute."

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Cette histoire, fabuleusement contée, la détresse de cet enfant draciné, et l'issue qu'il trouve pour retrouver la paix sa liberté par la mort, m'a profondément bouleversée. Il s'agit là, sans conteste d'un grand roman qui génère une émotion profonde comme j'en ai peu ressenti en littérature.
En effet, en ces périodes troubles actuelles, où tout ce qui est étranger semble faire peur, il est intéressant de retourner au 19 ème siècle et au comportement des occidentaux face à ces civilisations découvertes en Afrique.
Ces êtres qu'ils rencontrent sont ils des humains, ou bien des objets de curiosité qui font peur, des monstres de foire....? Car de sujets d'études, ils deviennent vite des objets à exposer pour rapporter simplement de l'argent..... Ils ne sont pas humains tant ils sont différents de nous, les « civilisés » comme s'il n'y avait de civilisation que l'occidentale...

Mais sommes nous actuellement si loin dans la vision étroite du monde di civilisé, et des "autres" si loin de ces manifestations primaires?

Ce roman de Hennig Mankell n'est pas un polar, mais une incroyable étude l'âme humaine et de ses dérives...... on y découvre l'attitude ambiguë d'un jeune scientifique qui perçoit l'humanité de celui qu'il « adopte » mais qui en même temps, par appât du gain et surtout de la notoriété, veut le « dresser » à l'occidentale, en n'écouant e rien de ce que l'autre peut lui communiquer à travers son comportement...
Le retour en Suède est difficile, et l'alcool fait des ravages sur ce jeune scientifique, ainsi que ses désirs pour les femmes.... Il a besoin d'argent pour survivre.... Alors son action première, partie d'une idée relativement humaniste se transforme en déviance et perversion, où seul le gain prime.
Ce sera sa chute, qui se termine par la trahison ultime: l'abandon de cet enfant en terre inconnue dans un milieu paysan rigide, religieux et tout simplement raciste de base par la peur de l'inconnu.... 
Dialogue de sourd même sans parole. Incompréhension et trahison. Et finalement une tragédie qui vous brise le coeur....

J'ai vraiment beaucoup apprécié ce roman, et je ne peux que le recommander comme un oeuvre exceptionnelle (au passage un grand merci à la traductrice qui a si bien su transcrire les émotions de la langue de Mankell en français!) 

Jan (Jean) Mandyn

Jan (Jean) Mandyn (Holland, 1502 - 1560)

1502 Haarlem - 1560

Né à Haarlem en 1502, Jan Mandijn s’établit dès 1530 à Anvers. Très rapidement, il s’y bâtit une réputation par ses représentations de scènes telles la Tentation de Saint Antoine et Saint Christophe pour lesquelles il puise largement, à l’instar d’un Pieter Huys, dans le bestiaire fantastique d’un Jérôme Bosch. Dans ses compositions plus drolatiques que véritablement inquiétantes, on ne trouve toutefois pas cet arrière-fond d’angoisse caractéristique du maître de Bois-le-Duc. De façon tout aussi caractéristique, il se distingue par le réalisme accru de ses paysages, souvent traité avec un pinceau souple et large.
Les liens privilégiés qu’il entretint avec Pieter Aertsen, ainsi que l’apprentissage que firent chez lui des peintres de figures tels que Jan Mostaert et Bartholomeus Spranger laissent supposer que l’oeuvre du peintre ne se cantonna pas au genre fantastique auquel on associe systématiquement son nom. C’est ainsi que plusieurs historiens d’art essayèrent sans doute un peu hâtivement de rendre à Jan Mandijn la production donnée au Maître du Fils Prodigue. Dans un passé plus récent, c’est avec la figure mystérieuse du Maître de Paul et Barnabé que le rapprochement a été suggéré. S’il est encore actuellement difficile de se prononcer à ce sujet, il est indéniable que Mandijn jouit de son vivant d’un succès d’estime et d’une reconnaissance publique dépassant, ainsi que l’atteste la pension annuelle qu’il recevait de la Ville d’Anvers pour ses travaux de décorateur des sorties annuelles de l’Ommegang, le simple profil d’épigone de Bosch auquel on le réduit généralement.
Via


Landscape with the Legend of St Christopher
-MANDIJN, Jan
Flemish painter (b. ca. 1500, Haarlem, d. 1559, Antwerpen)
The Hermitage, St. Petersburg

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From the De Jonckheere Gallery
http://cosmodromium.blogspot.com/2011/04/jan-mandijn-haarlem-ca-1500-antwerpen.html
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1550. Óleo sobre roble. 98.5 x 147 cm. Museo de Bellas Artes de Bilbao. España.
http://pintura.aut.org/BU04?Autnum=13.017

Last Judgement

Jan Mandyn painted the "Last Judgement" In 1550 with oil paints in hues of brown, blue, yellow, red and greens on canvas.
http://www.flickr.com/photos/14961586@N02/2122053267/lightbox/#/photos/14961586@N02/2122053267/
Les OEuvres de Miséricorde
actif à Anvers entre 1540 et 1570
Ecole Flandres ; Anvers
Breughel Pieter le Jeune, Bruegel d'Enfer (dit, ancienne attribution);Mandyn Jan (ancienne attribution)


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An Allegory of the Horrors of War" oil on Canvas.
(after) Jan Mandyn

http://www.mutualart.com/Images/2010_09/02/0004/946081/129277136131593848_7ed213c5-2711-4529-b0e1-37b986035172_168404_273.Jpeg

Seguace di Jan Mandyn
Scena fantastica
http://www.christies.com/LotFinder/lot_details.aspx?intObjectID=5317194


-------------"The Temptation of St Anthony"---------
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Jan Mandyn - "The Temptation of St Anthony"
Liechtenstein Museum



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early Flemish paintings, and Temptation of St Anthony paintings. Jan Mandyn (or Mandijn), a rather obscure 16th century Dutch painter. Mandyn painted at least two Temptations of St Anthony. ------------------------------

Mandijn, Jan
Haarlem c. 1500 - Antwerpen c. 1560
The Temptation of St Anthony
after1530


Jan Mandijn (около 1500–около 1560) (1510–1570)
The Temptation of Saint Anthony
Frans Hals Museum 61.5 × 83.5 см







http://zabzamok.livejournal.com/139521.html?style=mine#cutid1








http://www.artcyclopedia.com/artists/mandyn_jan.html
http://pintura.aut.org/BU04?Autnum=13.017
http://de.wikipedia.org/wiki/Jan_Mandyn
http://www.flickr.com/search/?q=Jan+Mandyn
http://cosmodromium.blogspot.com/2011/04/jan-mandijn-haarlem-ca-1500-antwerpen.html
http://www.google.ru/search?q=Jan+Mandyn&oe=utf-8&rls=org.mozilla:ru:official&client=firefox&um=1&ie=UTF-8&tbm=isch&source=og&sa=N&hl=ru&tab=wi&biw=1575&bih=891
ource

Saint Christopher and the Christ Child, circa 1550






Jan (Jean) Mandyn (Mandijn) - Temptations of St. Anthony (c1555)



------------------St Christopher--------------


Jan Mandyn (Holland, 1500 - 1559)
Saint Christopher and the Christ Child, circa 1550
Painting, Oil on panel, 13 1/2 x 18 1/4 in. (34.29 x 46.36 cm)
Gift of Mr. and Mrs. Ben Maddow (59.48)
European Painting and Sculpture Department.
http://collectionsonline.lacma.org/mwebcgi/mweb.exe?request=record;id=22590;type=101

samedi 18 juin 2011

Antony and the Johnsons – Knockin' on Heaven's Door



Antony and the Johnsons est un groupe de psyché folk résidant à New York.
La voix d'Antony Hegarty, le leader du groupe, est parfois perçue comme une fusion entre celles de Nina Simone et de Bryan Ferry. Parmi les admirateurs déclarés d'Antony, on compte Dido, Philip Glass, Marc Almond, CocoRosie, Lou Reed et Björk (ils ont d'ailleurs enregistré une collaboration ensemble en 2006) ainsi que Boy George, Rufus Wainwright et Devendra Banhart qui ont tous trois chanté sur I Am a Bird Now.


D'origine britannique, mais grandi en Californie, Antony Hegarty fonde Antony and the Johnsons à New York en 2000. Le personnage ambigu et les tentations expérimentales du leader ont permis au groupe de développer un univers particulièrement original, au gré des albums Antony and the Johnsons (2000), I Am A Bird Now (2005) et The Crying Light (2009), et de multiples tournées, en particulier en compagnie de Lou Reed. Devenu la coqueluche des critiques spécialisés, Antony and the Johnsons publie un remarquable Swanlights en 2010.

Après une naissance en 1971 à Chichester (ville du Sussex, au sud de l'Angleterre), quelques mois passés à Amsterdam, et une installation en Californie, Antony Hegarty crée un groupe new-yorkais de drag queens, et se lance dans le théâtre expérimental.

Nourri d'une éducation forgée à partir des disques de Culture Club et autres Soft Cell, et le personnage incarné par Isabella Rossellini dans le film de David Lynch Blue Velvet, Antony fonde Antony and the Johnsons en 2000.

Leur premier album, homonyme, est édité la même année. On peut alors entendre le chanteur dans deux albums successifs de Lou Reed, The Raven (2003) et Animal Serenade (2004).

Au mois de février 2005 est édité I Am A Bird Now (album pour lequel Boy George participe à un duo). Le disque est salué par la critique, et lauréat du Mercury Prize anglais.

Après une tournée de près deux années, Antony apparaît sur l'album Volta de Björk.

En février 2009 sort le troisième album du groupe, The Crying Light. Dédié au pionnier de la danse butô Kazuo Ohno, il voit Antony Hegarty déployer son chant poignant sur des mélodies en clair-obscur, dans un climat toujours introspectif.

Le groupe a subi de nombreuses mutations depuis sa création. Il est aujourd'hui composé de la violoncelliste Julia Kent (qui a joué avec Donovan et Rufus Wainwright), le saxophoniste Doug Wieselman, le bassiste Jeff Langston, le violoniste d'origine russe Maxim Moston (qui a, lui aussi, croisé la route de Rufus Wainwright), le guitariste et le violoniste de formation classique Rob Moose, et le batteur Parker Kindred (ancien accompagnateur de Jeff Buckley).

Un an après The Crying Light sort le quatrième opus Swanlights, dans lequel Antony Hegarty laisse transparaître quelques éclaircies, notamment dans le single « Thank You for Your Love ». L'album comprend également un duo avec Björk sur le titre « Flétta ». Dans son édition luxe, Swanlights est accompagné d'un livre de 144 pages élaboré par Antony Hegarty et comprenant textes, peintures, collages et photos personnelles.

Copyright 2010 Music Story Christian Larrède


Une version que j'apprécie, et une voix que j'aime entendre toujours tellement elle est étrange et douce.....

Quand...





A Swarm of Bee Goddesses
Tending a Telomere
painting by Julie Newdoll


« Quand les abeilles disparaîtront,
beaucoup de plantes dont la pollinisation dépend d’elles disparaîtront,
au bout de la chaîne,
l’homme disparaîtra aussi ».

Albert Einstein

( A écouter : réécouter: http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/sur-les-epaules-de-darwin/

 avec Jean Claude Ameisen)

L’Orientalisme en Europe : de Delacroix à Matisse

L’Orientalisme en Europe : de Delacroix à Matisse

 


Du 27 mai au 28 août 2011
Centre de la Vieille Charité
Tous les jours de 10h à 18h sauf lundi et jours fériés
Nocturne le vendredi jusqu’à 22h
www.vieille-charite-marseille.org


La fascination pour l’Orient qui traverse l’histoire de l’art occidental connait un essor tout particulier au XIXe siècle.
Entre la campagne d’Egypte de Bonaparte (1798-1801) et le séjour de Matisse en Afrique du nord (1906), l’Orientalisme va connaître son véritable âge d’or. Les vues d’Egypte rapportées par les artistes qui accompagnèrent Bonaparte constituent, avec l’illustration des premiers actes de la légende napoléonienne, les premiers jalons d’une nouvelle découverte du monde oriental par le public européen. En suscitant un engouement dans toute l’Europe pour le passé pharaonique, elles initient un mouvement d’intérêt général et durable pour tout ce qui touche à l’Orient : Au siècle de Louis XIV on était helléniste, maintenant on est orientaliste pourra dire Victor Hugo.
L’Orientalisme est indissociable de l’expansion coloniale européenne. Le déclin de l’empire ottoman, l’implantation des puissances européennes au Moyen-Orient, en Afrique du Nord vont ouvrir aux artistes les portes d’un monde qui restait jusque-là difficilement accessible. Le choc de cette rencontre leur ouvre de nouvelles perspectives. Au cours de son voyage au Maroc en 1832, Delacroix pensera trouver dans le dépaysement oriental des réponses à son profond désir de renouvellement. L’Orient lui apparaît comme le lieu de l’exaltation des sens, et l’Antiquité, qui est la référence commune de tous ces peintres de culture classique, semble ressusciter sous ses yeux avec les couleurs de la vie.
La première génération de ces artistes fixe ainsi les traits fondamentaux d’un imaginaire que tant d’autres reprendront tout au long du siècle : ainsi d’Ingres à Gérôme, le succès continu de la représentation particulièrement fantasmée du Harem conforte l’idée de la troublante sensualité orientale. Loin des brumes de l’Europe, la puissance de la couleur et de la lumière s’exprime dans la splendeur des costumes ou l’exaltation des paysages grandioses et tout particulièrement du désert.
Bientôt les peintres seront nombreux à faire le voyage vers l’autre bord de la Méditerranée, certains d’entre eux y faisant même de longs séjours. Ils se confronteront alors à la réalité des paysages, de la vie quotidienne des populations conquises. Très vite, parallèlement aux fictions exotiques et colorées qui connaissent un succès sans cesse grandissant auprès du public européen, un autre regard se développe, plus réaliste, déjà ethnographique, attentif à l’autre, et à sa fascinante différence.
Les grandes figures de la Modernité, elles non plus, ne resteront pas insensibles à la tentation orientale. Renoir, Matisse, Kandinsky et Klee, feront comme tant d’autres le voyage en Orient. Mais si dans leurs oeuvres les leitmotive les plus éprouvés de l’Orientalisme sont bien présents, Odalisques, paysages lumineux, villes blanches écrasées sous le soleil, leur approche toute personnelle n’est visiblement plus la même. En renouvelant si radicalement le genre par leurs recherches plastiques, d’une certaine manière ils y mettront fin en lui donnant une toute autre signification.

Avec plus de 120 oeuvres, peintures et sculptures, venant des plus grandes institutions internationales et de collections particulières, l’exposition L’Orientalisme en Europe, de Delacroix à Matisse, offrira un vaste panorama de l’orientalisme, non seulement en France mais aussi dans toute l’Europe : aux côtés des chefs-d’oeuvre d’Ingres, Delacroix, Fromentin, Gérôme, figureront des oeuvres d’artistes anglais, comme Lewis ou Alma-Tadema, allemands, (Bauernfeind, Müller), belges, (Portaels, Evenpoel), espagnols,(Villegas, Sorolla) italiens, (Fabbi, Simoni), et même un orientaliste turc, formé à Paris, Osman Hamdi Bey. Renoir, Matisse, Kandinsky, Klee, Macke, illustreront le dernier chapitre de l’exposition consacrée à l’Orientalisme moderniste.

Commissariat
Marie-Paule Vial, directrice du musée national de l’Orangerie des Tuileries
Luc Georget, conservateur au musée des Beaux-Arts de Marseille


Insolite Daron Mouradian

Daron Mouradian est un artiste arménien contemporain.
Un enchanteur est passé.... et les toiles de Daron Mouradian se peuplent d’animaux exotiques, de généraux-bouffons, de jeunes filles-fleurs ou de femmes-nids de poule. Ce langage n’est d’aucun siècle et d’aucun peuple; il puise à la source interdite: le bienheureux sommeil de la raison qui enfante les créatures de Goya, d’Ernst, de Lautréamont ou de Mouradian.

On ne saurait imaginer un contraste plus saisissant entre l’unité organique de ses tableaux, dans la merveilleuse harmonie de ses couleurs et le déchaînement d’imagination plastique, le grouillement des formes les plus inattendues.
A partir d’une harmonie fondamentale de gris, de beige ou de terre, un semis de tâches rouges s’étire, créant une véritable organisation colorée. Un monde où règne des "singes de Dieu", où déferlent toutes les obsessions, toutes les hantises, tous les rêves d`une société."La sagesse des sages est folie" comme le soulignait Saint-Paul.
Né en 1961 à Érevan (ARMENIE)














Miniatures de Nicholas Hilliard

Nicholas Hilliard (Exeter, vers 1547 - Londres, 7 janvier 1619) était un orfèvre et un enlumineur anglais plus connu comme portraitiste en miniatures à la cour d'Élisabeth Ire d'Angleterre et de Jacques Ier d'Angleterre.
Il était réputé pour ses petites miniatures ovales bien qu'il ait parfois utilisé des formats plus importants, jusqu'à 25 centimètres. Pendant quarante-cinq ans, il a connu un indéniable succès artistique mais des problèmes financiers continus.
Ses portraits d'Élisabeth Ire illustrent encore les différences qui le démarquent des autres peintres du reste de l'Europe au cours du XVIe siècle. Il introduit un arrière-plan caractérisé par la présence d'un rideau plissé en velours au lieu du traditionnel fond bleu exécuté à l'aquarelle.
Très traditionnelles techniquement et suivant les standards en usage en Europe, ses peintures sont superbement exécutées et ont une fraîcheur et un charme qui ont fait dire qu'il « occupe une position centrale dans l'art de la période Élisabéthaine et qu'il est le seul peintre dont les travaux reflètent, dans leur délicat microcosme, l'univers shakespearien. »


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Auto-portrait 1577


Nicholas Hilliard - le célèbre artiste anglais, joaillier et illustrateur de manuscrits.The Greatest connu pour le portrait miniature de sa cour d'Elizabeth I et Jacques Ier, Tudor-Stuart.
Tout au long de sa vie et sa carrière artistique Hilliard il fut accompagné par la gloire, et  hélas, les ennuis financiers.Les chercheurs notent que, comparé à de nombreux artistes de cette époque, le travail de Hilliard était assez conservateur, mais néanmoins, son travail demeure l'une des meilleures illustrations de l'histoire de l'Angleterre élisabéthaine et sa galerie de portraits est tout à fait exceptionnelle à cet effet.

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Portrait de Robert Dadali, comte de Leicester

Inconnu de la date exacte de sa nomination comme illustrateur de manuscrits et bijoutier royal.Toutefois, le premier portrait connu d'Elizabeth miniatures réalisés à ce jour en 1572 ans.

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Portrait d'Elizabeth I Tudor

Et dans les années 1572-1576 sont deux portraits de la reine, qui a été appelé «Pelican» et «Phoenix».

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Portrait d'Elizabeth I."Pelican"


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Portrait d'Elizabeth I."Phoenix"

En 1576, Nicholas Hilliard a épousé la fille de son professeur, Alice Brandon, qui lui donna sept enfants.

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Portrait d'Alice Hilliard

Et, en restant maître de la cour, sont allés en France, désireux de s'enrichir de nouvelles connaissances.A Paris, il a passé près de trois ans, en rotation dans la cour où il fit connaissance du poète Pierre de Ronsard.
A son retour de France Hilliard a vécu et travaillé à Londres.
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Médaille en l'honneur de la défaite de l' «Invincible Armada»

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Grand Sceau d'Elizabeth I


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Portrait de Jacques I


Elisabeth I Tudor

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Walter Raleigh - le célèbre aventurier, un pirate et un poète dont la vie a créé de nombreuses légendes
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Robert Devereux Essex - un favori d' Elizabeth vieillissante et qui a fomenté une révolte contre la reine, et l'a payé de savie.....Une autre légende...?

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 «Un jeune homme parmi les roses"
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Christopher Hatton - Lord Chancelier d'Angleterre, et peut-être un autre bien-aimé Elisabeth
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Henry Percy - 9e comte de Northumberland,  surnommé "Le comte-magicien" à cause de sa fascination pour l'alchimie, un membre du "Gunpowder Plot".

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Mary Sidney - l'une des premières femmes anglais devenue célèbre pour ses œuvres littéraires et les traductions.
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George Clifford - 3ème comte de Cumberland

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Elizabeth Stewart - la fille aînée du roi Jacques I er, qui a épousé l'électeur du Palatinat Frédéric, le leader de l'Union évangélique des princes allemands protestants.
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Dans plusieurs documents de Hilliard nous savons que l'un des noms les plus communs - "Portrait d'un inconnu / inconnu» :


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