vendredi 18 novembre 2011

Les années folles à Berlin...

Berlin a été un centre important des "années folles" en Allemagne. Après la fin de l'Allemagne impériale une période de vie très libérale suivie connue  sous le nom des Goldenen Zwanziger

Quelques images d'archive de Berlin à partir des années 1920 à Berlin

Source: http://einestages.spiegel.de/static/profile/69/bildarchiv_preussischer_kulturbesitz.html


http://flickr.com/photos/dlisbona/1804177601/sizes/o/

The Friedrichstraße in central Berlin.

http://www.flickr.com/photos/pyroll/...7601447151271/

The latest Fashion...

http://www.daserste.de/bildgalerie/s...,~pic,3~cm.asp

Street riots

http://www.dhm.de/lemo/objekte/pict/ba103410/index.html

Einstein walking to his university

http://www.dhm.de/lemo/objekte/pict/f86_272/index.html

Police forces on horse, the whole Weimar Republic was politically instable.

http://einestages.spiegel.de/static/...NG&s=0&r=1&c=1

http://einestages.spiegel.de/externa...#featuredEntry

http://einestages.spiegel.de/externa...#featuredEntry

Advertisement for some show in Berlin called Die Nacht der Nächte (the night of all nights)

http://einestages.spiegel.de/externa...#featuredEntry

Get ready for the show

http://einestages.spiegel.de/externa...#featuredEntry

Could be Potsdamer Platz

http://www.360-berlin.de/index.html?...ies&method=all

An image from Erich Kästner called Berliner Straßenszene (berlin street scene)

http://aerzteblatt.lnsdata.de/bilder.../img105459.gif

Jazzband

http://flickr.com/photos/hab3045/2184731201/sizes/o/

Revuegirls

http://einestages.spiegel.de/externa...#featuredEntry

The old Potsdamer Platz

http://www.360-berlin.de/index.html?...ies&method=all

http://flickr.com/photos/hab3045/2184729593/sizes/o/

Paroles de Jean-Marc La Frenière

Oublions Freud


Semblance by *blyndspy




Oublions Freud, oublions Marx, oublions le passé et même le futur, essayons l’amour au présent, une simple caresse aimante, intimidée, toute simple, un clin d’œil énamouré, un simple geste d’homme ou de femme qui s’émerveillent l’un l’autre. Une graine plantée en terre mène plus loin qu’un avion. La mémoire d’un arbre porte toute la terre. Une étoile morte éclaire mieux qu’un néon. Les manchons d’une brouette parleront toujours mieux que le volant d’un char. Un sentier perdu nous transporte plus loin que la vitesse d’une autoroute. Les lignes droites ne servent qu’à effacer les courbes de tous ceux que l’on aime. Je veux un doigt qui touche avec amour, un œil qui voit sans un écran, un bras qui aide sans un salaire, une cervelle qui rêve, une épaule qui sert à porter un enfant. Il m’arrive souvent devant l’écran d’éteindre l’ordinateur avec une mine de crayon pour vivre simplement avec les mots du pain, les phrases du silence, les métaphores du vent, le discours des poissons, le bonhomme sur la lune, les doigts de pied dans la tête, les lunettes d’un peintre et les yeux sans verrou. Il m’arrive parfois de pleurer comme un veau devant mon loup qui hurle ou de rire de moi devant un trou de mémoire, d’y tomber comme un pois en souvenir de tout. J’aurais aimé écrire sans connaître un seul mot, avoir inventé l’arbre, le soleil, même le gel qui fait le vin de glace. Non, je ne veux pas être un Dieu mais que l’homme respecte ce dont il fait partie.


      

 



Je viens de loin, de la naissance d’une étoile. J’écris de près, dans une miette de pain, un grain de sel, une page. Je saute de la pierre à la neige, de l’abeille au volcan, des omoplates aux ailes disparues. Il y a longtemps que des chardons ailés ont remplacé les anges. Plus vieux de tant de pages, je ne comprends pas plus qu’à cinq ou quinze ans tous ces bonhommes adultes aux doigts calculateurs, leur âme camouflée dans des vêtements coupés, toutes ces machines compliquées additionnant des chiffres. J’écris avec des pas d’oiseau sur des pages de neige. Il ne me reste plus grand-chose, une minuscule chambre pour fabriquer la vie. Mon jardin n’est plus qu’une assiette à fleurs. Une nappe trouée me sert de continent. Je regarde le monde par les trous de bas. Chaque fenêtre est trop petite. Il me faut des livres pour agrandir la vue. La porte refermée, je suis toujours en route, poussant mon poids d’humain du bout de mon crayon, relevant d’un mot les métaphores qui s’effondrent, comblant les trous de mémoire à coups de poésie. Le trottoir d’en face longe un hôpital vide. On y entend encore les cris des orphelins qui furent battus, leurs petits poings meurtris qui cognent sur les murs, les bruits d’électrochocs, le couinement de souris des religieuses sadiques, le pas des surveillants qui s’apprêtent à violer.


De l’édredon de plumes à l’enfance perdue, de l’œuf de Colomb au coq de village, le réveil est brutal et l’oreiller de plomb. Il est étrange de voir un arbre qu’on abat, une rivière desséchée, une montagne éventrée. Les géants de l’enfance s’avèrent minuscules. On aurait cru mourir avant, écrasés par le pas lourd des hommes sur les planchers de verre. Libre de tout sauf de l’homme, je hurle comme un loup pris au piège, le sang des pattes sur la neige, un feu de glace dans les yeux. Par les trous du silence, ce qui ne passe pas s’avère le meilleur. Je me cherche dans les mots qui m’échappent. Assis seul à ma table, oublié de tous, je m’occupe des autres. Je ferme les yeux pour voir ce qu’il y a dans ma tête. Parfois, il se forme un jardin. Certains jours, c’est la brume, la neige ou simplement le vide. Je ne vois plus de mots mais des consonnes à gauche et des voyelles à droite. J’entends mon cœur frapper sur les parois du crâne. J’écris pour faire le mur dans ma tête.
publié dans la revue Scribulations


Jean-Marc La Frenière

(Merci à Jean Marc pour ce merveilleux texte.....)

mardi 15 novembre 2011

Moony Khoa Le, illustratrice

Khoa Le (Moony Khoa Le) est une jeune illustratrice freelance, designer et artiste qui vit et travaille à Ho Chi Minh Ville, Vietnam. Je trouve qu'elle a un talent absolument incroyable!!!!
 
A retrouver aussi sur http://moonywolf.deviantart.com/



























































La photo du jour....

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« René Magritte, le principe de plaisir » à l'Albertina de Vienne

« René Magritte, le principe de plaisir » à l'Albertina de Vienne

du 9 novembre 2011 au 26 février 2012



Fichier:Rene Magritte by Wolleh.jpg
René Magritte, par Lothar Wolleh

Une centaine d'oeuvres de René Magritte, provenant du monde entier, illustre le parcours artistique de cet artiste surréaliste hors norme, qui compte parmi les plus importants du XXe siècle. les thématiques de la rupture, du dévoilement et de l'érotisme guident le visiteur. L'un des événements de la rentrée artistique viennoise.
http://www.albertina.at/








Le musée est inondé de boites, elles contiennent des trèsors. Ils proviennent tous des pinceaux de René Magritte.
En tout 200 oeuvres sorties de collections privées et publiques européennes, américaines voire japonaises. Elles sont toutes arrivées à l’Albertina, le musée viennois qui organise une grande rétrospective sur le peintre surréaliste belge.


Lustprinzip
Le Pélerin
 Les Valeurs personnelles, 1952


René Magritte, Der Kuss/Le baiser, 1951. Houston, Museum of Fine Arts © Charly HERSCOVICI Brüssel - 2011 © VBK Vienna, 2011

Le baiser

Surréalisme à l'Albertina

L'Albertina se consacre au surréalisme : une grande exposition exceptionnelle est consacrée à l'artiste belge, René Magritte. et une autre présente des graphiques de Dáli, Picasso et Miró.

Escaliers à l’entrée de l’Albertina
Albertina

Le caractère insaisissable pour l'intellect de l'imagerie surréaliste de René Magritte (1898-1967) fascine aujourd'hui encore. De novembre 2011 à février 2012, l'exposition « René Magritte. Das Lustprinzip » (René Magritte. Le principe de plaisir) à l'Albertina se consacre aux multiples facettes du peintre. Environ 150 toiles et travaux seront exposés ainsi que des écrits originaux, des photos et des films.


La très large sélection d'oeuvres issues des plus grands musées d'art moderne et des collections privées prestigieuses du monde entier, permet de capturer l'oeuvre de Magritte dans son ensemble : des débuts du surréalisme classique des années 1930 et 1940 et ses premiers travaux pour la publicité jusqu'aux créations des années 1950 à 1960 en passant par les oeuvres de la « période vache »-
Avec ses toiles surréalistes, Magritte a influencé non seulement les tendances abstraites du début du XXe siècle mais aussi l'art conceptuel et le pop-art des années 1960. Magritte peint certes des représentations naturalistes d'objets mais les assemble dans une composition inhabituelle.


De plus, l'Albertina présente en parallèle l'exposition « Surrealistische Druckgrafik aus der Sammlung Gilbert Kaplan »(« Graphiques surréalistes de la collection Gilbert Kaplan ») comprenant des oeuvres de Salvador Dalí, Giorgio de Chirico, Man Ray, Joan Miró et Pablo Picasso.

René Magritte. Das Lustprinzip

9 novembre 2011 au 26 février 2012

Surrealistische Druckgrafik aus der Sammlung Gilbert Kaplan

30 novembre 2011 au 15 janvier 2012


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René Magritte alias René François Ghislain Magritte
(1898-1967, Belgique)     



René Magritte est un peintre belge du mouvement surréaliste (1898 - 1967). Sa jeunesse est marquée par de multiples déménagements, l'instabilité financière due aux mauvaises affaires de son père et la mort dramatique de sa mère en 1912 qui se suicide par noyade dans la Sambre. Il s'installe en 1914 à Bruxelles pour suivre les cours de l'Académie des Beaux-Arts. A l'Académie, le jeune peintre rencontre Victor Servranckx et Pierre-Louis Flouquet qu'il suit dans l'aventure constructiviste du groupe 7 Arts, période durant laquelle il effectue ses premiers travaux décoratifs, publicitaires et ses toiles cubistes (voir notamment " Autoportrait " de 1923 et les oeuvres pré-1926 comme " Le modèle " ou " L'écuyère "). En 1923, le poète Marcel Lecomte lui montre une photographie du Chant d'Amour (1914) de Giorgio de Chirico. C'est le choc et le début de sa grande période surréaliste avec, en 1926, la réalisation de " Le Jockey perdu ". Il s'installe ensuite en banlieue parisienne où il fréquente André Breton, Paul Eluard et le groupe surréaliste parisien avec lequel il participe au dernier numéro de La Révolution surréaliste avec un texte majeur : Les Mots et les images. De retour
à Bruxelles en 1931, tout en étant devenu le chef de file du mouvement surréaliste en Belgique, Magritte ouvre un atelier de création publicitaire. Pendant la guerre, il revient brièvement à l’impressionnisme (voir notamment " La cinquième saison " et " Le premier jour " de 1943), pour retrouver ensuite le surréalisme. Après la guerre, Breton sera très critique par rapport à cette période définie par Magritte comme étant le "surréalisme en plein soleil". En 1953, il obtient de Gustave Nellens la commande d'une décoration murale destinée à la Salle du Lustre du Casino de Knokke pour lequel il réalise " Le Domaine enchanté " où se retrouve tout l'univers du peintre. L'année suivante, il peint l'une de ses toiles les plus connues, " L'Empire des lumières " (dont il existe plusieurs versions). Jusqu'à la fin de sa vie, Magritte cherchera à innover grâce à de nouvelles techniques, comme au travers de bronzes inspirés de son oeuvre qui seront coulés après sa mort. En 1973, Michel Foucault lui consacre son célèbre essai Ceci n'est pas une pipe, qui emprunte son titre au célèbre tableau de 1929 " La trahison des images ".