James Jebusa Shannon était le fils de parents irlandais. En 1870, alors qu´il y 8 ans, sa famille déménagea vers St. Catherines, dans l´Ontario, au Canada. Ses parents se rendirent compte rapidement que James possédait un talent artistique, et il suivit des cours privés de peinture et de dessin chez un peintre local, E. William Wright, qui l´incita à aller poursuivre ses études à Londres.
A l´âge de 16 ans, il partit étudier en Angleterre, à South Kensington (Londres), à la South Kensington School of Art (aujourd´hui le Royal College of Art) sous la direction de Sir Edward Poynter. Rapidement, Shannon est réputé être le meilleur élève de Sir Poynter. Au bout de trois ans d´études, il reçut la médaille d´or pour la peinture de portraits, lors d´un concours annuel mettant en compétition toutes les écoles d´art d´Angleterre[3]. Il obtint alors une commande de la Reine pour réaliser des portraits d´Horatio Stopford et de Mrs Henry Bourke. En 1881, son portrait d´Horatio Stopford, l´une des demoiselles d´honneur de la Reine, attira l´attention à la Royal Academy, et en 1887, son portrait d´ Henry Vigne en costume de chasse fut un grand succès de l´exposition à laquelle il prenait part. Ce portrait lui permit d´obtenir des médailles à Paris, Berlin, et Vienne.
A cause de son succès en Europe, il repousse sans cesse son départ pour le Canada. Il devint rapidement l´un des portraitistes les plus importants de Londres, avec son collègue américain John Singer Sargent. A partir de 1892, il fit l´acquisition d´un atelier qui se situait sur Holland Park Road à Londres.
En 1886, il épousa Lady Florence Mary Cartwright à Londres ; un an plus tard naquit leur fille Kitty, puis en 1890 leur deuxième fille Marjorie. Elles apparaissent à de nombreuses reprises dans ses tableaux par la suite. En 1904, puis 1905, 1906 et 1907 il fit trois séjours de longue durée à New York avec sa famille, et exposa notamment ses œuvres à la galerie Knoedler de New York.
Il fut l´un des premiers membres du New English Art Club, il fonda la Royal Society of Portrait Painters, et en 1897, il fut élu membre associé de la Royal Academy. Son tableau "The Flower Girl" (la Fille aux Fleurs) fut acheté en 1901 pour la National Gallery de Londres.
Il mourut en 1923 à l´âge de 61 ans
Portrait d'une dame. 1894
Un portrait de Ruby Miller
Au printemps
Lys blancs
La femme aux fleurs
Jungle Tales
Mère et enfant
Sur les dunes (Lady Shannon et Kitty)
Madame Patey (1884),
Tate Gallery, Londres
Portrait de Ruby Miller (vers 1890)
Portrait de Violet, la duchesse de Rutland (1890)
Le chapeau blanc (1890)
Portrait d´Iris (1891)
Contes de la Jungle (1895)
L´écureuil (1896),
Brooklyn Museum
Au Printemps (1896)
Portrait au Magnolia (1899),
Metropolitan Museum, New York
La fille aux fleurs (1900),
Tate Gallery, Londres
Portrait de Lady Diana Manners (vers 1900)
Portrait de Lady Violet Manners (vers 1900)
Portrait de Phil May (1902),
Tate Gallery, Londres
Knitting (vers 1900-1905)
Lady Shannon et Kitty
(vers 1900),
Smithsonian American Art Museum
Sur les dunes (Lady Shannon et Kitty) (vers 1910),
Smithsonian American Art Museum
St. Michel de Belgique (1914)
La princesse royale Marie (1914)
Lily Elsie (Mrs Bullough)
(vers 1916), National Portrait Gallery, Londres
Une styliste bruxelloise, Rocio Pasalodos et son association Divers’Gentes, veut redonner aux femmes le pouvoir sur leur image. Elle part en guerre contre l'industrie de la mode qui impose des "standards prédateurs" véhiculés par des photos "photoshopées" de mannequins anorexiques.
Quelle histoire nous racontent les créateurs de mode? Une histoire de violence et de mort si on en croit la styliste bruxelloise Rocio Pasalodos. Et elle ne nous parle même pas des traces d’éthoxylates ou de nonylphénol que contiennent la plupart des vêtements des grandes marques selon le récent rapport Dirty Laundry de l’association écologiste Greenpeace.
Non, elle parle de la conception de la femme que véhiculent ces marques et ses créateurs. Elle parle des normes inatteignables qu’une poignée de décideurs imposent à une majorité de consommateurs. Elle parle des nouveaux outils de retouche d'images, tels Photoshop, qui sculptent sur le papier glacé des magazines glamours des corps idéalisés, virtualisés que ne rejoint aucune réalité physique. Rocio Pasalodos porte une vision quasi magique de la femme. Sur son site, où des vêtements d’une rare sensualité épousent amoureusement les courbes généreuses de ses modèles, elle affirme
Je positionne [la femme] comme un totem, une divinité, et mon savoir sert sa particularité, quelle qu’elle soit…"
Une évolution prédatrice
La styliste part en guerre contre ces "standards prédateurs". Pour mener son combat, elle a créé une association, Divers’Gentes, qui a pour ambition de promouvoir "la mise en valeur de la diversité de la femme dans le monde" et de “remettre en question la relation entre le corps et le vêtement, nouveau corset sociétal”. Pour cela, elle veut rassembler des acteurs du monde du textile, de la santé et de la nutrition, artistes, artisans, pédagogues, techniciens… , afin de repositionner le lien entre le corps, l’esprit et le textile, et les impacts de ce lien dans le domaine de la santé, de l’économie et l’égalité des chances.
Des professionnels de la santé, des psychologues, des sociologues, des femmes politiques ou des personnalités artistiques tirent, eux aussi, la sonnette d’alarme : ces normes et ces images retouchées, sans lien avec la réalité du corps d’une femme adulte, poussent non seulement nombre de jeunes filles vers l’anorexie et les troubles du comportement, mais mettent en péril la construction de la personnalité des enfants. Ceci alors même que le fameux "poids idéal" rabâché à longueur de magazines et de spots publicitaires, ne concerne pourtant qu’une portion infime de la population.
Une image infantilisante
Les programmes de retouche d’image sont également responsables de dégâts physiques et psychologiques irréversibles. Ces logiciels favorisent dangereusement un jeunisme imaginaire et des corps irréels.
Il ne s’agit plus d’enlever quelques rides, des cernes, d’affiner la peau, mais bien d’effacer complètement toutes les expressions gestuelles qui marquent les visages dès 8/10 ans. Ainsi la féminité et la séduction sont assimilées à l’enfance. Pour preuve, la dérive actuelle vers des mannequins enfants.
Francis Nicoll, photographe qui participe au projet, raconte sa frustration et le choc qu’il ressent face aux souffrances des femmes : pour elles, leur image a une importance énorme.
Souvent, elles se perçoivent de manière très négative. Et c’est vraiment dommage, car il n’y a aucune raison".
La première réaction des femmes, lorsqu’on leur propose d’être modèle, c’est de refuser, car leur physique ne correspond pas aux standards. Ensuite, lorsque la séance photos est terminée, elles demandent à retoucher telle ou telle partie du corps qui s’éloigne trop des normes imposées par les médias.
Francis raconte l’histoire d’un modèle avec qui il a travaillé :
Elle s’est fait refaire la poitrine et depuis trois mois elle se cache. Parce que quelque part, elle n’était pas satisfaite de son image, mais elle n’arrive pas à accepter sa nouvelle non plus".
Des vêtements pour pré-ados
Mais l’infantilisation ne s’arrête pas là : car les vêtements sont conçus pour des personnes jeunes, des préadolescentes qui ne sont pas encore réglées et n’ont pas encore acquis les formes qu’elles auront en tant que femmes. Résultat: une adolescente qui porte un 38 et n’entrant pas dans un XS, peut souffrir d’une perturbation de son image physique, avec non seulement des conséquences médicales, mais aussi financières dues à la difficulté de s’intégrer dans la vie active.
Ce sera d’autant plus vrai pour les jeunes femmes ayant une taille 42, 44 ou 46 qui seraient confrontées à une discrimination professionnelle. Dès l’instant où elles ne peuvent pas s’habiller selon les codes de l’emploi pour lequel elles postulent, elles n’ont aucune chance.
C’est une violence faite à la femme. C’est une violence faite à l’enfant” affirme Rocio Pasalodos. D’où la nécessité d’instaurer une réelle diversité de la femme dans les campagnes d’affichage et dans les magazines.
La difficulté ou l’impossibilité de s’identifier à son propre corps produisent souffrances, comportements alimentaires inadéquats, troubles psychiques importants et contribuent à développer des problématiques de santé graves, voire mortelles (anorexie, boulimie, dépression…).
Les conséquences de ces problématiques fragilisent les femmes –particulièrement les femmes précarisées et celles subissant des violences physiques – dans leurs relations familiales et sociales, entraînant trop souvent des discriminations, notamment dans le monde du travail.
Tailles de patronage
Pourtant, cette vision étriquée - dans tous les sens du terme - du corps féminin n’est pas une fatalité. Si les vêtements allemands taillent plus grands que les autres marques européennes, c’est que les tailles des patrons utilisée dans l'industrie du vétement correspondent à une réalité, à la suite d'une analyse morphologique, à partir de la prise des mesures moyennes de la population.
Mais en Belgique, par exemple, la standardisation est si poussée que la technicité requise pour adapter les tailles fait défaut. Il faut donc repenser la formation professionnelle
Sujets et non objets convoités
Cette philosophie, l’association Divers’Gentes la met en oeuvre dans un projet “Pour elles... par elles”. Il fait appel à des femmes de 16 à 77 ans de toutes tailles et origines.
Elles participent à des défilés, des événements et des spectacles médiatisés dans lesquels elles se placent, volontairement, dans un contexte de prise de risque. Ce qui les amène à retrouver une nécessaire confiance en elles.
Ces événements déclinés en campagnes publicitaires, en conférences, en recherches artistiques, en défilés de mode et en spectacles, transforment ces femmes en actrices de leur relation au corps et au vêtement. La femme se retrouve ainsi dans la position de sujet conscient de son corps et non plus d’objet exposé à la convoitise.
Le mépris de Lagerfeld
Rocio Pasalodos et son association ne sont pas les seules à avoir perçu les dangers de la standardisation.
La marque Dove lors de sa campagne publicitaire de 2005, mettait en scène des femmes dites “normales”. Les ventes de produits Dove se sont-elles écroulées ? Non. Au contraire. La vague de sympathie engendrée par la campagne a propulsé les ventes de 8,5 %.
Le magazine Elle a mis en avant un top model de taille 48 et quelques beautés rondes affichant joyeusement leur taille 52. Le magazine allemand Brigitte ne fait plus appel, depuis un an, qu’à des femmes “normales”, parmi ses lectrices. Réaction méprisante et à coté de la plaque de Karl Lagerfeld:
Vous avez de grosses bonnes femmes assises avec leur paquet de chips devant la télévision qui disent que les mannequins minces sont hideux!".
Pourtant, là aussi, les ventes ont augmenté de 4 % en un an.
L’ASA (L’Advertising Standards Authority) a interdit des publicités du groupe L’Oréal mettant en scène l’actrice Julia Robert et le mannequin Christy Turlington. “Trop retouchée, une affiche équivaut à de la publicité mensongère” argumentait l’autorité britannique...
Mannequins androïdes
L’Espagne a interdit l’accès aux défilés pour les mannequins ayant un indice de masse corporelle inférieur à 18, suite au décès d’une jeune modèle : elle était épuisée par sa maigreur.
En France, Valérie Boyer, députée UMP, a présenté un projet de loi sur les photographies d’images corporelles retouchées afin qu'une mention précise que ces photos ont été numériquement modifiées.
Pénélope Cruz a rejoint l’AMA (American Medical Association) : la plus grande association de médecins des USA lance une campagne de lutte contre les retouches photo.
Sans doute verrons-nous encore un temps des mannequins filiformes aux visages et aux contours retouchés, ressemblant de plus en plus aux androïdes des productions américaines de science-fiction.
Mais le mouvement est lancé : de plus en plus de femmes, de professionnels de la santé, d’artistes et de politiques ont pour ambition de replacer la femme au centre de la création. De lui redonner un rôle d’actrice et de sujet. Les marques feraient bien d’en tenir compte...
« Ce n’est pas parce qu’un problème n’a pas été résolu qu’il est impossible à résoudre. »
Agatha Christie
Créatrice du fameux détective belge Hercule Poirot, de la surannée Miss Marple et du duo infernal Tuppence et Berresford, Agatha Christie est encore considérée comme la reine du crime. Elevée dans un milieu bourgeois, la jeune Agatha se trouve vite orpheline de père, développant son aptitude à l’écriture sous le regard bienveillant d’une mère. Infirmière lors de la Deuxième Guerre mondiale, elle apprend l’usage des drogues, ce qui lui sert plus tard lorsqu’à la suite d’un pari avec sa soeur, elle publie son premier roman en 1920 ‘La Mystérieuse affaire de Styles’, où apparaît Hercule Poirot. Miss Jane Marple fait, quant à elle, son apparition dans ‘L’ Affaire Prothéro’ en 1930, dénouant les énigmes le temps d’un tricot, bien calée dans son fauteuil, très Old England, tasse de thé à la main. Suivant son deuxième mari archéologue lors de ses missions, Agatha Christie y puise l’inspiration pour ses romans policiers, trouvant dans le mal du pays sur les dunes d’Egypte où dans sa chambre du Winter Hotel, pour écrire des intrigues passionnantes se déroulant au pays de la Perfide Albion. Nombre de ses romans seront adaptés au cinéma et à la télévision : ‘Mort sur le nil’, ‘Le Crime de l’Orient-Express’ où Pete Ustinov tient le rôle d’Hercule Poirot… Elle pose les bases du roman policier, obéissant à un système toujours identique mais constamment renouvelé par la variété des histoires et surtout sa manière de capter le lecteur, l’obligeant à essayer de découvrir le coupable avant qu’il ne soit dévoilé. Ainsi, la folie, la soif de vengeance, la cupidité sont les causes récurrentes du meurtre, dénoncées habilement par Agatha Christie. Désormais honorable Lady pleine d’humour, elle s’éteint en 1976. Ses ventes phénoménales n’ont pour seuls rivaux que Shakespeare ou la Bible.(source: evene)
PARIS - Croquis de scènes de crimes, suspects et armes, choix du meurtrier : les fans d'Agatha Christie vont pouvoir se glisser dans la peau de la Reine du polar grâce à ses carnets secrets qui dévoilent le modus operandi créatif de l'auteur britannique la plus vendue de tous les temps.
C'est un expert ès-Christie, l'universitaire irlandais John Curran, qui a patiemment déchiffré, classé, analysé pendant quatre ans 73 carnets griffonnés de l'écriture quasi illisible de la romancière, datés ou non.
Un héritage inestimable découvert en 2004 après la mort de la fille de Dame Agatha, Rosalind, dans la demeure familiale du Devon, Greenway House.
De ce travail de fourmi a surgi un livre passionnant, "Les carnets secrets d'Agatha Christie" (éditions du Masque), où figurent de nombreuses notes et croquis pris sous le coup de l'inspiration.
Dans ce trésor, on trouve aussi bien les listes de personnages, de mobiles de meurtres possibles, de poisons, de lieux de crimes envisagés que les courses à faire, les invités à soigner et d'autres détails domestiques consignés par Agatha Christie.
Mais, surtout, John Curran a découvert deux pépites : deux nouvelles inédites, "L'incident de la balle du chien", jamais publiée, et "La capture de Cerbère", dernière enquête d'Hercule Poirot, qui a été une découverte totale.
Toutes les abréviations, biffures et répétitions de la romancière témoignent des doutes et des tâtonnements de la Reine du crime et de son processus créatif, assez chaotique.
John Curran prépare maintenant sa thèse de doctorat sur son auteur fétiche au Trinity College de Dublin.
L'an dernier, le petit-fils de la romancière, Mathew Pritchard, avait confié que sa grand-mère aurait bien fait disparaître de ses intrigues le détective belge Hercule Poirot, qu'elle ne supportait plus, s'il n'avait pas été sa "vache à lait".
Selon le Livre Guinness des records, Agatha Christie est l'auteur le plus vendu de tous les temps, avec plus de deux milliards de livres écoulés. Hercule Poirot est l'un de ses personnages les plus célèbres avec la Britannique Miss Marple.
Hercule Poirot figure dans 33 romans et 51 nouvelles, publiés entre 1920 et 1975, un an avant la mort d'Agatha Christie, à 85 ans. Miss Marple apparaît quant à elle dans 12 romans et 20 nouvelles.
Les Editions le Masque profitent de la sortie de ces Carnets pour publier de nouvelles traductions des "Dix petits nègres", du "Meurtre de Roger Ackroyd" ainsi que du moins connu "Rendez-vous à Bagdad".
("Les carnets secrets d'Agatha Christie" - John Curran )
En décembre 1926, Agatha Christie disparaît de son domicile pendant onze jours. Elle est célèbre car son roman Le meurtre de Roger Ackroyd vient de paraître. C'est un succès. Sa disparition fait couler encore plus d'encre puisque l'on retrouve sa voiture près d'un lac où un personnage d'un de ses romans se noie. Elle laisse sur la banquette ses papiers d'identité et des vêtements. Il n'en fallait pas plus pour que les rumeurs les plus folles commencent à circuler. Agatha Christie est-elle morte? S'est-elle suicidée? La région est passée au peigne fin et l'on sonde le lac. Des récompenses sont offertes. Ce n'est qu'une dizaine de jours plus tard que l'on retrouve Agatha Christie, installée dans un hôtel de Harrogate dans le Yorshire, une ville réputée pour ses eaux termales. Lorsqu'on la découvre, elle feint l'amnésie. Sa relation avec son mari battait de l'aile puisqu'il la trompait. Elle divorce par la suite, puis retourne à sa vie. Elle devint l'auteure que nous connaissons et se remarie quelques années plus tard. Vers la fin de sa vie, Agatha Christie écrit son autobiographie. Elle ne raconte pas un mot de sa disparition mystérieuse ni des motivations qui l'ont poussée à quitter la demeure familiale. Le mystère demeure...
Le film Agatha prend l'affiche en 1979, soit trois ans après la mort de la reine du crime. Il s'inspire de son étrange disparition pour inventer en quelque sorte une explication à sa disparition. Le film extrapole sur ses motivations et sur ce qui a bien pu se passer pendant ces onze jours. On sait qu'Agatha Christie venait de vivre la perte de sa mère et que son mariage n'était pas ce qu'elle espérait. Son mari la trompait. Agatha s'inscrivit d'ailleurs à l'hôtel sous le nom de la maîtresse de son mari. Elle vit donc à la station termale sous un faux nom. Quel est son état d'esprit? Ses motivations? Était-elle dépressive? Le film tente d'expliquer ce qu'elle a fait pendant tout ce temps et les raisons pour lesquelles elle a disparu. Personne ne sait ce qu'elle vivait vraiment et la façon dont elle le vivait. Là intervient la fiction.
Le film Agatha débute sur un déjeuner littéraire auquel participent la romancière et son mari. Il lui annonce peu après qu'il a une lisaison et souhaite être libéré de leurs voeux de mariage. Agatha prend la voiture, elle a un léger accident et abandonne son véhicule avec ses affaires, avant de partir vers une station termale où elle rencontre des gens, joue au billard, prend le thé, fait de la musique. Elle profite pleinement des bienfaits de la station termale où elle suit régulièrement des traitements. Elle y rencontre un journaliste qui s'occupe d'enquêter sur sa disparition, la reconnaît, mais tombe également amoureux d'elle. Malgré tout, abattue par l'échec de son mariage, elle tentera de se suicider. Son geste et surtout sa préparation, prendre des allures de véritable roman policier alors que la romancière se renseigne et prend des notes sur un système électrique de cure où elle tentera d'attenter à sa vie.
On peut être en accord ou pas avec le déroulement du film. Il s'agit d'une fiction, s'inspirant de la disparition d'Agatha Christie. Personne ne sait réellement ce qui a pu se passer dans la tête et le coeur de l'auteure. Peut-être, malgré tout, a-t-elle passé du bon temps, loin du tumulte de sa vie, pendant quelques jours. Peut-être aussi le film Agatha se rapproche-t-il de la vérité. Qui sait? Agatha Christie a emporté avec elle le secret de sa disparition.
Le film offre toutefois une image intéressante de ce qu'a pu être un moment dans la vie d'Agatha Christie. Vanessa Redgrave, que j'aime d'ailleurs beaucoup comme actrice, incarne une Agatha Christie à l'aube d'une grande carrière de romancière, raffinée et avec une pointe de tristesse. Elle est forte et faible à la fois, forte extérieurement, alors qu'elle donne l'impression d'être une enfant à l'intérieur, foudroyée par la douleur de sentir son mariage lui échapper.
Ce film date de 32 ans. Il a un peu vieillit, mais son propos reste toujours actuel. Il est intéressant de voir la façon dont a été perçue la disparition d'Agatha Christie. La photographie n'est pas exceptionnelle si on la regarde avec les yeux d'aujourd'hui. L'atmosphère est pleine de lourdeur. Les intérieurs sont sombres, enfumés, lumineux aussi et toutes les scènes extérieures baignent dans un décor brumeux. Ça donne une impression pesante, un peu comme l'état d'esprit dans lequel est Agatha Christie.
Agatha est donc un film à voir pour ceux qui s'intéressent à la vie d'Agatha Christie et ont envie d'aborder de manière fictive sa disparition de décembre 1926. Vanessa Redgrave est excellente dans la peau d'Agatha Christie, une femme tourmentée par la perte de celui qu'elle aimait.
Voici la bande annonce du film en français:
Agatha (1979)
Réalisée par Michael Apted
Avec Vanessa Redgrave, Dustin Hoffman et Timothy Dalton
Louise Eleanor Zaring (1872-1970) est née à Cincinnati et a commencé ses études d'art formel à Greencastle, IN, où elle a brièvement rencontré John Twachtman et William Forsyth
Elle a poursuivi ses études à l'Art Student League de New York et ensuite à l'Académie Vitti à Paris où elle a obtenu une récompense.
Elle est retournée aux EtatsUnis à Provincetown, où elle a étudié sous Hawthorne.
Elle a passé une partie de sa vie à Evansville, IN et elle a finalement pris sa retraite à Miami et la Ligue Art Miami a reçu sa succession à sa mort.
Un portrait d'Eleanor
Une Femme en bleu
La contemplation
Le Ruban Bleu
Port de Provincetown
Leon Kroll Louise Eleanor Zaring dans le hamac. studio de Joseph Kleitsch
L'illustratrice finlandaise basée à Helskinki a fait des études de design de mode à l'Université d'Art et de Design d'Helsinki, mais après son premier cours sur l'illustration de mode, elle a décidé qu'elle avait trouvé sa véritable vocation. Comme elle l'a déclaré dans une interview
"Je sentais que j'avais vraiment trouvé un terrain idéal pour exprimer ce que je voulais."
Avec des clients qui incluent le New York Times Magazine, The New Yorker, Elle, Zara et H & M, cette talentueuse artiste de 26 ans s'est déjà fait un nom pour elle-même avec ses illustrations incroyablement chic et glamour.
L’association des amis du musée de Cluny, l’ARMMA, a créé le prix de la Dame à la licorne pour distinguer chaque année un ouvrage de grande qualité dont le thème principal relève des centres d’intérêt du musée de Cluny : histoire de l’art, archéologie, musique, histoire du Ve au XVe siècles.
Dans son ouvrage L'autre Rome. Une histoire des Romains à l'époque communale (XIIe-XIVe siècle), publié chez Tallandier, Jean-Claude Maire Vigueur synthétise la vie politique des Romains du Moyen-Age, histoire souvent éclipsée par celle de Florence, Gênes ou Venise à la période médiévale.
L'auteur est l'un des premiers à étudier cette période, en écartant les idée préconçues. Le jury est composé de spécialistes de l'histoire médiévale tel que Christian Giacomotto (vice-président de la Réunion des musées nationaux) Colette Beaune (spécialiste de Jeanne d'Arc), Béatrice de Chancel-Bardelot (Pensionnaire à l'Institut national d'histoire de l'art ) et Alain Rauwel (maître de conférence à l'Université de Bourgogne). La somme attribuée à l'auteur est de 2000 euros.