John Yardley, né en 1933, est l'un des artistes britanniques les plus renommés de sa génération, en particulier dans l'aquarelle. Après une carrière dans la banque, il a commencé à peindre à temps plein en 1986. Yardley n'a reçu aucune formation formelle et maintient que celà lui a donné la liberté de trouver son propre style. Son élan artistique est de peindre ce qu'il voit et il a la capacité de capturer la vitalité de toute la scène. Yardley est un membre de la RI (Institut Royal de peintres en aquarelle) et expose à la Royal Watercolour Society où il a remporté le prix du meilleur espoir en 1989.
L’exposition organisée au musée Sainte-Croix résulte d’un projet collectif : six musées de Poitou-Charentes évoquent simultanément, à partir de leurs propres collections, les multiples facettes de la société médiévale à l’époque romane (Xe-XIIe siècles).
Le musée Sainte-Croix redéploie à cette occasion ses collections du Moyen Âge, enrichies d’oeuvres sorties des réserves, et présente l’actualité de la recherche sur cette période.
SCÉNOGRAPHIE INÉDITE : LA NOUVELLE SALLE D'ART MÉDIÉVAL
Poitiers – capitale de la sculpture romane
Les collections médiévales conservées au musée Sainte-Croix recèlent un ensemble important de sculptures monumentales représentatives de la richesse de l’art roman en Poitou. Les grands chantiers de Poitiers, capitale des comtes du Poitou et des ducs d’Aquitaine, sont évoqués grâce aux oeuvres sculptées des XIe et XIIe siècles.
Les principaux sites de la capitale encore visibles in situ (Notre-Dame-la-Grande, Saint-Hilaire-le-Grand, Sainte-Radegonde et Saint-Jean-de-Montierneuf), ceux en partie conservés (Saint-Nicolas, Saint-Hilaire-de-la-Celle et les vestiges de Sainte-Croix) et les édifices disparus (cathédrale romane, Saint-Saturnin, Saint-Cybard et Sainte-Triaise) sont, aux côtés du lapidaire médiéval, illustrés par des gravures et des plans anciens. Les joyaux sculptés du musée renvoient aux édifices et aux vestiges encore en place dans la ville.
Un ensemble exceptionnel : les sculptures de l'abbaye de Nanteuil-en-Vallée
Le décor sculpté de la salle capitulaire de l’abbaye de Nanteuil-en-Vallée (Charente) est présenté pour la première fois dans son ensemble depuis son sauvetage en 1845. Aux quatre petits tympans déjà exposés au musée et bien connus du public, notamment grâce au catalogue publié par Marc Sandoz et à leur mise en avant dans l'exposition Chefs-d’oeuvre romans des musées de France en 1958 au musée du Louvre, s'ajoute une exceptionnelle série de claveaux au répertoire ornemental d'un grand raffinement. Leur restauration, en 2010, a permis d'homogénéiser la lisibilité des sculptures et éclaire d'un jour nouveau la particularité d'un des tympans, sculpté sur deux faces : une première tentative de taille d'un motif ayant échoué, le dessin a été reporté, à de meilleures proportions, sur l'autre face.
Émaux, verrerie et monnaies : précieux Moyen Âge
Aux côtés des vestiges sculptés, une vitrine est, pour la première fois, réservée aux émaux (crosses, plaques d’appliques), aux objets en verre (vase de Saint-Savin) et à l’exploitation des mines et de l’atelier monétaire de Melle avec le Trésor de Chanteloup (Deux-Sèvres), composé de 2500 deniers. Cet atelier monétaire fait l’objet d’un programme de recherche du CNRS (Centre Ernest Babelon – Orléans) qui permettra de mieux comprendre l’exploitation des mines argentifères de Melle entre le Xe et le XIIe siècles et l'usage de la monnaie en Poitou à l’époque féodale.
MOYEN ÂGE REDÉCOUVERT HIER ET AUJOURD'HUI
L’ensemble de l’exposition rend hommage aux membres de la Société des Antiquaires de l’Ouest qui, à partir de 1834, ont étudié, publié et sauvé des pans entiers de l'art médiéval. En parallèle, l'exposition présente les travaux actuels des scientifiques qui poursuivent l'étude et la mise en valeur de ce patrimoine. Les « cartes blanches » offertes aux principales institutions de recherche, de conservation et d'archéologie préventive, mettent en valeur le rôle et les contributions de chaque acteur. Ainsi le Centre d’études supérieures de civilisation médiévale (CESCM - UMR 6223) de Poitiers, rattaché au C.N.R.S. et à l’Université de Poitiers, la Conservation Régionale des Monuments Historiques de Poitou-Charentes, l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), le musée des Monuments français à Paris contribuent à cette exposition. Chaque partenaire présente son institution et ses missions illustrées par un cas précis d'intervention dans la protection, la recherche et la diffusion du savoir sur le patrimoine régional.
UN ESPACE PÉDAGOGIQUE POUR LE JEUNE PUBLIC
Conçu au sein de l’exposition, il permet d’appréhender la civilisation médiévale par le biais de panneaux, de jeux et de présentations ludiques. Parmi les thèmes abordés :
Des panneaux explicatifs
les vraies/fausses idées sur le Moyen Âge
la vie quotidienne des enfants au Moyen Âge
les couleurs
le contexte historique et politique en Poitou aux Xe-XIIe siècles
Un atelier permettant l’essayage de coiffes médiévales devant un miroir
Un jeu avec des personnages magnétiques, gente dame et chevalier, placés sur une surface aimantée. Chaque silhouette pourra être habillée et accessoirisée.
Une maquette du baptistère Saint-Jean est incluse dans le parcours de l’exposition grâce au partenariat avec le musée des Monuments français, en particulier son département Patrimoine.
Arts et culture en Poitou et dans les pays charentais. Xe-XIIe siècles
L’ouvrage est à la fois un livre d’art, une synthèse des dernières recherches sur cette période de l’histoire et un catalogue inédit d’œuvres connues et conservées dans les collections de la région. Les objets exposés côtoient les monuments offrant ainsi un regard croisé sur ces siècles du Moyen Âge. En cela, il s’agit d’une publication unique qui sera désormais incontournable pour qui s’intéresse à la société romane dans le Poitou et les pays charentais En savoir plus...
Czech artist Viktor Oliva’s “The Absinthe Drinker” (Buveur d’absinthe) which hangs in Prague’s famous Cafe Slavia on Narodni Street.
Absinthe, ô ma liqueur alerte, Il me semble quand je te bois Boire l’âme des jeunes bois Pendant la belle saison verte.
Ton frais parfum me déconcerte Et dans ton opale je vois Des cieux habités autrefois Comme par une porte ouverte. Qu’importe, ô recours des maudits, Que tu sois un vain paradis, Si tu contentes mon envie;
Et si, devant que j’entre au port, Tu me fais supporter la vie, En m’habituant à la mort
Couvrant près de cinq décennies, et qui coïncide avec le 80e anniversaire de l'artiste, Gerhard Richter: Panorama est une exposition rétrospective majeure qui regroupe des moments importants de sa carrière remarquable.
Depuis les années 1960, Gerhard Richter s'est plongé dans une exploration riche et variée de la peinture. Gerhard Richter: Panorama souligne l'ampleur du travail de l'artiste, qui a englobé une gamme variée de techniques et d'idées.
Elle comprend des peintures réalistes basées sur des photographies, des abstractions gestuelles colorés tels que la raclette peintures, portraits, paysages subtils et peintures d'histoire.
Gerhard Richter est l'un des premiers artistes allemands à réfléchir sur l'histoire du national-socialisme, créant des peintures de membres de sa famille qui avaient été membres, ainsi que les victimes du parti nazi.
Poursuivant son intérêt historique, il a produit le travail 15-partie 18 Octobre 1977 1988, une suite de peintures en noir et blanc à partir d'images du groupe Baader Meinhof.
Richter a continué de répondre à des moments importants dans l'histoire tout au long de sa carrière, la dernière salle de l'exposition comprend Septembre 2005, une peinture des attaques terroristes sur le World Trade Center à New York en 2001.
Les amoureux de la beauté épique de Rothko, Twombly et Hodgkinien sauront apprécier, tout comme ceux qui apprécient le portrait frappant ou la précision cristalline de photoréalisme.
L’œuvre de Gerhard Richter (né en 1932) est d’une ampleur qui justifie le titre – « Panorama » – de cette exposition.
Tate Modern Starr Auditorium
Il a, en effet, revisité tous les genres picturaux (l'histoire, le paysage, la nature morte et la vanité, le portrait, l'abstraction...) en les passant au crible de la modernité et de l'image photographique. Entre virtuosité et subversion, entre lyrisme et lucidité critique, son oeuvre est l'une des seules, aujourd'hui, à réaffirmer la puissance d'enchantement de la peinture.
Gerhard Richter, né à Dresde le 9février1932, est un artiste peintre allemand dont l'œuvre est reconnue, depuis les années 1980, « comme une expérience artistique inédite et remarquable».
Peintre polymorphe, il aborde tantôt des sujets figuratifs, tantôt produit des œuvres abstraites.
Après une formation initiale de peintre, il est admis à l’Académie des Beaux-arts de Dresde à sa seconde candidature où il obtient une maîtrise, diplôme qui lui permet de bénéficier d’un atelier pour trois ans. Son intérêt pour la peinture abstraite, Jackson Pollock et Lucio Fontana en particulier, motive son passage à l’Ouest. Finalement établi à Düsseldorf, il est l’élève de Karl-Otto Götz et rencontre Sigmar Polke, Blinky Palermo et le futur galeriste Konrad Fischer-Lueg.
Il peint la première œuvre de son catalogue en 1962 : Tisch (« Table »), une huile peinte d’après une photographie de presse. À la fois photographe du quotidien et peintre, il reproduit sur la toile les sujets de ses photos. Paysages, natures mortes et scènes intimes parsèment ainsi une œuvre par ailleurs essentiellement constituée d’œuvres abstraites qu’il nomme, invariablement, Abstraktes Bild (« Toile abstraite »). Les sources documentaires du travail de Gerhard Richter : les photos de presse, ses propres photos, les clichés d'amateur qu'il collectionne, ont été réunis pour former un atlas exposé pour la première fois en 1972.
Parallèlement à ses expositions personnelles, il exerce une activité de professeur dans plusieurs écoles d’Art, notamment à Hambourg, Düsseldorf ou Halifax (Nouvelle-Écosse, Canada) et reçoit de nombreuses récompenses dont le Junger Western Art à Recklinghausen en 1967, le prix Arnold Bode à la Documenta de Cassel en 1981, le prix Oskar Kokoschka à Vienne en 1985, le Prix Wolf des Arts en Israël en 1994/95 et le Praemium Imperiale au Japon en 1997.
En 1957, son premier mariage l’unit à Marianne Eufinger, la future Ema de son Akt auf einer Treppe (Nu dans l'escalier, référence au célèbre Nu descendant un escalier de Marcel Duchamp). Sa fille Betty, née en 1966, aura trois toiles à son prénom : deux peintes en 1977 (deux gros plans de visage) et une en 1988 (la tête tournée).
Deuxième mariage en 1982 avec la sculpteuse Isa Genzken, sujet de deux portraits en 1990 (Isa).
Il se marie enfin en 1995 avec Sabine Moritz qui donnera naissance à leur fils Moritz, la même année ; tous deux seront les modèles de la série S. mit Kind (S. avec enfant). Enfin, il peindra son seul autoportrait connu en 1996, Selbstportrait.
Il vit et travaille désormais à Cologne.