Hector et les vagues bretonnes de juillet....
vendredi 7 octobre 2011
mardi 4 octobre 2011
Theo van Rysselberghe et la lumière en pointillés....
Théo Van Rysselberghe, né à Gand le 23 novembre 1862 et mort à Saint-Clair (Var) le 13 décembre 1926, est un peintre belge, connu pour avoir été l'un des principaux représentants du pointillisme en Belgique. Il a fait partie du deuxième courant, pointilliste, de l'école de Laethem Saint Martin.
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Vase of Flowers 1907

Vase of Flowers 1917

Vase of Flowers 1923

Portrait of Alice Sethe 1888.
Parcours
C’est à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, dès 1880, que Van Rysselberghe fait ses classes. Le jeune peintre s’exprime dans le style de l‘époque, étalant largement une matière riche. Puis peu à peu il se hasarde à une facture nouvelle accrochant la lumière. Trois voyages au Maroc répondant à la vogue de l’orientalisme vont le métamorphoser.
Il peint de nombreuses scènes marocaines, de plus en plus abouties, matérialisant sur la toile la chaleur et le scintillement de la lumière. Matisse avait été fasciné par cet Orient éclatant de mille feux. Seul Van Rysselberghe a immortalisé le Maroc en pointillés ("Maroc", "La porte de Mansour".
En 1886, l’Impressionnisme vient frapper en plein cœur l’avant garde bruxelloise emmenée par le Cercle des XX dont Octave Maus, avocat et critique, fut une locomotive. Invités à l’exposition des XX, Monet et Renoir font sensation tant par leur liberté d’expression que par la clarté des coloris utilisés. C’est le choc…
Van Rysselberghe remet en question la vieille technique du clair-obscur et expérimente le procédé de multiplication des touches de couleurs. Il exécute quelques portraits (dont "Octave Maus au chapeau" peint en plein air et en pleine lumière) et quelques marines (dont "Le Zwin à marée basse") rayonnantes de tons et de touches fluides. On sent l’artiste troublé et séduit. "Le dimanche après-midi à la grande jatte" de Seurat provoque une véritable émeute. Nous sommes en 1887.
Théo Van Rysselberghe ne peint plus dorénavant que selon la technique Néo-Impressionniste ou divisionnisme terriblement astreignante.
Peu à peu, au tournant du siècle, l’artiste acquiert son propre style. C’est ici qu’explose le grand Van Rysselberghe, celui qui donne d’avantage de mouvement et de volume à ses sujets, qui diminue le contraste entre les couleurs, allonge les touches, travaille à l’instinct et crée l’harmonie sans souci d’observer des règles établies.
C’est l’époque des personnages familiers et pleins de charme, des scènes de groupe dans un jardin. Fleurs, vêtements souples, meubles aux lignes courbes, coloris tendres d’un raffinement extrême se donnent le mot pour faire de la vie quotidienne des moments de pur bonheur.
Epinglons, ici, les charmantes dames de "L’Après midi d’été", fleuron du Musée d’Ixelles dont nous ne manquons jamais d’aller humer les senteurs estivales chaque fois que l’occasion d’y passer se présente. Le portrait de "Madame Octave Van Rysselberghe" au regard mutin sous sa capeline fleurie. Le superbe "Port de Cette, les Tartanes" témoignant d’un sens presque abstrait de la composition, du rythme et de la pose des couleurs. Et, dans un autre registre "Emile Verhaeren dans son cabinet", rigoureuse image de l’ami aux lorgnons toujours au travail.
Mais vers les années 1910, le Néo-Impressionnisme cesse d’intéresser Van Rysselberghe. Il s’adonne à un style plus réaliste et plus coloré. Ce sont alors paysages, portraits et nus féminins dont la rigueur n’atteint pas la cheville du mouvement qui l’a propulsé au faîte de la réussite.
Van Rysselberghe s’installe à Saint Clair, dans le Midi, y peint encore beaucoup et y meurt en 1926.
The Garden of Felicien Rops at Essone 1910
Vase of Flowers 1907

Vase of Flowers 1917

Vase of Flowers 1923

Portrait of Alice Sethe 1888.

Maria Sethe at the Harmonium 1891

Anna Boch in Her Studio 1893

Portrait of Irma Sethe 1894

Portrait of Laure Fle 1898

Self Portrait with Palette 1916

Madame Edmond Picard in Her Box at Theatre de la Monnaie 1886

Portrait of Octave Maus 1885
Portrait of a Lady with a Fan 1881

Portrait of Jean Cepeinick 1881

Dario de Regoyos Playing the Guitar 1882

Woman in a Green Dress 1885

Portrait of a Woman in Black 1886-8

À défaut d'enfance ....

A défaut d’enfance il nous reste
Des collines qui prennent leur temps
Des ruisseaux qui savent leurs prières
Des quincailleries prodigieuses
Où l’on parle à voix basse
Et le pouvoir de ressusciter les morts
D’un seul coup d’œil dans le cellier de la mémoire
Alors que la sève doit peiner
Vingt ans pour faire un chêne digne de foi
Des collines qui prennent leur temps
Des ruisseaux qui savent leurs prières
Des quincailleries prodigieuses
Où l’on parle à voix basse
Et le pouvoir de ressusciter les morts
D’un seul coup d’œil dans le cellier de la mémoire
Alors que la sève doit peiner
Vingt ans pour faire un chêne digne de foi
(1913 - 2004)
Homme de mots et homme de l’être, Jean Rousselot pénètre les forêts intérieurs de l’homme comme bien peu l’ont fait, avec autant d’engagement et de sincérité. L’œuvre en vers et en prose (près de cent volumes et plaquettes) est puissante, généreuse, fraternelle et lyrique. Elle a été saluée par Max Jacob, Pierre Reverdy, Paul Eluard, ainsi que par les générations suivantes.
Si l’Ecole de Rochefort (dont il fut l’une des plus fortes personnalités) est une étape importante pour Rousselot, elle ne constitue néanmoins qu’une étape de la vie et de l’œuvre. La poésie est au plus près de la vie. Un humanisme exemplaire.
Quelques titres : Panorama critique des nouveaux poètes français (Seghers, 1952), Les Moyens d’existence - Œuvre poétique 1934-1974 (Seghers, 1976), Histoire de la poésie française (P.U.F, 1976), Poèmes choisis - Œuvre poétique 1975-1996 (Rougerie, 1997), Passible de... (Autres Temps, 1999), Est resté ce qui l’a pu (Autre Temps, 2002), Proses (Multiples, 2002).
Si l’Ecole de Rochefort (dont il fut l’une des plus fortes personnalités) est une étape importante pour Rousselot, elle ne constitue néanmoins qu’une étape de la vie et de l’œuvre. La poésie est au plus près de la vie. Un humanisme exemplaire.
Quelques titres : Panorama critique des nouveaux poètes français (Seghers, 1952), Les Moyens d’existence - Œuvre poétique 1934-1974 (Seghers, 1976), Histoire de la poésie française (P.U.F, 1976), Poèmes choisis - Œuvre poétique 1975-1996 (Rougerie, 1997), Passible de... (Autres Temps, 1999), Est resté ce qui l’a pu (Autre Temps, 2002), Proses (Multiples, 2002).
Christophe Dauphin
RETOUR
Malgré moi je me souviens des mansardes sombres
Que l’ennui décora de sourires figés
Des linges qui sèchent au-dessus de l’âtre
De la cuvette usée et des vitres chevrotantes
Malgré moi j’ai pitié des cours visqueuses
Sans oiseaux délinquants, sans feuilles qui jasent
Et du pétrin invisible qui geint en bas
Toute la nuit comme un forçat
Malgré moi j’ai pitié des vieilles repasseuses
Aux jambes variqueuses aux yeux rougis
Et de l’ivrogne rentré tard qui bat sa femme
Dans l’entresol sans feu
Malgré moi ma mémoire restera vêtue
D’oripeaux pourris, d’airs usés
De pluies anciennes comme le monde
Qui disputent les fenêtres à la suie
Il serait bon encore de rêver dans l’obscur
La joue contre le plâtre le menton sur le poing
Et d’attendre sachant qu’il ne viendra personne
Attendre très tard perdu dans le nuage énorme de la misère
Il serait bon d’être encore penché
Sur l’escalier d’où monte le remugle
Attentif aux soupirs aux tintements furtifs
Et de jouer à cache-cache avec la faim
Il serait bon de croire que les maisons vont fondre
Dans le brouillard qui tôt le soir vient les saisir
Que les hommes demain seront nus et visibles
Que tout peut s’arranger avec un peu d’amour
Je dirai que l’espoir est au fond des avenues mortes
Et qu’il y faut frapper obstinément
Du poing du pied du cœur jusqu'à ce qu’on l’emporte
Au nom des temps enfouis dans la langue et les yeux.
Malgré moi je me souviens des mansardes sombres
Que l’ennui décora de sourires figés
Des linges qui sèchent au-dessus de l’âtre
De la cuvette usée et des vitres chevrotantes
Malgré moi j’ai pitié des cours visqueuses
Sans oiseaux délinquants, sans feuilles qui jasent
Et du pétrin invisible qui geint en bas
Toute la nuit comme un forçat
Malgré moi j’ai pitié des vieilles repasseuses
Aux jambes variqueuses aux yeux rougis
Et de l’ivrogne rentré tard qui bat sa femme
Dans l’entresol sans feu
Malgré moi ma mémoire restera vêtue
D’oripeaux pourris, d’airs usés
De pluies anciennes comme le monde
Qui disputent les fenêtres à la suie
Il serait bon encore de rêver dans l’obscur
La joue contre le plâtre le menton sur le poing
Et d’attendre sachant qu’il ne viendra personne
Attendre très tard perdu dans le nuage énorme de la misère
Il serait bon d’être encore penché
Sur l’escalier d’où monte le remugle
Attentif aux soupirs aux tintements furtifs
Et de jouer à cache-cache avec la faim
Il serait bon de croire que les maisons vont fondre
Dans le brouillard qui tôt le soir vient les saisir
Que les hommes demain seront nus et visibles
Que tout peut s’arranger avec un peu d’amour
Je dirai que l’espoir est au fond des avenues mortes
Et qu’il y faut frapper obstinément
Du poing du pied du cœur jusqu'à ce qu’on l’emporte
Au nom des temps enfouis dans la langue et les yeux.
(Le Poète restitué, 1941)
The Water Is Wide....
1-The water is wide, I cannot get o'er
And neither have I wings to fly.
Oh give me a boat that will carry two
And both shall row my love and I
2-Down in the meadow the other day
a-gathering flowers both fine and gay
a-gathering flowers both red and blue
I little thought what love can do
3-I leaned my back against an oak,
Thinking that he was a trusting tree.
But first he bent and then he broke,
and so did my false love to me.
4-A ship there is, and she sails the sea,
She's loaded deep as deep can be,
But not so deep as the love I'm in
I know not if I sink or swim.
5-O love is handsome and love is fine,
And love’s a jewel while it is new
But when it is old it groweth cold
And fades away like morning dew.
La mer est immense,
Je ne peux pas la traverser
Et je n'ai jamais eu d'ailes
Pour la survoler
Construit moi un bateau
assez grand pour deux
Et ensemble nous ramerons
mon amour et moi
Il y a un navire
Et il fend les flots Chargé à ras bord
aussi plein qu'il peut
Mais pas aussi plein
Et ensemble nous ramerons
mon amour et moi
Il y a un navire
Et il fend les flots Chargé à ras bord
aussi plein qu'il peut
Mais pas aussi plein
Comme l'amour que j'ai en moi
Je ne sais pas comment
Je coule ou je nage
L'amour est joie,
l'amour est beauté
Ainsi les douces fleurs
en leur matin
Mais l'amour passe
et devient froid
Je ne sais pas comment
Je coule ou je nage
L'amour est joie,
l'amour est beauté
Ainsi les douces fleurs
en leur matin
Mais l'amour passe
et devient froid
et s'estompe
Comme la rosée d'été
Comme la rosée d'été
Construit moi un bateau
assez grand pour deux
Et ensemble nous ramerons
mon amour et moi
Et ensemble nous ramerons
mon amour et moi
Et ensemble nous ramerons
mon amour et moi
Et ensemble nous ramerons
mon amour et moi
*****
« The Water Is Wide "(également appelé" O Waly, Waly ») est une chanson folklorique d'origine écossaise ou anglaise qui a été chantée depuis les années 1600 et a vu une popularité considérable à travers le 2Oème siècle. Elle est liée à la Child Ballad 204 ( numéro de Roud 87), Jamie Douglas , qui à son tour se réfère au mariage malheureux de James Douglas, 2e marquis de Douglas à Lady Barbara Erskine . Cecil Sharp recueilli cette chanson lors de son voyage en Amérique en Première Guerre mondiale .
Mihail Aleksandrov, le mysticisme
Mihail Aleksandrov
Aleksandrov est né en 1949 à Vilnius, en Lituanie et a immigré aux États-Unis en 1980, s'installant à New York. Il a eu de nombreux one-man shows aux US et ses collections ont été présentées dans plus de vingt pays dans le monde.
Ses toiles vibrent d'une énergie spirituelle assez inhabituelle. Il n'oublie jamais ses racines russes, qui forment le cadre mystique de ses peintures. Ses peintures reflètent aussi sa conviction personnelle que la foi est au centre de notre existence.
Icônes anciennes, le concept de la Renaissance, l'art et la beauté et le mouvement Avante Garde russe influencent son travail. Il fusionne les formes géométriques et le corps humain dans des configurations symboliques de carrés, des cercles et des triangles.
Il crée en permanence un arrangement parfait de chiffres dans un mouvement rythmique chorégraphié. Grâce à ses peintures, Aleksandrov désire de transcender la réalité et atteindre un plus haut royaume spirituel.
Ses œuvres sont conservées dans les collections du Musée d'Etat russe à Saint-Pétersbourg, en Russie, et Moscou Musée d'Art Contemporain.
















Aleksandrov est né en 1949 à Vilnius, en Lituanie et a immigré aux États-Unis en 1980, s'installant à New York. Il a eu de nombreux one-man shows aux US et ses collections ont été présentées dans plus de vingt pays dans le monde.
Ses toiles vibrent d'une énergie spirituelle assez inhabituelle. Il n'oublie jamais ses racines russes, qui forment le cadre mystique de ses peintures. Ses peintures reflètent aussi sa conviction personnelle que la foi est au centre de notre existence.
Icônes anciennes, le concept de la Renaissance, l'art et la beauté et le mouvement Avante Garde russe influencent son travail. Il fusionne les formes géométriques et le corps humain dans des configurations symboliques de carrés, des cercles et des triangles.
Il crée en permanence un arrangement parfait de chiffres dans un mouvement rythmique chorégraphié. Grâce à ses peintures, Aleksandrov désire de transcender la réalité et atteindre un plus haut royaume spirituel.
Ses œuvres sont conservées dans les collections du Musée d'Etat russe à Saint-Pétersbourg, en Russie, et Moscou Musée d'Art Contemporain.
Christine Sperber
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Rebecca

At Home
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Noah
Woman

To the Open Space
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The Building
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David and Lion
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