NOTES
1.Voir « La Longue piste de la Saskatchéouanne » par Jean Morisset (présentation d’Ismène Toussaint sous le titre « Jean Morisset, l’Homme aux racines de vent »), La Nation autochtone du Québec, 13 mars 2006, http://www.autochtones.ca (rubrique Organisation-Autochtones-Métis-Documents de référence) ; « Poème de Jean Morisset » dans le reportage d’Ismène Toussaint et de Raymond Cyr : « Le rêve de Louis Riel se réalise – Reconnaissance officielle des Métis de l’Est par les Métis de l’Ouest – 11 octobre 2005 : « La révolution métisse est en marche ! » déclare Ismène Toussaint lors du lancement de son livre, Louis Riel : Journaux de guerre et de prison », La Nation autochtone du Québec, 19 octobre 2005, http: //www.autochtones.ca (rubrique Organisation-Autochtones-Métis-Articles).
2. Louis Riel (1844-1885). Chef métis canadien-français et écrivain. Né à Saint-Boniface (colonie de la rivière Rouge), il effectua ses études au collège des sulpiciens de Montréal puis, après un bref passage dans un bureau d’avocat, prit en 1869 la tête du mouvement de résistance des Métis de la rivière Rouge contre le gouvernement canadien-anglais qui tentait de s’accaparer leurs terres. Devenu président du gouvernement provisoire en février 1870, il négocia le 15 juillet suivant l’entrée de son pays dans la Confédération, sous le nom de « Manitoba » (en langue crie « le lieu où souffle l’Esprit »), et réclama une amnistie pour ses compatriotes. Mais l’expédition punitive qui fut lancée par les autorités d’Ottawa contre sa province le contraignit à s’exiler aux États-Unis le 24 août 1870. En 1875, quoique ayant été élu député du comté de Provencher (Saint-Boniface), il fut banni du Dominion en raison de l’exécution du voyou orangiste Thomas Scott qui avait été perpétrée par son gouvernement cinq ans plus tôt. Durant les huit années qui suivirent, il mena une vie errante et souvent misérable aux États-Unis puis s’établit comme instituteur dans le Montana. En 1884, les Métis qui avaient immigré en Saskatchewan à la suite du vol de leurs terres au Manitoba, firent appel à lui pour rédiger une liste de leurs droits. Toutefois, une fois parvenu en Saskatchewan, Riel ne put contrôler leur révolte, qui éclata le 18 mars 1885. Le jour suivant, il fonda l’Exovidat, un gouvernement provisoire fondé sur des bases religieuses très personnelles qui était destiné à rapprocher les catholiques et les protestants, et dans lequel il ne jouait que le rôle d’un inspirateur ou « exovide » (du latin exovidus, celui qui est en dehors du troupeau). Cependant, cette autorité politico-spirituelle devint vite impopulaire tant auprès des autorités et de l’Église locales que des Métis eux-mêmes. Le 12 mai 1885, l’opposition du chef métis à la guérilla de Gabriel Dumont, jointe au manque de munitions des combattants, entraîna la sanglante défaite de Batoche. Condamné pour haute trahison au terme d’un simulacre de procès, Riel fut pendu à Régina (Saskatchewan) le 16 novembre 1885. Il repose aujourd’hui dans le cimetière de Saint-Boniface et demeure l’un des symboles de la déchirure entre le Québec et le Canada, les francophones et les anglophones, l’Est et l’Ouest, les autochtones et les Blancs. Il est également l’auteur d’une œuvre considérable, quoique inachevée, qui a été réunie en 5 volumes : Les Écrits complets de Louis Riel, Edmonton, Les Presses de l’Université l’Alberta, 1985 (dir. George Stanley). De nombreux livres lui ont été consacrés, dont Louis Riel, le Bison de cristal, d’Ismène Toussaint, Éditions Stanké, Montréal, 2000 ; Louis Riel, Journaux de guerre et de prison, présentation, notes et chronologie métisse 1604-2006 d’Ismène Toussaint, Montréal, Éditions Stanké, 2005. Voir également de la même auteure : « Louis Riel, écrivain », L’Encyclopédie du Canada 2000, Montréal, Éditions Stanké, 2000. En 2005, l’œuvre politique de Louis Riel a donné naissance à un mouvement d’Union entre les Métis de l’Est et les Métis de l’Ouest du Canada.
3. Ces ouvrages ont respectivement paru aux Éditions Nouvelle Optique, Montréal, 1977 ; Études et recherches, Montréal, UQÀM, 1983 ; Ottawa, The Canadian Journal of Native Studies, vol. 2, nº 1, 1983 ; Vancouver, National Pulp Press, 1984 ; Éditions Nouvelle Optique, Montréal, 1985 ; Éditions du Cidihca, Montréal, 1995 ; Éditions des Trois Pistoles, Québec, 1997 ; Éditions de L’Hexagone, Montréal, 2001 (en collaboration avec Eric Wadell) ; Éditions Québec/Amérique, Montréal, 2002 (en collaboration avec Dean Louder et Eric Wadell) ; Éditions Actes Sud, Arles (France), 2003 ; Éditions Lux, Montréal, date non fixée.

L'invité d'honneur était le poète et géographe Jean Morisset
Natif de Bellechasse-en-Canada, fils de pilote sur la Grande rivière de Canada (Catarakoui ou Saint-Laurent), Jean Morisset n'a cessé de poursuivre une vaste interrogation sur l'identité et le destin des Amériques. Matelot sur les brise-glace dans le Grand Nord canadien et chargé de relevés large de la toundra, durant les années 60, il s'est ensuite embarqué pour la Caraïbe, le Pérou et le Brésil, le Guatemala et l'Alaska, le Manitoba et Haïti, le Pantanal et l'Amazonie, mettant le cap sur la géographie aborigène, la flibuste, les affleurements autochtones et la mythologie géologique. |
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