mercredi 21 septembre 2011

Il était une fois la Mésopotamie....

Il était une fois la Mésopotamie (documentaire d'après Jean Bottéro)

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Il y a huit mille ans, à l'époque où la plupart des peuples de la planète étaient des chasseurs-cueilleurs, les populations de Mésopotamie, entre le Tigre et l'Euphrate, avaient inventé l'agriculture et l'irrigation, qui leur avait permis de fertiliser le désert. A Sumer furent inventés les fondamentaux de toutes les civilisations ultérieures: l'écriture, les mathématiques, l'urbanisation, l'administration (4), l'astronomie, le calendrier, la codification des lois, l'économie, la médecine, la littérature (avec la poésie épique)... La première cité du monde, Uruk (-2900), bâtie sous le roi légendaire Gilgamesh, fut à l'origine de la révolution urbaine qui s'étendit aux côtes méditerranéennes, à la presqu'île arabique, à l’Egypte et à l’Inde (Joëlle Pénochet, Vandalisme et pillage en Irak, berceau de la civilisation)

Il était une fois la Mésopotamie 1-4 envoyé par hanakus2006
Il était une fois la Mésopotamie 2-4
 
 
 
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Jean BOTTERO, éminent assyriologue, nous a quittés


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Avec Jean Bottéro, mort le 15 décembre 2007, à 93 ans à Gif-sur-Yvette (Essonne), disparaissait l'un des plus grands savants français. Historien mondialement reconnu pour son savoir sur le Moyen-Orient antique et le monde de la Bible, cet assyriologue d'exception s'amusait de la singularité de sa discipline.

 
Focalisée sur les Mésopotamiens, créateurs de la première civilisation historiquement connue - celle qui inventa l'écriture et le droit - l'assyriologie avait "en commun avec la métaphysique de renoncer à tout autre but que celui de la connaissance pure", ne pouvant "elle non plus, servir à rien d'autre qu'à en savoir le plus possible" sur le compte d'une poignée d'êtres. Une pirouette pour masquer l'exigence d'un érudit qui n'écrit que pour comprendre, et n'aventure de synthèse intelligible qu'une fois la question posée résolue.

Pour le reste, en authentique Provençal, il préfère raconter, de son verbe chantant, ces "très vieilles histoires" dont la leçon a fécondé les civilisations à venir, de la Syrie à la Grèce, en passant par la Bible. Jean Bottéro est de fait, par son sens de l'amitié et de la famille, son goût pour la cuisine comme son art de la conversation, un parfait méditerranéen.

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Issu d'un milieu très modeste - père et mère descendent d'émigrés piémontais - il naît à Vallauris (Alpes-Maritimes), où son père est potier, le 30 août 1914, aux premiers jours de la Grande Guerre. Mobilisé le mois même de la naissance de Jean, le père ne reviendra de captivité que cinq ans plus tard, quand l'enfant étonne déjà par sa précocité. A 11 ans, Jean entre au séminaire de Nice, où il s'initie au latin, puis au grec. D'où sa profonde et durable gratitude envers l'institution dominicaine, qui lui offre une formation solide sans le contraindre à se couler dans un moule.


Sans doute est-ce la raison qui le pousse, sitôt passé le bac, à entrer dans les ordres. Après le noviciat à Biarritz (1931), c'est le prieuré de Saint-Maximin sitôt la prise d'habit, à la Noël 1932. Dans Babylone et la Bible, précieux livre d'entretiens qu'il compose avec Hélène Monsacré en 1994, Jean Bottéro précise qu'il y contracta le goût de la théologie comme de la métaphysique.
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Distingué par le père Lagrange, fondateur de l'Ecole biblique de Jérusalem, il est choisi pour reprendre le flambeau et interroger in situ le texte testamentaire. "Etudier la Bible dans le pays où elle a été écrite" : le projet enthousiasme le jeune homme qui se met à l'allemand ("la première des langues sémitiques", selon Lagrange). L'hébreu suit bientôt. Mais le début du conflit mondial suspend le rêve palestinien.


Bloqué à Saint-Maximin, il y enseigne la philosophie grecque, puis l'exégèse biblique, qu'il inaugure par l'étude de Job et de l'Ecclésiaste pour interroger la question du mal. Une façon de rendre le primat au questionnement scientifique de l'Ancien Testament. Mais quand il aborde avec la Genèse le récit du péché originel, son refus de le créditer d'un certificat d'historicité conduit à la rupture. Il est suspendu. Ne pouvant renoncer à l'étude, il reprend le projet de Lagrange d'établissement au Proche-Orient. Apprenant seul l'akkadien, il traduit, avec l'appui bienveillant de René Labat, professeur de philologie et d'histoire à l'Ecole pratique des hautes études, le "Code de Hammurabi". Réfugié au couvent dominicain de la rue de la Glacière, où l'on converse en latin, il vit dans une bulle échappée d
es heures thomistes du Moyen Age...

REFUS DES HONNEURS
tablette-gilgames.gifPoussé par Labat, Bottéro intègre le CNRS en 1947. Une chance, en fait, puisque bientôt ses supérieurs religieux lui interdisent tout retour à Saint-Maximin, sa présence y étant tenue comme "un danger pour les jeunes". Contraint à demander sa "réduction à l'état laïque" (1950), il sera assyriologue, faute d'avoir pu être "bibliste". Mais sa démarche est inchangée. Et c'est pour mieux comprendre la Bible qu'il va voir "ce qu'il y avait derrière la Bible". André Parrot s'adjoint ses services pour percer les mystères de Mari, site archéologique syrien qui offre au savant en chambre son premier contact avec le terrain. Dans le mouvement, Bottéro découvre l'Irak, vérifiant la sagesse du postulat de Lagrange en étudiant la littérature cunéiforme là où elle a été écrite...

De retour en France, il renoue avec l'enseignement, dispensant à l'Ecole du Louvre une initiation à la langue akkadienne. Mais sa liberté de pensée et son absence de diplomatie lui valent de solides inimitiés, et Bottéro manque d'être écarté du CNRS quand Labat, qui le veut comme successeur à l'EPHE, oeuvre à la création d'une seconde chaire d'assyriologie qu'il lui fait attribuer (1958).

C'est là qu'échappant à toute cabale il se consacre pleinement à la civilisation mésopotamienne, non en archéologue, ni même en pur philologue, mais en historien. En liaison intime avec ses collègues étrangers - dès 1950, un rendez-vous international annuel réunit les assyriologues, et Allemands et Américains accueillent chaleureusement le savant français - il est ainsi invité par Heinrich Lenzen, patron des fouilles d'Uruk, en tant qu'épigraphiste au coeur du désert irakien...


Tandis que sa renommée internationale s'accroît au fil de ses publications scientifiques, Bottéro poursuit à l'EPHE l'exploitation méticuleuse d'un butin archéologique gigantesque dont il offre de lumineuses synthèses, entraîné par l'enthousiasme de Marcel Gauchet. S'ensuit une kyrielle de publications décisives chez Gallimard : Naissance de Dieu. La Bible et l'Historien ; Mésopotamie. L'Ecriture, la raison et les dieux ; Lorsque les dieux faisaient l'homme. Mythologie mésopotamienne ; outre la traduction de
L'Epopée de Gilgamesh.
La simplicité de Jean Bottéro, sa chaleur, son sens de l'humain en font un ami hors pair - chaque semaine, avec son épouse Pénélope, il retrouve Elena Cassin, assyriologue elle aussi, son époux Jacques Vernant et Jean-Pierre, son cadet. Autant de qualités qui éclairent son regard d'anthropologue-né.
Prononçant, en 1982, une facétieuse "apologie pour une science inutile", Bottéro vantait la capacité de l'assyriologie à neutraliser la vanité. Perdu dans ses grimoires et poudreuses tablettes, il ne pouvait "porter préjudice à personne". Et le sage jugeait "précieuse" cette "utilité négative" qui désarme les querelles fratricides mais écarte du même coup des voies de la reconnaissance officielle.
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Dès lors pas de fauteuil à l'Institut, ni de chaire au Collège de France (s'astreindre à des visites ? inenvisageable !), mais des contributions aux séminaires d'amis tels que Jean-Pierre Vernant, le spécialiste de la Grèce antique mort cette année. Un rendez-vous idéal pour celui qui préférait l'allégresse des chantiers du savant à la vanité de la représentation mondaine.

Source: Philippe-Jean Catinchi

Parcours
30 août 1914 : Naissance à Vallauris (Alpes-Maritimes)
1931 : Fait son noviciat à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques)
1957 : Entre au CNRS
2007 : Mort le 15 décembre

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Principaux ouvrages

  • La Religion babylonienne, Paris, PUF, 1952.
  • Mythe et rite de Babylone, Paris, Honoré Champion, 1985.
  • Naissance de Dieu. La Bible et l’historien, Paris, Gallimard, 1986.
  • Mésopotamie. L’écriture, la raison et les dieux, Gallimard/NRF, 1987 (référence).
  • Avec Samuel Noah Kramer : Lorsque les dieux faisaient l’homme. Mythologie mésopotamienne, Paris, Gallimard, 1989.
  • Initiation à l’Orient ancien. De Sumer à la Bible, Paris, Le Seuil, 1992.
  • Édition et traduction : L’Épopée de Gilgamesh. Le grand homme qui ne voulait pas mourir, Paris, Gallimard, coll. « L’aube des peuples », 1992 (ISBN 2-07-072583-9).
  • Avec Marie-Joseph Stève : Il était une fois la Mésopotamie, Paris, Gallimard, « Découvertes », 1993.
  • Babylone à l’aube de notre civilisation, Paris, Gallimard, « Découvertes », 1994 (ISBN 2-07-053255-0).
  • Babylone et la Bible. Entretiens avec Hélène Monsacré, Paris, Les Belles Lettres, 1994.
  • Avec Jean-Pierre Vernant et Clarisse Herrenschmidt : L’Orient ancien et nous. L’écriture, la raison et les dieux, Paris, Albin Michel, 1996.
  • Avec Joseph Moingt et Marc-Alain Ouaknin : La plus belle histoire de Dieu. Qui est le dieu de la Bible ?, Paris, Le Seuil, 1997.
  • La plus vieille religion : en Mésopotamie, Paris, Gallimard, 1998.
  • La plus vieille cuisine du monde, Paris, Louis Audibert, 2002 (ISBN 2-84749-000-0).
  • Au commencement étaient les dieux, Paris, 2004. Présentation de Jean-Claude Carrière.
 
 

L'art de la couleur de Bayram Salamov

Bayram Salamov est né en Azerbaidjan en 1965. Membre de l'Union des artistes de Russie.

Vit actuellement à Togliatti , en Russie





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Beauté et grâce du mouvement avec l'Alvin Ailey Dance Theater

L'Alvin Ailey Dance Theater (Alvin Ailey American Dance Theatre) est l'une des trois grandes compagnies de ballet des États-Unis.

En mémoire du grand danseur et chorégraphe noir américain Alvin Ailey

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L'Alvin Ailey American Dance Theater est basée à New York. Elle fut fondée en 1958 par le danseur et chorégraphe afro-américain Alvin Ailey, décédé en 1989. Judith Jamison lui a succédé comme directrice artistique de la compagnie jusqu'en 2010 date à laquelle Robert Battle est nommé codirecteur avant de prendre la relève seul en 2011 après la période de transition.


Танцевальная труппа Alvin Ailey American Dance Theater



1)  Одна из самых прославленных постановок танцевальной труппы Alvin Ailey  балет "Откровения".
1) Une des plus célèbres productions de la troupe de danse Alvin Ailey ballet "Révélations".

2) Постановка танцевальной труппы театра танца Элвина Эйли "Река" в исполнении Renee Robinson и Clifton Brown
2)  "La Rivière" par Renee Robinson et Clifton Brown

3) Постановка танцевальной труппы Alvin Ailey "Язык мазекела" в исполнении Kirven Boyd
3) Compagnie de danse Alvin Ailey production "mazekela Langue» par Kirven Boyd

4) Постановка "Зима в Лиссабоне" хореографа Билли Вильсона (Billy Wilson)
4) Déclaration de «Hiver à Lisbonne" chorégraphe Billy Wilson (Billy Wilson)

5) Постановка 'Suite Otis' хореографа Джорда Фэзона (George Faison) в исполнении Корбин, Робинсон и Лист (C. Corbin, R. Robinson и R. Lyst)
5) Réglage "Suite Otis chorégraphe Fezona Jorda (George Faison) dans l'exercice de Corbin, Robinson et feuilles (C. Corbin, R. Robinson et R. Lyst)

6) Танцоры Антонио Дузит (Antonio Douthit) и Кирвен Дж. Бойд (Kirven J. Boyd)
6) Danseurs Dusit Antonio (Antonio Douthit) et Kirven J. Boyd (Kirven J. Boyd)

7) Линда Селесте Симс (Linda Celeste Sims)
7) Linda Celeste Sims (Linda Sims Céleste)

8) Постановка хореографа Джудит Джеймисон "Истории любви" в исполнении Роберта Баттла (Robert Battle), Рене Харрис (Rennie Harris) и Клифтона Брауна (Clifton Brown)
8) Judith Jamison, "Love Story" chorégraphe par Robert Battle (Bataille, Robert), Renee Harris (Rennie Harris) et Clifton Brown (Clifton Brown)

9) Кирвен Дж. Бойд (Kirven J. Boyd) и Мэтью Рашинг (Matthew Rushing)
9) Kirven J. Boyd (Kirven J. Boyd), et Matthew Rushing (Matthieu Rushing)

10) Джамар Роберст (Jamar Roberts), Эймос Дж. Мэчэник (Amos J. Machanic) и Оливия Боуман (Olivia Bowman)
10) Jamar Roberst (Jamar Roberts), Amos J. Mechenik (Amos J. machanic) et Olivia Bowman (Olivia Bowman)

11) Линда Селесте Симс
11) Linda Celeste Sims

12) Балет "Жарптица" хореографа Мориса Бежара (Maurice Béjart)
12) Le ballet "Zharptitsa" chorégraphe Maurice Béjart (Maurice Béjart)

13) Балет "Жарптица" хореографа Мориса Бежара (Maurice Béjart)
13) Le ballet "Zharptitsa" chorégraphe Maurice Béjart (Maurice Béjart)

14) Джамар Робертс (Jamar Roberts)
14) Jamar Roberts (Roberts Jamar)

15) Балет "Откровения"
15) Le ballet "Révélations"

16) Танцоры из труппы театра танца Элвина Эйли
16) Les danseurs de la troupe de danse Alvin Ailey

17) Балет "Сюита Блюз"
17) Le ballet "Blues Suite"

18) Балет "Откровения"
18) Le ballet "Révélations"

19) "Истории любви" хореографа Джудит Джемиссон в исполнении Robert Battle и Rennie Harris
19) "Love Story" par le chorégraphe Judith Dzhemisson réalisé par Robert Battle et Rennie Harris

20) Рене Робинсон (Renee Robinson)
20) Renée Robinson (Robinson Renée)

21) Балет "Жарптица" Мориса Бежара в исполнении Клифтона Брануна (Clifton Brown)
21) Le ballet "Zharptitsa" Maurice Béjart effectué Branuna Clifton (Clifton Brown)

22) "Suite Otis" Джорджа Фэйсона (George Faison) в исполнении C. Corbin, R. Robinson и R. Lyst
22) "Suite Otis" George Faison (George Faison) dans la performance de C. Corbin, R. Robinson et R. Lyst

23) Клифтон Браун (Clifton Brown)
23) Clifton Brown (Clifton Brown)

24) "Откровения" в исполнении Линды Селесте Симс, Алисии Дж. Граф (Alicia J. Graf) и Глена Алена Смса (Glenn Allen Sims)
24) «Révélations», interprétée par Linda Celeste Sims, Alicia J. Graf (Alicia J. Graf) et Glen Allen SMSA (Glenn Allen Sims)

25) Джудит Джеймисон
25) Judith Jamison



26) Мэтью Рашинг
26) Matthieu Rushing