lundi 31 octobre 2011

De l'Orientalisme dans des portraits de femmes

Karl Pavlovic Brullov (Russian Painter , 1799-1852) - A Turkish Girl
Jean-Léon Gérôme ( French ,1824 – 1904) – Femme de Constantinople
Jean-Léon Gérôme ( French ,1824 – 1904) – Circassian Girl
Frederick Arthur Bridgman (American , 1847-1928) - A Circassian
Frederick Arthur Bridgman (American , 1847-1928) – A Veiled beauty of Constantinople
Frederick Arthur Bridgman (American , 1847-1928) – Armenian Woman
Frederick Arthur Bridgman (American , 1847-1928) – An Oriental Beauty
Fausto Zonaro (İtalian 1854-1929) - Göksu Sefası
Leon Belly (French , 1827-1877) – Young Woman in Turkish Veste
jean Francois Portaels (Belgian, 1818-1895) – Woman of Tangiers

jean Francois Portaels (Belgian, 1818-1895) - Portrait of a North African Girl

Jean Francois Portaels (Belgian, 1818-1895) - An Oriental Beauty
Jean Francois Portaels (Belgian, 1818-1895) - Femme Orientale
Jean Francois Portaels (Belgian, 1818-1895) - Haouisha Moresque
Jean Francois Portaels (Belgian, 1818-1895) - White Lilac
Alfred Stevens (Belgian Painter, 1823-1906) – A Woman Seated in Oriental Dress
Jose Tapiro y Baro (Spanish, 1830-1913) – Mujer de Color
Friedrich von Amerling (Austrian , 1803-1887) – Oriental Woman
Jenjamin Jean Joseph Constant (French 1845-1902) - Portrait of An Arab Woman
Louis Emile Bertrand (French, 1866-1949) - La belle Algéroise
George C. Michelet (French, 1873) – Jeune Syrienne aux boucles d’oreilles
George C. Michelet (French, 1873) - Fellaha pensive
Gaston Casimir Saint-Pierre (French ,1833 – 1916) - Waiting at Appointment
Franz Xavier Kosler (Austrian ,1864-1906) – An Oriental Beauty
Franz Xavier Kosler (Austrian ,1864-1906) – Portrait of a young Egyptian girl
Franz Xavier Kosler (Austrian ,1864-1906) – L’Anneau d’or
Franz Xavier Kosler (Austrian ,1864-1906) – Femme fellah egyptienne
Gustave-Henri Aubain (French ,1862- 1908) – Rebecca
Alexander Mueller – Eastern Souvenir
Jan Frederik Pieter Portielje (Dutch 1829-1895) – L’Echarpe Rayée
Pierre Auguste Renoir (French, 1841-1919) – Algerian Woman,81
Pierre Auguste Renoir (French, 1841-1919) – Algerian Woman,83
Louis Ricardo Falero (Spanish, 1851-1896) – An Oriental Beauty
Louis Ricardo Falero (Spanish, 1851-1896) – Eastern Beauty
Emile Vernet-Lecomte (French, 1821-1900) – Berber Woman
Emile Vernet-Lecomte (French, 1821-1900) -Une beauté grecque
Emile Vernet-Lecomte (French, 1821-1900) – Beauté orientale
Emile Vernet-Lecomte (French, 1821-1900) – Aimée, une jeune égyptienne
Charles Gleyre (Swiss , 1806-1874) – Angelica
Charles Zacherie Landelle (French, 1812-1908) – Jewish Woman from Tangers
Lucien Levy-Dhurmer (French, 1865-1953) - Portrait d’une berbère marocaine
Giovanni Costa (Italian, 1833-1893) – Jeune femme turque à l’éventail
Charles Edward Marshall (British, 1872-1922) – A portrait of a woman in oriental dress holding a cigarette
Joseph Coomans (Belgian, 1816-1889) – The Oriental
Joseph Coomans (Belgian, 1816-1889) – Untitled


Paroles de Thomas Mann



D'être seul et de se taire, on voit les choses autrement qu'en société ; en même temps qu'elles gardent plus de flou elles frappent davantage l'esprit ; les pensées en deviennent plus graves, elles tendent à se déformer et toujours se teintent de mélancolie.
Ce que vous voyez, ce que vous percevez, ce dont en société vous vous seriez débarrassé en échangeant un regard, un rire, un jugement, vous occupe plus qu'il ne convient, et par le silence s'approfondit, prend de la signification, devient événement, aventure, émotion.
De la solitude naît l'originalité, la beauté en ce qu'elle a d'osé, et d'étrange, le poème.


Thomas Mann

Né dans la bourgeoise commerçante de Lübeck, Thomas Mann s'installa en 1893 à Munich, capitale intellectuelle de l'Allemagne. Il termina ses études, entra dans une compagnie d'assurances et écrivit ses premières nouvelles, publiées en 1898 sous le titre Le petit monsieur Friedemann. Trois ans plus tard paraissait son roman Les Buddenbrook, centré comme ses précédents récits sur les problèmes de l'artiste et le caractère merveilleux de son univers.
Ce thème réapparaîtra dans son œuvre, notamment dans une nouvelle sombre et magistrale : La mort à Venise.
Le déclenchement de la guerre l'incita à s'impliquer en politique ; il écrivit en 1918 un essai en faveur de l'Allemagne impérialiste, thèse dont il s'éloigna dès l'instauration du régime de Weimar. La montagne magique (1924), révéla son adhésion totale aux principes démocratiques.
Écrivain célèbre, récompensé du prix Nobel (1929), il combattit la montée du fascisme, dont l'intolérance et l'irrationalisme le révulsaient.
En 1930, il fit un discours à Berlin, exhortant le peuple à se lever contre le gouvernement fasciste, puis entreprit une tournée antinazie en Europe.
Lorsque Hitler arriva au pouvoir, Mann et sa femme, qui se trouvaient en Suisse, décidèrent de ne pas rentrer à Munich.
L'écrivain, radié de sa nationalité et de ses titres académiques en 1936, choisit de s'exiler définitivement aux États-Unis et devint citoyen américain en 1944. Il ne retourna en Europe qu'à la fin de sa vie, en Suisse, où il mourut en 1955.


La Mort à Venise
La fascination mortelle que peut exercer la beauté, tel est le sujet de La mort à Venise, ce chef-d'oeuvre d'inspiration très romantique où l'on retrouve l'essentiel de la pensée de Thomas Mann. Gustav Aschenbach, romancier célèbre et taciturne, voit sa vie bouleversée par la beauté divine et la grâce d'un adolescent. Sous le regard interrogateur du jeune Tadzio, la descente aux abîmes de ce veuf respectable, dans une Venise au charme maléfique rongée par le choléra, est un des récits les plus troublants de cet auteur. Le désordre passionnel qui s'empare de Gustav Aschenbach révèle une part des tourments intimes de l'immense écrivain que fut Thomas Mann dont l'autobiographie à peine voilée a inspiré toute l'oeuvre. La mort à Venise est suivi de Tristan, dont l'univers glacé de la montagne et la gaieté factice du sanatorium composent une sorte de prélude à La montagne magique, un de ses grands romans. Dans ce monde qui déjà échappe aux vivants s'affrontent l'artiste, voué aux rimes morbides et à la métaphysique, et le bourgeois, homme d'action à la santé et aux affaires florissantes. Une nouvelle brève mettant en scène un pauvre veuf alcoolique , Le chemin du cimetière, clôt ce recueil de façon poignante.



**************Le film


Mort à Venise (1971) via



Scénario : Luchino Visconti et Nicola Badalucco, d'après le roman de Thomas Mann

Avec : Dirk Bogarde (Gustav von Aschenbach), Silvana Mangano (la mère de Tadzio), Björn Andressen (Tadzio), Marisa Berenson (Frau von Aschenbach).

Le film a obtenu le prix du festival à Cannes en 1971.


Le scénario est tiré d'un court roman de Thomas Mann, La Mort à Venise, paru en 1913. Visconti avait envisagé à plusieurs reprises son adaptation, mais en repoussait le projet en estimant qu'il exigeait une certaine maturité. Le scénario a été écrit par Visconti lui-même, en collaboration avec Nicola Badalucco, et avec l'encouragement et l'aide de la famille de Thomas Mann. Il concentre le roman autour de la relation entre Aschenbach et Tadzio (en éliminant notamment les chapitres antérieurs à Venise), et modifie la profession du héros qui, d'écrivain dans le roman, devient musicien dans le film.
Juste avant la première guerre mondiale, un musicien allemand, Gustav von Aschenbach, se rend à Venise. En villégiature à l'hôtel des Bains, il y croise un jeune adolescent polonais, Tadzio, dont la beauté le fascine immédiatement. Leur relation demeure distante, uniquement réglée par le jeu des regards échangés. Mais la beauté de Tadzio trouble le musicien, qui voit peu à peu ses certitudes morales et esthétiques, et son existence toute entière, remises en question par le désir qu'il ressent. Il tente de fuir ce désir en quittant Venise, mais un événement fortuit lui sert de prétexte pour revenir à son hôtel. Il demeure à Venise, malgré l'épidémie de choléra qui y sévit. Il s'abandonne à la contemplation du jeune homme, tente de nier sa vieillesse et d'oublier la fièvre. Il meurt sur la plage presque désertée de l'hôtel, le regard tourné vers Tadzio.
Visconti rencontra Thomas Mann en 1951. L’écrivain allemand lui expliqua que "La Mort à Venise" était la fidèle transcription de souvenirs personnels : "Rien n’est inventé, lui dit-il, le voyageur dans le cimetière de Munich, le sombre bateau pour venir de l’Ile de Pola, le vieux dandy, le gondolier suspect, Tadzio et sa famille, le départ manqué à cause des bagages égarés, le choléra, l’employé du bureau de voyages qui avoua la vérité, le saltimbanque, méchant, que sais-je… Tout était vrai... L’histoire est essentiellement une histoire de mort, mort considérée comme une force de séduction et d’immortalité, une histoire sur le désir de la mort. Cependant le problème qui m’intéressait surtout était celui de l’ambiguïté de l’artiste, la tragédie de la maîtrise de son Art. La passion comme désordre et dégradation était le vrai sujet de ma fiction. Ce que je voulais raconter à l’origine n’avait rien d’homosexuel ; c’était l’histoire du dernier amour de Goethe à soixante dix ans, pour une jeune fille de Marienbad : Une histoire méchante, belle, grotesque, dérangeante qui est devenue "La Mort à Venise". A cela s’est ajoutée l’expérience de ce voyage lyrique et personnel qui m’a décidé à pousser les. choses à l’extrême en introduisant le thème de l’amour interdit. Le fait érotique est ici une aventure anti-bourgeoise, à la fois sensuelle et spirituelle. Stefan George a dit que dans "La Mort à Venise" tout ce qu’il y de plus haut est abaissé à devenir décadent et il a raison".











"Nous ne réalisons la chute du sable que lorsqu’elle touche à sa fin. Et jusqu’alors il paraît vain d’y réfléchir. C’est au dernier instant, lorsqu’il n’est plus temps que naît en nous l’envie de méditer".


Mort à Venise - bande annonce [1971]


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Mort à Venise - scène finale [1971]

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Visconti fit un casting extrêmement long dans de nombreuses villes d'Europe centrale et du nord à la recherche du Tadzio idéal. il faillit renoncer, jusqu'à ce qu'il trouve à Stockholm, Björn Andresen, la figure idéale de la beauté inaccessible.



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Gustave Mahler- symphony no.5 (IV) - Adagietto.Dirigé par Herbert von Karajan

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Quiconque a de ses yeux contemplé la beauté

est déjà livré à la mort,

n'est plus bon à servir sur terre,

et cependant il frémira devant la mort,

quiconque a de ses yeux contemplé la beauté.



A jamais durera pour lui le mal d'aimer,

car seul un insensé peut espérer sur terre

ressentir un tel amour et le satisfaire.

Celui que transperça la flèche de beauté,

à jamais durera pour lui le mal d'aimer!



Hélas, que ne peut-il tarir comme une source,

humer dans chaque souffle aérien un poison,

respirer la mort dans chaque pétale de fleur!

Quiconque a de ses yeux contemplé la beauté,

hélas, que ne peut-il tarir comme une source!


August von Platen (1796 - 1835).

(«von Platen fut historiquement le premier grand poète homosexuel au sens moderne, dont on ne saurait édulcorer la personne et l'oeuvre», note Dominique Le Buhan et Eryck de Rubercy dans leur introduction aux Sonnets d'Amour et Sonnet Vénitiens paru chez Orphée/La Différence).

Les Années Folles vues par Hamish Blakely

Hamish Blakely, peintre figuratif britannique
http://www.hamishblakely.com/about


Ce qu'il dit de lui-même:
Une peinture doit parler pour elle-même. Comme Fritz Lang, le cinéaste Autrichien et directeur de "Metropolis", a déclaré: «Quand un directeur fait un film et qu'il n'exprime pas ce qu'il veut dire et il a besoin de donner une interview pour expliquer à un auditoire pourquoi et comment et donc il est un réalisateur minable "....... c'est une frappante. remarque qui s'applique à l'art: une peinture doit saisir le spectateur, sans  un discours, sans plus d'explications complémentaires .... Lorsque c'est possible, mes propres pensées devraient s'estomper pour laisser place au regard de ceux qui observent mes peintures.

La série des Années Folles


Heatwave

Hamish Blakely. Viva la Diva
 
Hamish Blakely. The Lady in White

Hamish Blakely. Debutante

Hamish Blakely. A Face in the Crowd


As If You Were There

Old Fashioned Girls

Sisters

Heavenly Creatures

Between the Lines

King of Hearts

The Evening Beckons

Girltalk

Voyager

Not a Soul in Sight

Nightowls

How Far We've Come

Angels

Il était une fois John Dowland

John Dowland était un compositeur et luthiste né en Angleterre ou en Irlande en 1563 et mort le 20 février 1626.

John Dowland miniature


Très peu d'éléments sur la première partie de sa vie sont disponibles, mais il serait né à Londres ou éventuellement à Dublin. Séjournant à Paris au service de l'ambassadeur auprès de la cour française, il se convertit au catholicisme romain. Selon ses dires, cela contribua à l'écarter d'un poste à la cour protestante d'Élisabeth Ire d'Angleterre, et l'amena à travailler à la cour de Christian IV de Danemark. Retournant en Angleterre en 1606 puis en 1612, il assura un des postes de luthiste auprès de Jacques Ier d'Angleterre et curieusement, il n'y a plus aucune composition depuis cette date jusqu'à sa mort à Londres en 1626.

John Dowland

La plus grande partie de sa musique est destinée à son instrument, le luth. Son œuvre comprend donc plusieurs pièces pour luth seul, des lute songs (chansons pour une voix et luth), des chants à plusieurs parties vocales et luth, et plusieurs œuvres pour consort (ensemble instrumental) de violes et luth. Une de ses pièces les plus connues est le lute song Flow My Tears.
Il écrivit par la suite son œuvre instrumentale la plus connue, Lachrimae or Seaven Teares Figured in Seaven Passionate Pavans (Pleurs ou Sept larmes représentées par sept pavanes passionnées), un groupe de sept pavanes pour cinq violes et luth, chacune étant basée sur Flow My Tears. Cette pièce devint l'une des plus connues de la musique pour ensemble instrumental de cette époque. Sa pavane Lachrymae antiquae fut aussi l'un des grands succès du XVII siècle.




Bibliographie
  • (en) A History of the Lute from Antiquity to the Renaissance par Douglas Alton Smith, publié par la Lute Society of America (2002). ISBN 0-9714071-0-X
  • (en) The Lute in Britain: A History of the Instrument and its Music par Matthew Spring, publié par Oxford University Press (2001).

Savall John Dowland: Lachrimae or Seaven Teares Album Cover
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Paul R. O'Dette (né à Columbus, Ohio le 2 février 1954) est un luthiste, chef d'orchestre et chercheur en musicologie américain, spécialiste de la musique ancienne.

Paul O'dette commence par jouer de la guitare, puis de la guitare électrique dans un groupe de rock lors de ses études secondaires à Colombus dans l'Ohio. Il se met ensuite à jouer du luth (et de l'archiluth) ainsi que de la mandoline baroque et se spécialise dans ces instruments et dans l'exécution des musiques de la Renaissance et de la période baroque.
Depuis 1976, il est professeur de luth et directeur du département de musique ancienne de l'Eastman School of Music à New York. Il vit à Rochester (New York) avec sa femme, son fils et sa fille.
Il a participé à plus de cent enregistrements, dont certains ont été nommés au Gramophone's 'Record of the Year' Award. Il a été diffusé lors d'émissions radiophoniques et télévisées sur les chaînes nationales de nombreux pays (ABC, BBC, Radio France, RAI, CBS télévision et beaucoup d'autres...).
Il collabore entre autres avec les musiciens Jordi Savall, Gustav Leonhardt, Nikolaus Harnoncourt, William Christie, Christopher Hogwood, Andrew Parrott, Nicholas McGegan, et les ensembles Tafelmusik, The Parley of Instruments ou The Harp Consort. Il fait aussi partie de Tragicomedia ensemble ayant enregistré et jouant en concert des opéras, cantates et oratorios du XVIIe siècle.



Sa biographie et ses concerts sur http://www.harmoniamundi.com/#/artists?view=bio&id=35