samedi 10 septembre 2011

Modest Urgell.. De la Mélancolie....

Modest Urgell i Inglada (Barcelone, 1839 - 1919) est un peintre  (et écrivain) catalan. Il est parfois surnommé Katúfol.



Modest Urgell étudie à l'école de la Llotja de Barcelone comme élève de Ramon Martí i Alsina. Il passe un temps à Paris où il rencontre Gustave Courbet et inscrit sa peinture dans le réalisme. Dans les années 1860, ses toiles sont refusées pour être trop avancées pour les expositions organisées par la Llotja. Ses expositions à Madrid n'ont pas plus de succès.
Pour éviter l'épidémie de fièvre jaune à Barcelone, il quitte la ville en 1870 pour Olot, invité par Joaquim Vayreda. Les années suivantes il se rend à Arenys de Mar, Gelida et Toulouse. Les commandes lui permettent de vivre de son art.
Il obtient ses premiers succès aux expositions nationales de Madrid de 1876, 1892 et 1895 où il obtient une médaille. Membre fondateur de la société artistique et littéraire de Catalogne, il devient professeur de la Llotja à partir de 1902.




La mort est l'un des thèmes les plus communs dans les œuvres de Modest Urgell tout comme elle est la plupart du temps un des thèmes symboliques et emblématiques qui peuplent la littérature et le théâtre.

Urhel est un artiste qui a joué un rôle très important non seulement dans histoire de l'art de Catalogne mais dans toute l'Espagne.
Fondateur de la Société artistique et littéraire de Catalogne à partir de 1894.
Son travail se concentre principalement sur ​​les paysages terrestres et marins solitaires, avec une atmosphère triste et mystérieuse, souvent avec des emplacements dans les cimetières et les sanctuaires, dans un style parfois comparé à celui d'Arnold Böcklin.
En tant qu'écrivain, il a publié plusieurs pièces de théâtre: Lluny dels ulls (1898), une terre de Sucre (1898), Nostalgie! (1899), Le (1901), la valeur (1907), a aussi écrit son autobiographie, La chauve-souris. Mémoires d'une Patum (1913).







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Paroles




Vivre, au fait, ce n'est jamais qu'avancer dans son petit bateau au milieu d'un flot de promesses variées à l'infini. 
Quelles sont celles dont on se souvient ?
On oublie celles qu'on voudrait se rappeler et on se souvient de celles qu'on préférerait oublier pour toujours. 
Les promesses trahies sont comme des ombres qui dansent autour de toi au crépuscule. 
Plus je vieillis, mieux je les vois.


Les chaussures italiennes  de Henning Mankell

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Le roman insulaire d'Henning Mankel

Livre. « Les chaussures italiennes », un roman touchant.

Le roman insulaire d'Henning Mankel
Le roman insulaire d'Henning Mankel
Gens de goût et lecteurs avisés, les libraires avaient tôt fait, cet automne, de le distinguer. «Les chaussures italiennes» est un roman remarquable et, assurément, LE roman étranger de l'année écoulée. Son auteur, Henning Mankell, 61 ans, n'est pas un inconnu : il a signé une quinzaine d'ouvrages, il est le maître incontesté du polar suédois - avec une saga centrée autour de Kurt Wallander, un inspecteur de police désabusé - genre littéraire dont il sort de temps à autre.
Il est fortement conseillé de ne pas lire la «quatrième de couverture» de ce roman, résumé plat d'une superbe histoire, et ne pas s'interroger trop longuement sur ces «chaussures italiennes» dont il n'est question qu'à mi-livre. La Suède en est le décor, contrée de brouillards denses, de blizzards opiniâtres, de brusques et fortes canicules aussi, de forêts épaisses, de lacs sombres. Et d'îles. Celle du narrateur est déserte, cernée par une mer gelée la plupart du temps. Fredrik, qui fut médecin, y vit depuis plus de dix ans ( quelle terrible faute expie-t-il ?) en compagnie d'une vieille chienne sourde, d'une chatte qui traîne ses os endoloris et d'une fourmilière géante étalée dans son salon. Seules visites, celles, épisodiques, d'un garde-côte taiseux et d'un facteur curieux comme une pie et hypocondriaque.

Son île à la fois refuge et prison

Cette existence d'ermite aurait pu se poursuivre jusqu'à ce que mort s'ensuive si plusieurs personnages, qui donnent au récit toute sa force, son émotion, n'entraient successivement en scène. Des femmes surtout, fragiles, blessées, malmenées par la vie, dont Mankell brosse des portraits touchants, subtils, tout en nuances, à la façon d'Ingmar Bergmann - ce qui n'a rien de surprenant si l'on sait que l'auteur est le gendre du génial cinéaste suédois. Sur son île à la fois refuge et prison, au sein d'une nature oppressante, Fredrik, aigri, rugueux, a conservé pourtant pour ses frères et sœurs humains toute sa compassion. Les rencontres auxquelles on assiste sont magiques, les dialogues sonnent juste, sonnent vrai, la traduction (Anna Gibson) est délicate. A n'en pas douter, ce roman important, qui a pour thèmes la solitude et la culpabilité, trottera longtemps dans votre tête.

Dario Castello un maître venitien presque oublié

 
Dario Castello (né v. 1590 - † après 1630) était un compositeur et violoniste italien du début du XVIIe siècle qui vécut et travailla à Venise.
Dario Castello fut maitre de chapelle de l'église Saint-Marc à Venise vers 1625. Il a publié deux recueils de Sonate concertate in stil moderno per sonar nel organo, overo spineta con diversi instrumenti, à 2 et 3 voix et basse continue. Ces sonates, encore librement construites, dénotent un goût nouveau pour la virtuosité.

Il n'y a aucune information biographique sur Castello.
Même ses dates de naissance et sa mort sont inconnues. On pense qu'il pourrait éventuellement être décédé pendant la grande peste de 1630 car effectivement, il n' a publié aucune nouvelle musique après cette date.

De sa musique, 29 compositions  survivent encore parmi nous.
La musique de Castello est inventive et techniquement très difficile.







Tra­gé­diennes de l’Opéra (1875-1939)

Les tragédiennes de l’Opéra de Paris s’exposent
Geneviève Vix dans le rôle-titre de Salomé de Strauss,
Palais Garnier, 1926 Estampe de P. Godard – © BnF / BmO
 
 
Du 7 juin au 25 sep­tembre, l’Opéra de Paris et la BNF s’as­so­cient pour rendre hom­mage aux divas, tra­gé­diennes de l’Opéra, de 1875 (date d’ou­ver­ture du Pa­lais Gar­nier) à 1939, à tra­vers une ex­po­si­tion.

Tra­gé­diennes de l’Opéra (1875-1939) évo­quera quelques grandes chan­teuses liées à Gar­nier, temple flam­bant neuf dédié à l’art ly­rique et à tous ses excès : entre autres Rose Caron (créa­trice des œuvres de Reyer mais aussi de la Sie­glinde de La Wal­ky­rie ou de la Des­dé­mone d’Otello),

Portrait de Rose Caron.
Portrait de Rose Caron



Ga­brielle Krauss (créa­trice des der­niers ou­vrages de Gou­nod), Sybil San­der­son (muse de Mas­se­net pour Thaïs), Lu­cienne Bré­val, mo­dèle de la chan­teuse noble, et qui va y ré­gner trente ans.


À tra­vers pho­to­gra­phies, ob­jets, bi­joux, ma­quettes de cos­tumes et do­cu­ments rares, cette ex­po­si­tion Tra­gé­diennes de l’Opéra (1875-1939) ra­vi­vera le sou­ve­nir de ces femmes d’ex­cep­tion. Dans les lieux mêmes du Pa­lais Gar­nier, elle évo­quera aussi le pas­sage d’un siècle à l’autre qui se tra­duit au­tant dans le ré­per­toire que dans l’image re­flé­tée de ces déesses et dans leur rap­port au pu­blic.
Cette ex­po­si­tion est ac­com­pa­gnée par la pu­bli­ca­tion des Tra­gé­diennes de l’Opéra – De Rose Caron à Mary Gar­den, les divas de lé­gende. 1875-1939, un ou­vrage col­lec­tif signé André Tu­beuf, Pierre Vial, Ma­thias Au­clair, Chris­tophe Gh­risti, Rémy Cam­pos, Eli­za­beth Giu­liani et José Pons, aux Edi­tions Albin Mi­chel.



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diva, tragédienne, tragédiennes, rose caron, lucienne bréval, germaine lubin, exposition, opéra garnier, garnier, palais, félia litvienne, isadora duncan, andré masson, andré tubeuf, exposition, danseLa tentation du sublime
Rose Caron, Lucienne Bréval, Germaine Lubin, sont les noms oubliés de cantatrices qui ont connu en leur temps un succès considérable. Extravagantes ou mystérieuses, ces grandes dames n'ont pas seulement fasciné des générations de mélomanes, mais ont été des stars mondialement connues, les premières du XXe siècle. Jusqu'au 25 septembre, la Bibliothèque-Musée du Palais Garnier rend hommage à ces "grandes tragédiennes de l'Opéra" qui ont incarné une période brillante de son histoire, depuis l'ouverture de la salle, en 1875, jusqu'à l'entrée dans la seconde guerre mondiale qui marque, pour l'art lyrique comme pour beaucoup d'autres domaines, la fin d'un monde.


"Peut-être ne saurions-nous plus rien d'elles si l'opéra, par flambées, ne faisait pas revivre à nos yeux stupéfaits au moins l'ombre, l'imitation, l'illusion de quelqu'une", écrit le musicologue André Tubeuf dans la préface du catalogue de l'exposition Les tragédiennes de l'opéra, à l'Opéra Garnier. À la fin du XIXe et du début du XXe siècle, le chant est encore un art sacralisé et les grandes cantatrices sont considérées comme de véritables idoles, recueillant les ovations du public, suscitant les passions du tout-Paris et d'au-delà. Reconnues pour leur virtuosité, elles s'auréolent de la splendeur des plus beaux mythes et rayonnent dans le monde des arts. Il faut dire que l'opéra français connait alors ses heures de gloire : la construction du Palais Garnier, décrétée par Napoléon III, montre par son faste et sa position centrale l'importance et le prestige qu'a l'opéra à cette époque. Pour beaucoup, ce temple lyrique qui émerge sur la rive droite de la Seine donne une nouvelle religion à une société athée. Sa gloire, l'opéra la doit à un vaste et brillant répertoire qui va en partie disparaître avec la réunion des théâtres lyriques nationaux en 1939 : de 1875 à la deuxième guerre mondiale, on y joue un genre particulier, noble et sérieux, quand l'opéra comique est laissé à d'autres salles comme celle de la Gaîté lyrique.

Pas de caprices, pas de concessions
Ce sont donc moins des cantatrices que des tragédiennes que l'exposition célèbre, en soulignant non pas seulement un art du chant mais une profondeur d'interprétation qui allie à la puissance de la voix la théâtralité et la sensibilité de l'opéra lyrique. Le terme même de "tragédienne" souligne bien la volonté de donner à voir un caractère et un répertoire, au-delà de l'image réductrice de la diva, passée dans le langage courant comme synonyme de star extravagante et capricieuse. "Nous avons privilégié les documents qui représentent les cantatrices dans leurs habits de tragédiennes, pour montrer une scénographie et une rhétorique des corps", précise Mathias Auclair, commissaire de l'exposition avec Pierre Grivel et Christian Ghristi. Les représentations picturales s'attachent à rendre à travers des poses en costume la pureté d'un geste, la beauté d'une attitude, et tout le dispositif dramatique qui accompagne le chant. Rose Caron (1857-1930), majestueuse dans le rôle-titre de Salammbô qui la révèle au grand public, fascine par son hiératisme et son charme poétique. Elle incarne comme beaucoup d'autres la recherche d'une qualité d'émotion qui se situe aux antipodes de la prima donna conventionnelle : pas de caprices, pas de concessions à la virtuosité ou à l'effet gratuit, mais une volonté de servir la musique de toute son âme.

diva, tragédienne, tragédiennes, rose caron, lucienne bréval, germaine lubin, exposition, opéra garnier, garnier, palais, félia litvienne, isadora duncan, andré masson, andré tubeuf, exposition, danseL'exposition décline ainsi l'histoire de ces chanteuses, de Gabrielle Krauss (1842-1906), présente dès l'inauguration de la salle, à Germaine Lubin (1890-1979), l'une des dernières grandes stars de la troupe. Parmi cette galerie de personnages se décèlent diverses sensibilités : Lucienne Bréval (1869-1935), incarnation de la tragédie à l'opéra de Paris, de Rameau à Wagner, séduit par sa féminité en Salomé, en Ariane, en Pénéloppe. Félia Litvinne (1860-1936), qui passe à la postérité comme la chanteuse wagnérienne-type, trouble par des postures imposantes dans les rôles d'Isolde ou de Brünnhilde. À voir ces nobles présences, emplies d'effusion, on comprend que certaines de ces cantatrices aient pu devenir de véritables sources d'inspiration tant pour les sculpteurs, les peintres et les photographes que pour les compositeurs qu'elles ont servis : de Sybil Sanderson (1864-1903), Massenet dit en effet qu'elle a été sa muse pour le rôle-titre de Thaïs et il ne veut plus qu'elle dans le rôle d'Esclaramonde. Certaines n'ont pas seulement régné sur le monde de la musique mais aussi sur celui du cinéma - Géraldine Farrar (1882-1967) tourne une dizaine de films à Hollywood -, de la mode - Lina Cavalieri (1874-1944), que l'on dit alors la "plus belle femme du monde", ouvre un institut de beauté - et même de la cuisine - on doit le nom du dessert glacé à la pêche à la capricieuse Nellie Melba (1861-1931).

Esthétique flamboyante
Les poses en costume dessinent en filigrane une rhétorique de la passion lyrique et suggèrent le faste du monde de l'opéra et de la scène. Les imposants décors permettent de suggérer la toile de fond d'un grand nombre de pièces et l'identification des riches habits, d'une photographie à l'autre, d'un tableau à une maquette, aide à tracer les filiations entre les différentes cantatrices qui se sont transmis leurs rôles, comme l'on transmet un héritage. La rotonde du musée du Palais Garnier se fait ainsi écrin pour accueillir les somptueux manteaux et bijoux imaginés pour sublimer la présence sur scène. Même si l'on sait qu'avant de chanter, la tragédienne se défait de son trop lourd manteau : les coiffes exotiques de Salomé ou de Salammbô regorgent de pierreries et de plumes, les riches plastrons de L'Africaine sont conçus comme de véritables bijoux. "Ces éléments sont imaginés pour fasciner et pour émerveiller, à une époque où l'on venait à l'opéra pour être ébloui", souligne Mathias Auclair. La profusion des costumes - les cantatrices en ont parfois plusieurs pour un même rôle -, leur raffinement et leur éclat rappellent que l'opéra, genre par excellence de l'amalgame entre musique, théâtre, littérature et peinture, a pu être un art de l'excès et de la bigarrure.

diva, tragédienne, tragédiennes, rose caron, lucienne bréval, germaine lubin, exposition, opéra garnier, garnier, palais, félia litvienne, isadora duncan, andré masson, andré tubeuf, exposition, danseDu reste, cette esthétique flamboyante ne sera pas toujours à l'honneur dans la création lyrique. Et derrière cette galerie de femmes, c'est bien l'histoire et les évolutions d'un genre qui est ici racontée, rappelant notamment que le profil exotique et chargé des grands rôles du XIXe siècle laisse place aux innovations de la modernité. Dès le début du siècle suivant, l'opéra explore une veine moins portée sur le spectaculaire, qui redécouvre l'antiquité et ses lignes épurées. Les poses sculpturales des cantatrices privilégient alors le jeu sur les drapés et leurs torsions, le costume se composant de voiles superposés comme ont pu en porter à la même époque Loïe Füller et Isadora Duncan. C'est ainsi vêtue d'une robe en voilage, serrée sous la poitrine par une ceinture, que Mary Garden incarne la déesse grecque de la beauté, Aphrodite, dans l'opéra éponyme. On retrouve cette même simplicité antique dans le Pélléas et Mélisandre de Debussy, opéra d'inspiration symboliste dont le livret est écrit par Maeterlinck.

Cette collaboration entre un compositeur et un dramaturge est par ailleurs révélatrice de l'ouverture de l'opéra à l'esprit du temps : quoique bastion d'un certain corporatisme, le genre se montre sensible à tout un mouvement d'avant-garde qui prône la rencontre entre les arts. Les passerelles entre l'opéra et le théâtre se doublent de coopérations dans le domaine de l'art pictural, avec le recours à des décorateurs qui viennent du milieu de la peinture ou du dessin : les maquettes de costumes faites par le peintre André Masson ou par l'illustrateur Pinchon sont les vestiges de cette volonté de faire de l'opéra un art qui sublime tous les autres, en les réunissant dans un même lieu, dans un même temps. L'on ne pourrait que trop rappeler la recommandation qu'André Tubeuf donne au connaisseur comme au novice : "Voyez les visages, voyez les regards, complétez par les voix, si trace en reste ; ou des regards induisez le timbre et la vibration, et figurez-vous l'ensemble, le rapport magique. Et voici : les tragédiennes sont revenues..."
Anne Sennhauser
Le 20/07/11
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Les tragédiennes de l'opéra, 1875-1939
, jusqu'au 25 septembre 2011
Bibliothèque-Musée du Palais Garnier
Place de l'Opéra
75009 Paris
Tlj 10h-18h (jusqu'au 9 septembre), 10h-17h (à partir du 10 septembre)









Alexander Saidov, un monde de fantaisie


 Alexander Saidov est artiste contemporain russe qui peut être classé parmi les réalistes fantastiques.


saidov
Alexander Saidov est né en 1970 à Pavlovskaya, dans la région de Krasnodar.

Depuis 1995 est membre de l'Union des Artistes de la Russie.

En 2002 - 2003 il a travaillé en Italie.



A ce que je sache, cet artiste n'est pas connu en France. Dommage....          
Ses œuvres sont dans des collections privées en Russie, en Allemagne, en Turquie, aux Etats-Unis, en Australie, en Thaïlande et dans d'autres pays.


 











































     

jeudi 8 septembre 2011

Cosmè Tura et la cour des Este à Ferrare

Cosmè Tura ou Cosimo Tura est un peintre italien du XVe siècle originaire de la ville de Ferrare. Certains historiens s'accordent à lui donner les dates de 1420-1430 comme années de naissance. Il est difficile en effet d'en trouver une date exacte puisque les seuls premiers documents parlant de Cosmè datent de ces années là.
Né à Ferrare, Cosmè Tura étudie auprès de Francesco Squarcione de Padoue où il fait un séjour entre 1453 et 1456.
Vasari le décrit comme disciple de Galasso Galassi, lui-même disciple de Piero della Francesca. Il semble également influencé par Andrea Mantegna.
Il est ensuite présent à la cour de Ferrare sous la protection de Borso d'Este et d'Hercule Ier d'Este. Parmi ses élèves on trouve Francesco del Cossa et Francesco Bianchi.
Tura meurt en 1495 à Ferrare.

Au final dans ses peintures...Une Renaissance très insolite....

Peut être certains points communs avec Jérôme Bosch..
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A lire....

L’école des maîtres de Ferrare

Les Bohémiens....

Lettre de Gustave Flaubert à George Sand (le 12 juin 1867)


Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen.
Voilà la troisième fois que j’en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir.
L’admirable, c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons.
Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols.

Et j’ai entendu de jolis mots à la Prudhomme.

Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe.

On la retrouve chez tous les gens d’ordre.
C’est la haine qu’on porte au Bédouin, à l’hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète.
Et il y a de la peur dans cette haine.
Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère.

Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton.


Gustave Flaubert, Lettre à George Sand,
Correspondance de Gustave Flaubert, Lettre à George Sand, 12 juin 1867, éd. de la Pléiade, tome 5, pp. 653-654.

Découverte d'un tableau de Jean-Léon Gérôme représentant Saint Jérôme

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Jean-Léon Gérôme (1824-1904)
Saint Jérôme, 1874
Huile sur toile - 69 x 93 cm
Francfort, Städel Museum
Photo : Städel Museum - Artothek



Lors d’un travail de récollement des collections du Städel Museum de Francfort en vue de la réouverture des salles consacrées à la peinture XIXe, les conservateurs ont découvert un tableau signé Jean-Léon Gérôme représentant Saint Jérôme.

Entrée dans les collections du musée en 1935 grâce à une donation des héritiers du banquier Otto Hauck, la toile n'avait pas été inventoriée, tout juste lui avait-on donné un numéro d'identification.

Etudié et restauré, le tableau, daté de 1874, sera intégré à l'exposition permanente des nouvelles salles d'art moderne, qui rouvriront au public le 17 novembre.

Jean-Léon Gérôme, né à Vesoul en Haute-Saône le 11 mai 1824 et mort à Paris le 10 janvier 1904, était un peintre et sculpteur français membre de l'Académie des beaux-arts (fauteuil 3).
Emblématique de la peinture académique du Second Empire, il composa des scènes orientalistes, mythologiques, historiques ou religieuses. Il a réintroduit la polychromie dans la sculpture.



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5/9/11 - Découverte - Francfort, Städel Museum - En novembre prochain, le Städel Museum de Francfort rouvrira sa section moderne (de 1800 à 1945) après des travaux qui aboutiront en mars 2012 à l’inauguration d’une nouvelle présentation de l’art ancien puis, en 2013, à celle d’une aile consacrée à la période contemporaine.
Dans le cadre de ce grand chantier, les collections ont fait l’objet de soins attentifs et de nouveaux examens. C’est ainsi que le Dr Felix Krämer, chef du département de l’art moderne, a identifié en réserves une toile de Jean-Léon Gérôme, un Saint Jérôme (ill.) que l’on pensait disparue.
Elle avait été offerte au musée en 1935, par les héritiers d’Otto Hauck, pendant la période nazie, et n’avait jamais été correctement inventoriée. Il s’agit pourtant d’un tableau important et tout à fait caractéristique de l’artiste où celui-ci a sans doute voulu jouer de l’homophonie entre son nom et celui du saint représenté, Jérôme.

Cette œuvre, qui avait notamment été montrée à Paris lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1878, n’était jusqu’à aujourd’hui connue que par une photogravure reproduite dans le catalogue raisonné de Gerald M. Ackerman [1].
Gérôme n’a peint qu’assez peu de sujets religieux et un seul décor d’église, à Paris, à Saint-Séverin, dans une chapelle d’ailleurs dédiée à saint Jérôme. Le thème est moins fréquent au XIXe siècle que dans l’art du XVIIe siècle, et l’artiste le traite d’une manière particulièrement originale. La scène se passe dans la grotte ; le saint, émacié et presque nu, est endormi lourdement, sa tête reposant sur le corps du lion, un animal qu’il avait souvent l’habitude de peindre, qu’il s’agisse de montrer les jeux du cirque ou de peindre l’animal pour lui même, comme dans le merveilleux Lion aux aguets du Cleveland Museum récemment exposé au Musée d’Orsay (voir l’
article). La composition, réalisée dans une gamme chromatique restreinte, ne comporte aucune trace du vêtement cardinalice, pas même le chapeau rouge qui en général, au XVIIe siècle, traine dans un coin. L’œuvre constitue une belle redécouverte, quelques jours à peine avant la fin de la rétrospective Gérôme (voir l’article).


Didier Rykner, lundi 5 septembre 2011

Les Journées européennes du patrimoine 2011

Les Journées européennes du patrimoine 2011
Journées Européennes du Patrimoine 2011, Affiche
Comme chaque année, le mois de septembre est l’occasion de célébrer le patrimoine.

Les 17 et 18 septembre, la France et l’Europe ouvrent ainsi les portes de leurs plus beaux ou plus insolites monuments sur le thème du voyage.

Un voyage dans le temps
Le thème choisi cette année par le ministre de la Culture et de la Communication est celui du voyage. Prenant comme point de départ les tribulations de Prosper Mérimée au XIXe siècle comme premier inspecteur des Monuments historiques, ces journées veulent promouvoir la rencontre physique du visiteur avec le patrimoine.


Informations pratiques : www.journeesdupatrimoine.culture.fr

et aussi: http://www.journeespatrimoine.com/