samedi 15 octobre 2011

Walter Crane, l'enchanteur

Walter Crane (15 août 1845 à Liverpool - 14 mars 1915) est un artiste majeur anglais.

Fichier:Walter crane small.jpg
Il fut également théoricien, écrivain, et socialiste convaincu. C'est l'un des principaux acteurs du mouvement artistique des Arts & Crafts. D'abord connu comme illustrateur, puis fervent promoteur des arts décoratifs, il a exercé son art dans de nombreux domaines: l'illustration, la peinture, la céramique, le papier peint, la tapisserie, etc.

Walter Crane est né d'un père illustrateur. Il se fait un nom dans les nursery books, de petits livres illustrés d'histoires ou de comptines destinés aux tout-petits (par exemple One, Two, Buckle my Shoe). Il est l'auteur des dessins et de l'enluminure de Household Stories from the Collection of the Brothers Grimm (dont sont tirées les deux galeries présentées ici), traduit par sa soeur Lucy, ainsi que d'autres livres moins destinés aux enfants, comme des ouvrages de Shakespeare ou Edmund Spencer. Crane fut un socialiste militant et illustra plusieurs livres dans des publications politiques. Il travailla également à l'introduction de l'art auprès des classes populaires au travers d'objets décoratifs comme des poteries, des rideaux ou des papiers peints. Il est considéré encore aujourd'hui comme un illustrateur pour enfants original et innovant qui eut autant de succès auprès du public que de la critique.



Art and Life




Arthur withdrawing Excalibur from the stone


Britomart


Diana and Endymion


Freedom


In the Beach House


La Belle Dame Sans Merci


My Soul Is an Enchanted Boat (detail)


Signs of Spring


Sir Galahad


The Lady of Shalott


The Masque of the Four Seasons


The Swan Maidens

Beauty and the Beast
 

Bluebeard Picture book
 
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Cinderella
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The Frog Prince

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Beanstalk
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Sleeping Beauty
 

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King Midas with his daughter

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Princess Belle-Etoile
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Swan, Rush and Iris
Illustration for "The Trumpeter Taken Prisoner"
"The Man That Pleased None"

Pandora Opens the Box
Stained glass
Lithograph on paper
Faerie Queen
 The Fox and The Lion

The Hart and The Vine
The Peacock's Complaint
Walter Crane - Flora Feast
 
 

Queen Summer
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Walter Crane
Walter Crane was one of the premiere English illustrators. He was active during the “Golden Age” of illustration, from the late 1800′s to the early 1900′s.
Crane’s elegantly designed, deliberately retro illustrations for children’s books were influenced by his admiration for the work of Edward Byrne-Jones, and undoubtedly by the other Pre-Raphaelite painters, as well as by the Japanese prints that were favored in English and European society at the time.
Crane in return was also influential, both on his fellow illustrators, and on the wider Arts & Crafts Movement, with which he was integrally involved, having founded the Arts & Crafts Exhibition Society in 1888.
Crane was also a designer for textiles and wallpapers, and created gallery art, much in watercolor, and was an associate in the Water Colour Society.
His book illustrations range from graphically designed book pages, somewhat in the vein of Howard Pyle’s self-authored tales, to a more fully rendered style akin to his compatriot Arthur Rackham; though the artist who most often springs to mind for me in comparison is Edmund Dulac.
One of the best resources for Crane is the ArtMagick site, which has a bio and several pages of images. Wikimedia has quite a few book pages. You can read his entire illustrated Baby’s Own Aesop on MythFoklore.net, and a much shorter Beauty and the Beast on Bedtime Stories. Fontcraft has a font called Walter Crane, developed from examples of his hand lettering.
There are a number of books available with his illustrations and ornamentation.

Anish Kapoor à Monumenta

Fichier:Kapoor.jpg

 

Monumenta 2011 : Anish Kapoor

 

MONUMENTA a marqué le retour d’Anish Kapoor à Paris, trente ans après sa première exposition dans la capitale. Il est considéré comme l’un des plus importants sculpteurs d’aujourd’hui. Son travail a profondément renouvelé l’étendue des possibilités de la sculpture contemporaine tant par sa maîtrise de l’échelle monumentale que par la sensualité colorée et l’apparente simplicité qui se dégagent de ses oeuvres. Celles-ci contribuent à la fascination qu’elles exercent sur tous les publics comme le montre, par exemple, le succès populaire du Cloud Gate de Chicago.

Né en 1954 à Bombay, il est installé à Londres depuis le début des années 1970. Son travail a rapidement gagné une considération internationale célébrée par de nombreux prix dont le fameux Turner Prize qu’il remporta en 1991. Sa démarche fit depuis l’objet de nombreuses expositions personnelles dans les musées les plus prestigieux du monde dont le Guggenheim, le Louvre, la Royal Academy, la Tate Modern, etc. Il lui a été récemment commandé de concevoir le signal marquant les prochains Jeux Olympiques à Londres, une sculpture de 116 mètres de haut intitulée « Orbit ».

L’oeuvre qu’il prépare pour MONUMENTA est décrite ainsi par l’artiste : « Un seul objet, une seule forme, une seule couleur ». Il ajoute : « Mon ambition est de créer un espace dans l’espace qui réponde à la hauteur et la lumière de la Nef du Grand Palais. Les visiteurs seront invités à entrer dans l’oeuvre, à s’immerger dans la couleur et ce sera, je l’espère, une expérience contemplative et poétique ». Conçue avec les technologies les plus audacieuses, l’oeuvre ne s’adressera pas au seul regard mais invitera le visiteur à faire une découverte sensorielle et mentale globale. Défi technique et poétique sans équivalent dans l’histoire de la sculpture, cette oeuvre remet en question ce que nous croyons savoir de l’art, de notre corps et de notre vécu le plus intime, de nos origines. Spectaculaire et profonde, elle répond à ce que l’artiste considère être l’enjeu de son travail : « Parvenir par des moyens strictement physiques à proposer une expérience émotionnelle et philosophique inédite ».

La suite sur le site de l’exposition Monumenta 2011.

L’artiste Anish Kapoor a créé une structure impressionnante dans le cadre de Monumenta : une oeuvre inédite à l’intérieur de la Nef du Grand Palais.

Voici une sélection de photographies par Franck Bohbot, ainsi qu’une vidéo produite par Fubiz illustrant le service Monumenta / UrbanDive.




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Les mystérieux crânes préhistoriques de Motala

Les mystérieux crânes préhistoriques de Motala


Les amateurs de polars ont peut-être lu Roseanna, le premier roman de Maj Sjöwall et Per Wahlöö paru en 1965. Pour résumer l’intrigue, on peut dire que l’équipe de l’inspecteur Beck découvre le cadavre d’une jeune inconnue dans le canal de Motala, dans la province d'Östergötland (Ostrogothie en français) au sud-est de la Suède. Aujourd'hui la réalité rejoint presque la fiction puisque une autre énigme a émergé de l'ancien lac de Kanaljorden à Motala. Des crânes, montés sur des piquets en bois, ont été placés dans le lit du lac, il y a plus de 8 000 ans.


L'équipe de Fredrik Hallgren de la Stiftelsen Kulturmiljövård Mälardalen, la fondation pour la préservation du patrimoine de la région de Mälardalen (berceau des Suiones, à l'origine du peuple suédois), réalise des fouilles sur le site préhistorique de Kanaljorden depuis 2009.





Cette campagne d'archéologie préventive, menée sur le tracé de la future ligne de chemin de fer, a pris une tournure inattendue avec la découverte de 11 squelettes humains (hommes, femmes, enfants et nourrissons compris). Il semblerait que l'ancien lac, peu profond, était utilisé pour recevoir les restes de sacrifices rituels. Pratiquement aucun squelette n'était complet. Les archéologues ont trouvé essentiellement des crânes, ainsi que des fragments d'os humains ou d'animaux. Deux crânes étaient encore plantés dans leurs tiges en bois mais il y en avait sans doute davantage, ainsi que le montre les traces de perforations sur les autres squelettes.

Tomas Westberg gräver i våtmarken. Foto: Anna Arnberg.

Ce type de pratique semble unique à l'ère mésolithique. La plupart des exemples connus, sont des rituels pratiqués par les colons sur les populations indigènes. Il existe également des rituels funéraires où les crânes sont placés sur des piques et exposés comme trophées. Néanmoins, ces traditions sont bien postérieures aux sacrifices de Motala.
Les scientifiques suédois ont fait une seconde découverte bien étrange : un crâne féminin contenant les débris de l'os temporal d'une autre femme. Les analyses ADN permettront de montrer s'il s'agit de deux membres de la même famille, ainsi que le suppose les chercheurs.
Fredrik Hallgren, qui enseigne l'archéologie à l'Université d'Uppsala, a déjà élaboré plusieurs théories. Il pourrait s'agir, selon lui, de rites funéraires secondaires. Les ossements auraient été déterrés de leurs tombes après la décomposition des tissus, pour être inhumée une seconde fois, dans un autre endroit. L'exposition des crânes sur une tige en bois serait une étape de ce rituel compliqué. Cette pratique de double-inhumation a été observée sur un autre site suédois datant du mésolithique.
La seconde hypothèse est plus macabre. Le professeur Hallgren envisage en effet la possibilité que les crânes appartiennent à des ennemies tués sur le champ de bataille. Les vainqueurs auraient rapporté leurs trophées de guerre à la maison. Pour connaître la réponse, il va falloir attendre le résultat des analyses isotopiques pratiquées en laboratoire. Les chercheurs pourront ainsi déterminer si les propriétaires des crânes étaient des représentants locaux ou des étrangers, venus de lointaines contrées.
L'équipe doit néanmoins tenir compte du fait que les hommes du mésolithique était des peuples nomades, parcourant de façon saisonnière les forêts et les rivages pour se rendre de leur camp d'hiver à leur camp d'été. Ils chassaient le sanglier, le cerf, le wapiti et l'ours brun, mais pratiquaient également la pêche et la cueillette. Fredrik Hallgren pense que le site de Motala était un lieu de rassemblement pour ces peuples dispersés, sans doute un endroit sacré où ils se retrouvaient ponctuellement.


Les 4 saisons selon Irina Kotova


Irina Kotova est née en 1976 à Minsk en Biélorussie. Après des études secondaires où l’art tenait déjà une place importante, elle est entrée en 1996 à l’Académie d’Etat des beaux-arts de Biélorussie à Minsk. Elle obtient le diplôme du cycle complet, avec la spécialisation « Art graphique », en 2002. La même année, elle est admise au sein de l’Union des artistes de Biélorussie. Durant cette période, elle a également effectué des séjours en France, notamment à Paris, dans le cadre de recherches sur « Les artistes biélorusses en France du 19e siècle à nos jours ». En 2003, installée à Paris, elle étudie à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge jusqu’à l’obtention du diplôme de licence en 2007. En 2009, elle a obtenu le diplôme du Master 2 dans le domaine de l’histoire de l’art byzantin à l’Ecole pratique des hautes études à Paris.


Ses œuvres ont été présentées lors de nombreuses expositions en Russie, Biélorussie, Italie, France, Canada, Etats-Unis. Elle a entre autres participé en 1994, à Ottawa au Canada, à l’exposition internationale organisée par le Fonds des victimes de Tchernobyl ; en 2003, en Italie, à l’exposition internationale « Alberobello arte » ; à plusieurs salons internationaux et manifestations des arts en France (entre 2003 et 2006). En 2005, une exposition lui a été consacrée à Charleston en Caroline du Sud (Etats-Unis) ainsi qu’en 2007 à l’ambassade de Biélorussie à Paris où ses œuvres avaient déjà été exposées en 2006 lors de l’exposition des artistes biélorusses. Dernièrement, en avril 2009, certaines de ses œuvres ont été présentées à la galerie du Palais de la République à Minsk dans le cadre de l’exposition internationale annuelle. Le 2 juin de la même année, son parcours artistique a fait l’objet d’un exposé illustré à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) à Paris.
Nouvelles récentes: voir la page "Evènements".

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Hiver



L'exposition au Musée national des beaux-arts de Biélorussie à Minsk
8 décembre 2010 - 31 janvier 2011



Voici l'affiche de l'exposition qui vient de débuter à Minsk. Elle est ouverte jusqu'au 8 janvier. L'annonce sur le site du Musée: en anglais, en russe, en biélorusse. Exemples de l'annonce dans les médias: 1, 2, 3, 4. Le discours de l'ambassadeur de France, Son Excellence Michel Raineri, en biélorusse, est proposé sur cette page avec une photographie. Quelques photographies sont vernissage se trouvent sur le site du Musée. Un grand défilé de mode, inspiré par Paris, est organisé, le 15 décembre, en lien avec l'exposition, voir cette page. La télévision biélorusse a présenté ce projet, pour visionner la vidéo de l'entretien avec la conceptrice de celui-ci, cliquez ici.
Plusieurs centaines de personnes étaient présentes le 8 décembre au vernissage (photographie ci-dessous). Parmi celles-ci plusieurs ambassadeurs et des personnalités biélorusses. Le 13 décembre, la télévision biélorusse a diffusé un reportage (présentation en anglais) que l'on peut visionner ici et (et sur Youtube). Pour répondre au succès, l'exposition, dont la durée initiale était d'un mois, a été prolongée jusqu'au 17, puis jusqu'au 31 janvier. Deux grands entretiens ont été publiés, dans ce quotidien (2), avec le professeur Adam Maldzis, grand spécialiste de la culture biélorusse, et l'autre dans ce bi-hebdomadaire. De nombreux articles, en ligne, ont relaté l'exposition, quelques exemples: 1, 2, 3, 4 (un autre entretien), 5, 6, 7, 8 (en anglais). Le principal site orthodoxe biélorusse, Sobor, a publié, le 24 janvier, un article sur l'exposition, le parcours d'Irina Kotova et l'album "Paris imaginaire". Pour accéder à l'article, cliquez ici. Il est complété par cette galerie. Selon les statistiques du musée, plus de 22 000 personnes ont visité l'exposition.