samedi 5 novembre 2011

Hommage à Lucien Jerphagnon: il parlait à l’oreille des Anciens

Le grand historien de l’Antiquité européenne laisse des livres à lire


Posté par: Guilhem Kieffer le: 05/11/2011
Lucien Jerphagnon: il parlait à l’oreille des Anciens - Le grand historien de l’Antiquité européenne laisse des livres à lire

Morts quasiment en même temps, que valait un Lucien Jerphagnon à côté d’un Steve Jobs ? Rien à Wall Street. Pas davantage en exclamations, pleurs, soupirs. A quelques jours près, il n’a fait ni la une des télé ou des journaux hormis, heureusement, quelques colonnes dans Le Monde ou Le Point. Mais rien sur iPad ou facebook. On a su à peine qu’il était mort. Il n’était pas une icône-marchande. C’était un prof…


Lucien Jerphagnon

Et, en plus, un prof qui s’intéressait à des mondes disparus, dont les apparatchiks orwelliens traquent les ultimes résidus jusque dans nos salles de cours et de bibliothèques : le monde et la pensée romaine, l’antiquité et ses langues. Qu’il pratiquait fort, comme pas mal de nos parents ou grands-parents. N’avouait-il pas avoir « avalé », dans sa jeunesse, les 30 volumes -en latin- des Confessions de Saint Augustin.

De sa confrontation avec l’histoire et les maîtres antiques, chrétiens ou non, comme Socrate, Platon, Plotin, mais aussi de son intelligence, Lucien Jerphagnon, qui eut le grand philosophe juif, Vladimir Yankélévitch, comme « maître», avait abouti à un enseignement essentiel et pourtant délaissé aujourd’hui. Il le confiait, dans un long entretien, à La Nouvelle Revue d’Histoire en 2006 . « En regardant les philosophes , on a le sentiment qu’ils sont coupés du monde et de leur temps. Ceux qui étudient les philosophes (ndlr : mais on peut appliquer le même raisonnement à l’histoire) le font comme s’ils vivaient dans un éternel présent.

Messager de Delphes

Or, il n’y a pas d’éternel présent, ni d’homme éternel quoi qu’on en ait dit, qui subsisterait toujours semblable en son fond, des cavernes aux satellites habités . Il y a des couches successives, peuplées de consciences diversement conditionnées, des strates qui ont chacune leur vérité et leurs erreurs, leur idée du possible et de l’impossible, du concevable et de l’absurde et c’est seulement pour la commodité, pour le confort intellectuel que nous englobons toutes ces consciences disparates sous le même concept d’homme. Le temps bouge continuellement sous les yeux d’êtres qui eux-mêmes se transforment
. »



Mais au-dessus de ce fleuve, en mouvement constant, il y a quelques personnages-ponts. Ponts entre les pensées, entre les hommes, entre les époques . Lucien Jerphagnon était de ceux-là . Avec « La…. Sottise ? Vingt-huit siècles qu’on en parle », publié l’an dernier, quelle démonstration plus sagace et ironique pouvait-il donner au grand public? Aux esprits cultivés, ce maître, titulaire de la chaire de la pensée antique et médiévale à l’université de Caen, fournit d’autres exemples de sa plasticité et de son empathie.



Spécialiste de Saint Augustin (entré avec lui dans La Pléiade), il étonna avec une biographie novatrice sur son antithèse, l’empereur Julien (faussement qualifié d’ »apostat ») qui, des siècles durant, « fera l’objet d’une incroyable cristallisation. » De cet exercice de nomadisme mental, de cet échange intemporel, de cette hygiène spirituelle, Michel Onfray, qui fut un de ses, chanceux, élèves normands, a livré témoignage dans un hommage reconnaissant (Le Point du 22 septembre).

« Quand il arrivait dans la salle, grand et maigre, la moustache d’un officier de la coloniale toujours impeccablement symétrique il sortait son volume de Budé (…) et commençait un spectacle extraordinaire. Seul, il jouait tous les rôles du théâtre antique : il fulminait, susurrait, ricanait, délirait, le tout avec une érudition époustouflante (…) S’il parlait d’un bordel, c’était avec la caution de Juvénal, d’une partie de jambes en l’air avec celle de Perse, d’une trait d’esprit avec Tibulle, s’il lançait une saillie contre les grands de ce monde, c’était sous couvert de Tacite ou Suétone (…) » Au terme de son one man show, « on avait beaucoup appris, tout compris et, surtout, tout retenu
De cet agnostique qui, quelques jours avant sa mort, confiait –«j’essaie de faire remonter vers le divin tout ce qu’il y a de divin en moi»- paraîtra, en février, un texte posthume qu’il venait d’achever: « Connais-toi toi-même »… (et tu connaîtras l’univers et les dieux). Une injonction venue de Delphes ! Destinée à chacun d’entre nous.

Shelby Lee Adams... la Vie Crue...

Shelby Lee Adams (né en 1950) est un photographe américain connu pour ses photographies de la vie de famille dans les Appalaches.


Le travail d’Adams est présenté dans les collections permanentes de nombreux musées dont : le Whitney Museum (New York), le Victoria and Albert Museum (Londres), le Musée de l'Élysée (à Lausanne), la National Gallery of Canada (à Ottawa), le Stedelijk Museum (à Amsterdam), le Art Institute of Chicago, le Centre international de la photographie à New-York, la Time Life Collection (au Rockefeller Center de New York) et le MOMA de New York.



Anne with Pigeon, 1995


Merle, 1979; Pauline Standing, 1979


Lloyd Deane with Family and Coal Truck


Angelia with Banty Rooster, '03; Belinda and Martha, '07


Carrie LeeAnne, '03






Corrine and Aunt Pauline, 1980; Kelly and Armeldia, '83




Donnie and Aunt Sally, '04; Marion Sumner and Wife, 1985


Bert with Guitar, 1992


Pauline, 1980; Pauline, 1981


Degree's at The Napier's, '94


Eddie Wayne


The Cock Fighter, '00 ; Tyler and Friend with Pig, '95


Girls in Onion Patch, 2004


Amanda with Dolls, 2002


The Blind Serpent Handler, '87


Martha and Kizzie with Recycled Water Bottles, '09


Lila and the Goose, '03; Leslie, 2007


Eagle's Nest, 2008


Lloyd Deane with Grandson's and Pool Table, 2006








Eagle's Nest, 2003








The Jacobs and Collins Boys, 2003


Hettie and Children,'77


Natasha, 2003; Vanessa with Kittens,'09


Berthie at Mary's Funeral, 1994


Donnie with-Baby and Cows, 1999






Jerry at James Funeral, 2009




vendredi 4 novembre 2011

Evelyn Boren aime les couleurs...

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Evelyne Boren:  est internationalement reconnue comme paysagiste impressionniste aux riches couleurs

Evelyne Boren: ses peintures sont des scènes vivantes de la Toscane, de Provence, Venise, ou Guatemala et Mexique. Evelyne s'approche de la toile en utilisant un couteau à palette ou une brosse à forces égales et l'utilisation dynamique des couleurs audacieuses.
Evelyne Boren est née à Munich, en Allemagne. Elle a immigré aux États-Unis et est devenue une femme  cascadeeuse sous-marine dans les années 1960 à Hollywood. Elle a commencé à peindre entre les scènes. Mme Boren enseigne d'aquarelle en Europe et en Amérique du Sud.