lundi 17 octobre 2011

Happy Birthday Mr Wilde.

Fichier:Oscar Wilde portrait.jpg
Oscar en 1882 par Napoleon Sarony

Oscar Wilde, de son nom complet Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde, est un écrivain irlandais, né à Dublin en Irlande le 16 octobre 1854 au 21 Westland Row (en), et mort à Paris le 30 novembre 1900 à l'âge de 46 ans.


En ces dernières décennies du XIXe siècle, Wilde incarne une nouvelle sensibilité qui apparaît en réaction contre le positivisme et le naturalisme.
Dans sa préface au Portrait de Dorian Gray, il défend la séparation de l'esthétique et de l'éthique, du beau et du moral :
« The artist is the creator of beautiful things. [...] There is no such thing as a moral or an immoral book. Books are well written, or badly written. That is all. [...] No artist desires to prove anything. Even things that are true can be proved. [...] All art is quite useless. »
« L'artiste est le créateur de belles choses. [...] il n'y a pas de livre moral ou immoral. Les livres sont bien ou mal écrits. Voilà tout. [...] Aucun artiste ne désire prouver quoi que ce soit. Même une vérité générale peut être prouvée. [...] Tout art est plutôt inutile. »





 
                                   
Happy 157th Birthday Oscar Wilde!
‎”We are all in the gutter, but some of us are looking at the stars.” ~ Oscar Wilde

“Life is far too important a thing ever to talk seriously about.”

Oscar Wilde by Henri de Toulouse-Lautrec

People always wonder how I remain my youthful beauty despite my age. My secret is this portrait of me, which doing all the aging so I don’t have to.

“I put all my genius into my life; I put only my talent into my works.”

 “The only thing worse than being talked about is not being talked about.”



Oscar Wilde on Art
  • Art is the only serious thing in the world. And the artist is the only person who is never serious.
    - A Few Maxims For The Instruction Of The Over-Educated
  • Art is the most intense mode of individualism that the world has known.
    - The Soul of Man Under Socialism
  • Art finds her own perfection within, and not outside of herself. She is not to be judged by any external standard of resemblance. She is a veil, rather than a mirror.
    - Intentions
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Oscar Wilde

Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde est né le 16 octobre 1854 à Dublin en Irlande, et est mort le 30 novembre 1900 à Paris des suites d'une méningite.

Oscar Wilde est le fils du célèbre chirurgien irlandais Sir William Robert Wills Wilde et de la poétesse irlandaiseJane Francesca Elge. Très tôt, le jeune homme fait montre d'une extrême originalité, en particularité en thermes vestimentaires, puisqu'il n'était pas rare de le voir habillé en vêtements féminins. Malgré cet étrangeté manifeste, il fait de brillantes études à Oxford, et n'hésite pas à défendre son honneur par les poings lorsqu'il le juge nécessaire (l'avantage d'avoir un grand frère boxeur).
En 1878 l'un de ses poèmes, Ravenne, est récompensé par ses pairs, ce qui le pousse à créer son mouvement: "l'art pour l'art". Il devient vite adulé par les intellectuels, qui se l'arrachent.
Il rencontre ensuite Florence Balcombe, dont il s'amourache. Mais celle-ci lui préférera Bram Stoker (le père deDracula). Oscar Wilde décide alors de quitter l'Irlande pour l'Angleterre, il il part s'installer à Londres.
En 1884, il épouse Constance Lloyd, avec qui il aura deux enfants. En 1886 cependant, il devient l'amant de Robert Ross, l'homme devenant pas la suite son exécuteur testamentaire. Ses préférences sexuelles lui sont maintenant claires.
En 1890 parait ce qui est aujourd'hui considéré comme son roman le plus connu: le portrait de Dorian Gray.
En 1891 il rencontre Lord Alfred Douglas de Queensberry. Les deux hommes tombent amoureux l'un de l'autre, et Oscar Wilde s'affiche ouvertement avec son amant. Le père de Lord Alfred Douglas porte plainte pour sodomie, ce qui le mènera en prison en 1895, pour une durée de deux ans.
A sa sortie de prison, en 1897, il quitte le Royaume-Uni pour la France. Il s'agit pour Oscar Wilde du début de la déchéance, l'homme sombrant dans la solitude et la misère, et ce malgré l'appui des quelques amis qu'il lui reste, dont André Gide (lui aussi ouvertement homosexuel). En 1900, il meurt d'une méningite à Paris. En 1909 ses restes sont transférés au cimetière du Père-Lachaise, où il repose depuis ce temps.



Statue d'Oscar Wilde à Dublin


Son oeuvre est d'une richesse rare, où se mêlent humour, philosophie et décadence, tout cela lié par une plume exceptionnelle et un talent hors norme. La recherche de l'Art en soi est l'un des thèmes forts de l'oeuvre d'Oscar Wilde.
Il laisse derrière lui une oeuvre unique, où l'on retrouve pièces de théâtre (Salomé), romans (le portrait de Dorian Gray), et essais littéraires (Derniers Essais de littérature et d'esthétique).

Oscar Wilde


Oscar Wilde fut un homme à part durant toute la durée de sa vie, faisant preuve d'esprit dans des moments forts surprenant. Ainsi, par exemple, lorsqu'il se convertit au catholicisme en 1900 (soit deux jours à peine avant sa mort), il suit le rite classique, durant lequel un verre de champagne est offert à tout adulte se convertissant. Il déclarera alors :"je meurs comme j'ai vécu, largement au dessus de mes moyens".

Oscar Wilde fait aussi partie des personnalités connues pour avoir été francs-maçons. Il déclarera s'être tourné vers cette organisation uniquement par curiosité, là où d'autres y voient soit un tremplin social ou bien juste une croyance personnelle.





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Acte de décès d’Oscar Wilde - Paris.
On remarque la signature de Robert Ross.
Il fut inhumé au cimetière de Bagneux. En 1909, ses restes furent transférés au Père-Lachaise. Il repose sous un étrange sphinx aîlé de l’américain Jacob Epstein. Le visage, vu de face, évoque les traits de l’écrivain à la fin de sa vie. Cette sculpture fut "interdite de séjour" durant six ans par le préfet de Seine en raison du sexe masculin apposé à cet ange, sexe mutilé en 1961 par un prude ou un collectionneur. On raconte qu’il servit un temps de presse-papiers au conservateur du cimetière. Depuis quelques temps, la tombe d’Oscar Wilde est couverte de traces de baisers faits au rouge-à-lèvre. En 1950, les cendres de Robert Ross (1869-1918), qui fut son exécuteur testamentaire mais surtout son amant le plus fidèle, furent placées dans sa tombe.
  • All art is immoral.
    - Intentions
  • Life imitates art far more than art imitates Life.
    - The Decay of Lying
  • Art persists, it timelessly continues.
    - The Decay of Lying
  • Art is the only serious thing in the world. And the artist is the only person who is never serious.
    - A Few Maxims For The Instruction Of The Over-Educated
  • Now art should never try to be popular. The public should try to make itself artistic.
    - The Soul of Man Under Socialism
  • It is through art, and through art only, that we can realize our perfection; through art and art only that we can shield ourselves from the sordid perils of actual existence.
    - The Critic as Artist

dimanche 16 octobre 2011

Orlanda Broom

Orlanda Broom est une jeune artiste contemporaine britannique baséee à Londres, spécialisée dans la représentation de paysages abstraits.

"Mes peintures sont basées sur les paysages et l'impact de la lumière et des couleurs sur ce que nous voyons. Dans mon travail, j'utilise la peinture de paysages familiers des motifs et des paramètres reconnaissables pour explorer le langage de la peinture."

Expositions solo

  • 2011 New Paintings, Stephanie Hoppen Gallery, Walton Street, Londres

Expositions de groupe

  • 2011 chance de briller (2 personnes), Edgar moderne, Bath

Concours, prix et récompenses

  • 2011 Le Prix de Threadneedle, Mall Galleries, Londres
  • 2010 Concours National Open Art, Chichester, Royaume-Uni
  • 2009 Le Prix de Threadneedle, Mall Galleries, Londres
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Orlanda Broom a complété sa maîtrise européenne des Beaux-Arts de la Winchester School, à Barcelone en 1996. Orlanda vit actuellement à Londres et travaille dans son studio dans le nord-ouest de Londres. Depuis sa sortie en 1996, elle a vécu et voyagé dans de nombreux endroits différents, dont l'Inde, Belize, en Espagne et au Portugal. Ces expériences ont inspiré son intérêt pour les paysages et ont façonné la forme de son travail.

Mel Odom et l'Art Nouveau revisité

Mel Odom

Mel Odom (né en 1950) est un artiste américain illustrateur essentiellement qui a créé de nombreuses couvertures de livres de Patrick White, écrivain australien nominé au prix nobel de littérature et également de nombreuses couvertures de livres de l'auteur de science fiction Guy Gavriel Kay tels que la trilogie The Fionavar Tapestry, Tigana, A Song for Arbonne, et The Lions of Al-Rassan.
Edmund White écrit dans son introduction au roman Dreamer: "Le travail de Mel Odom represente un synthèse originale entre deux mouvements dans l'histoire du goût artistique.
Une recuperation des perversions de l'Art-Nouveau du passé dans un espace lumineux, innocent et hédoniste....Dans le monde de Mel Odom, la perversion devient un plaisir simple et candide... une vision de l'utopie."
Mel Odem Great Artist Zoheb painting international artist famous artist
 






























 

samedi 15 octobre 2011

Paroles de Gilles Chalifoux




"Le Monde est un grand livre d'images illustrant un texte déjà rédigé. Le voyageur troque son role de lecteur pour celui d'acteur.



Le voyageur se déplace dans la marge du texte; il y annote des commentaires, dessine des signes, invente sa propre géographie.
Il écrit dans la marge étroite du silence, il crée un espace de liberté avec un regard émerveillé.



Le voyageur est un poète qui laisse des traces de rêve sur son passage.
Le récit contient plus de silence que de mots; c'est dans ce silence du récit que se réfugie l'essentiel, la part de vérité qui échappe au langage mais qui s'y révèle aussi parfois, fragile et fugitive.




Voyager c'est d'abord regarder, parfois voir.
Plus je voyage, plus je suis séduit par la poésie du regard, plus je suis envahi par le silence.



On ne brise pas le silence, ce serait briser le mirroir de l'âme.
On le rompt plutôt, comme le pain, par désir de partage."


Gilles Chalifoux

la suite sur artyst


(Un très grand merci à Jean Marc pour cette superbe découverte)

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Gilles Chalifoux  en Chine
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2011-04-20 - Chinatown
À Danielle Gosselin
«Un vrai voyageur ne fait pas de plans,
il ne voyage pas non plus avec l'intention d'arriver.»
Lao Tseu

J'ai préparé ce voyage en Thailande, sur le bord du Mae Kongh (Mekong), en méditant sur les textes de Lao Tseu qui fait office de guide comme l'a été Kabir pour le voyage en Inde. J'ai lu beaucoup aussi, car la lecture est une autre forme de voyage, tout aussi essentiel: j'ai lu le magistral essai de Jonhatan D. Spence, une autorité en matière d'histoire de Chine, intitulé «In search of modern China», essai dans lequel il raconte l'émergence de la Chine contemporaine à partir de la dynastie Ming au XVIIe siècle, mettant en relief les étapes essentielles, tumultueuses et parfois troublantes du cheminement historique; particulièrement intéressant l'impact des interventions étrangères dans la politique intérieure, l'important gain lucratif du commerce de l'opium qu'a réalisé la Grande-Bretagne et qui a longtemps maintenu le pays dans un état de dépendence et d'esclavage.

On comprend mieux à la lecture de cet essai le repli sur soi de la Chine, son étanchéité, sa fermeture au monde étranger, son effort de regroupement et son affirmation culturelle. La Chine a en effet parcouru un long chemin pour devenir la puissance qu'elle représente maintenant. Des ouvrages littéraires aussi comme le magnifique récit d'une exploration intérieure dans les Montagnes du Sud-Ouest de la Chine, là où je me trouve presentement, qu'a écrit Gao Xingjien dans «La Montagne de l'âme» et qui lui a valu le prix Nobel; celui aussi, tout aussi magnifique de Ma Jan, «Red dust», qui raconte l'odyssée à travers son pays d'un intellectuel, journaliste et bouddhiste, inconfortable dans le climat d'aliénation, de contrainte et de négation de la créativité que commençait à imposer la révolution culturelle; l'auteur part à la recherche de l'authenticité des origines, il parcourt le territoire en vagabond, en nomade, un peu a la manière de Jack Kerouac parcourant l'Amérique.
Les autorités décident de se mettre à ses trousses, l'auteur devient alors un fugitif au coeur de sa quête de vérité. Le récit de Peter Hassler, «River town», raconte deux années passées sur le rives du Yangtzi dans la province du Sichouan pour y enseigner l'anglais aux jeunes chinois: il raconte ses efforts d'intégration à la communaute, son apprentissage de la langue; le récit est honnête, bien écrit et livre de pertinentes observations qui aident à comprendre les différences de culture.

Il y a des lieux qui nous interpellent dès l'arrivée; ce fut le cas pour moi quand je suis arrivé à Kunming, la capitale de la province du Yunnan, là où je débute ce voyage en Chine. La ville est traversée par une rivière bordée de parcs où je suis allé souvent pour lire. J'ai refait le même circuit pendant plusieurs jours, fréquentant les lieux plein de poésie; j'habitais le lieu, les gens me reconnaissaient, ce qui me facilitait le contact en dépit des obstacle de la langue. Le sourire est le miel du langage; les gestes et les regards sont aussi un langage, peut-être encore plus expressif, plus vrai, car trop souvent les mots deviennent marchandises à vendre, propagandes.
C'est le printemps ici, l'air est frais et bon. J'aime me promener l'après-midi, longer la rue animée jusqu'au restaurant de nouilles où je mange et bavarde comme je peux avec les jeunes serveuses désireuses d'apprendre l'anglais mais qui me parlent en chinois quand elles ont épuisé les trois mots de leur vocabulaire anglais, et moi, quand j'ai épuisé mes trois mots de chinois, hé bien, prennent place l'arc-en-ciel du sourire et les arabesques des gestes. Je traverse ensuite le marché où je retrouve la chorégraphie humaine sillonnant en tous sens les allées étroites, marchandant, achetant; c'est là où je m'approvisionne de poissons, légumes et thé pour mon repas du soir, là aussi où j'ai trouvé des remèdes traditionnels pour soigner mes raideurs musculaires, mon arthrite cervicale qui m'incommode depuis longtemps déjà.
Je franchis par la suite un petit pont de bois qui enjambe la rivière, à la sortie du marché et je vais prendre le thé avec des personnages insolites qui viennent s'y reposer à l'ombre, pour y fumer et boire le thé eux aussi; et puis je poursuis mon chemin jusqu'au parc pour aller y entendre de vieux musiciens jouer d'anciennes mélodies du folklore chinois devant un public attentif d'ainé-es, un public tout émerveillé et heureux.

On voue un culte aux personnes agées en Chine, on leur témoigne beaucoup de respect: ils représentent le dernier lien avec une tradition qui s'éteindra avec eux, en Chine comme partout ailleurs. Je passe tout mon après-midi parmi ces gens et je m'y sens bien, heureux, près des origines. On m'observe, on s'étonne un peu je le sens de me voir rester si longtemps et d'apprécier la musique qu'on joue, musique superbe d'ailleurs, superbement bien jouée aussi.
Je reviens à mon auberge par le même chemin en croisant cette fois des anciens qui lisent le journal sur les affiches placées le long de la rivière à cette fin. C'est simple, c'est la vie dans ce qu'elle a de plus vrai. Je ne demande pas plus, je suis comblé.

J'ai ponctué mon séjour à Kunming avec une excursion de trois jours dans une région au sud du Yunnan, tout près du Vietnam pour aller marcher, rêver et méditer là aussi les textes de Lao Tseu, cet incomparable maître de la pensée chinoise et dont le Tao Te King m'a accompagné tout au long de ma vie, depuis mes années d'université jusqu'à maintenant, au lieu d'origine du texte, le long des légendaires terraces de riz du Yunyang.
Le lieu est magique, d'autant plus que j'y suis arrivé au temps de la lune pleine. J'y ai fait la rencontre de la communauté indigène Huni lors de mes randonnées dans les villages. J'ai eu la chance d'accompagner un groupe de femmes vêtues du costume traditionnel qui se dirigeaient vers le marché au haut de la montagne; on a bavardé un peu en chinois, on a surtout ri de notre incapacité mutuelle à communiquer avec les mots; elles m'ont permis de prendre quelques photos.

Il n'est pas facile d'approcher et d'entrer en contact avec les chinois, encore moins avec les communautés indigènes. J'y parviens, même si c'est de façon incomplète, souvent insatisfaisante; c'est là le but même de mon voyage, le rapprochement des origines. Le retour prend six heures en bus par une route sinueuse à travers le montagnes cultivées en étage; et puis la ville que je dois traverser en bus depuis le terminus, à près de deux heures d'où je vais, en m'informant comme je peux et en tentant d'interpréter les informations comme je peux aussi. Toute une expérience d'intégration. J'y suis presque arrivé, du moins pas très loin; j'ai pris un taxi sur une courte distance parce que je recevais des informations contradictoires sur la direction que je devais prendre.
Il y aurait encore à raconter. Je m'arrête. Je vais prendre un thé. Je pense à mon amie Danielle. Je vois sa guérison fleurir dans les arbres de Kunming. Le vrai voyage, le plus essentiel, c'est l'escalade de la Montagne de l'âme. Il est nécessaire d'inventer son propre chemin pour y parvenir, sans intention d'arrivée, ni espoir de retour.

Gilles

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